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«Les déclarations de cheikh Moaz al-Khatib, malgré leur importance politique, arrivent avec deux ans de retard (...) au cours desquels nous avons perdu les meilleurs jeunes hommes (...), les infrastructures électriques et pétrolières, ainsi que de nombreuses positions militaires», écrit Al-Watan dans un long éditorial.
«Les déclarations de M. Khatib restent insuffisantes et ne font pas de lui un négociateur acceptable au niveau populaire. Elles sont une manoeuvre politique visant à corriger son erreur d’avoir soutenu le Front (jihadiste) d’al-Nosra et fourni des prétextes aux crimes commis à l’encontre de la Syrie», ajoute Al-Watan.
Il s’agit de la première réaction syrienne à la proposition de M. Khatib qui avait créé la surprise fin janvier en se disant prêt, pour la première fois, à dialoguer, sous conditions, avec des représentants du régime.
«Deux ans se sont écoulés au cours desquels nous avons beaucoup perdu en raison de l’intransigeance de l’opposition et son refus de dialoguer. En conséquence, la balle n’est pas dans le camp de l’Etat syrien, comme le dit cheikh Khatib», ajoute le journal. Le journal a demandé à M. Khatib d’»expliquer les raisons de son appui à al-Nosra et au terrorisme en général».
Depuis le début de la révolte populaire en mars 2011, le régime d’Assad qualifie l’opposition et les rebelles de «terroristes liés à l’étranger et voulant semer le chaos dans le pays».
«La balle demeure dans le camp de ceux qui rejettent le dialogue, posent des conditions (...) et ont misé sur une solution militaire terroriste qui n’a fait que détruire la Syrie», affirme le journal, en allusion aux rebelles armés.
Il devrait également déclarer qu’»il accepterait le choix du peuple aux élections afin que nous bâtissions tous une nouvelle Syrie libre et démocratique», ajoute le journal, réaffirmant que «la balle est dans le camp de cheikh Khatib et de ceux qu’il représente».