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Grand Corps Malade sort “Plan B”, son sixième album


La musique c'était pas mon plan A, c'est un beau "Plan B"



Le chanteur slameur revient sur les ondes avec "Plan B", un sixième album dans lequel il mélange pour la première fois slam et chant. Le musicien est toujours aussi engagé tant dans ses textes que dans son action auprès de l'Association marseillaise "Sourire à la vie".
L’artiste était l'invité du journal de France 3 pour présenter "Plan B", son sixième opus. Le chanteur slameur raconte aussi son engagement auprès de l'Association "Sourire à la vie" qui accompagne les enfants atteints d'un cancer. En tant que parrain, il participe régulièrement à des concerts et des actions de sensibilisation. 
L'histoire de Fabien Marsaud, on la connaît bien. Grand sportif, amoureux des mots, jeune homme à la fougue généreuse, son destin sportif s'interrompt en plein vol, à l'âge de 20 ans. Un grave accident de plongeon le cloue au lit et le verdict tombe comme un couperet : paralysie des membres inférieurs. Les rêves de champion s'évaporent, mais Fabien garde en lui la force et la ténacité. Deux ans après, il retrouve l'usage de ses jambes, après une année de rééducation. La musique et les mots l'ont toujours titillé, il fréquente John Pucc'Chocolat et le collectif 129H, avec qui il devient un activiste des scènes slam. Son nom "Grand Corps Malade" s'impose en 2003, comme un totem sioux. 
Des étapes douloureuses inscrites à jamais dans son corps et dans son esprit, qu'il utilise aujourd'hui pour créer, écrire et alerter des dérives du monde libéral. Un phrasé sobre, une voix grave, des rimes délicates, Grand Corps Malade dit les choses sans les hurler. 
Dans Plan B, il évoque avec la même tendresse sa femme ("Dimanche soir", qu'il a interprétée à "On n'est pas couché" dans une vidéo), sa mère ("J'suis pas rentré") et son deuxième fils dans 'Tu peux déjà", une chanson dans laquelle il s'essaye pour la première fois au chant. Il adopte un ton satirique dans "Patrick", une ballade dédiée à Patrick Balkany, le maire de Levallois-Perret.
Il y a aussi ce titre, "Au Feu rouge", qui raconte l'histoire d'une réfugiée qui mendie dans la rue. Un morceau pour rappeler l'existence de ces milliers de personnes déracinées et perdues. "J'avais envie de m'arrêter sur les regards que l'on croise au feu rouge et raconter des vies brisées par la guerre et leur rendre un peu de dignité", rapporte le musicien. 
Grand Corps Malade a aussi prouvé qu'il pouvait passer derrière la caméra avec "Patients" son premier film coréalisé l'an passé avec Mehdi Idir. Adapté de son roman éponyme, le film concourt pour les César le 2 mars. "On espérait être nommé dans la catégorie premier film et on l'est dans la catégorie meilleur film. C'est incroyable", confie-t-il. 
Mais le slameur-cinéaste est déjà dans l'après. "On a déjà écrit un deuxième scénario. L'histoire se situe dans un collège en banlieue. Ça se nourrit de nos souvenirs, mais on est allé plusieurs fois dans un collège car les enjeux ne sont plus les mêmes qu'à notre époque. Si tout va bien, on tourne cet été."

Libé
Jeudi 22 Février 2018

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