Tanger à l’heure du Festival "Bachikh"

Lundi 12 Janvier 2026

La 12e édition du Festival "Bachikh" de la culture amazighe se tiendra, les 12 et 13 janvier à Tanger, sous le thème "De Sanhaja du Rif au Sahara: un Maroc unique aux multiples affluents".

Organisée à l’initiative de l’Association "Amazighs de Sanhaja du Rif", avec le soutien du ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, cette édition coïncide avec la célébration du Nouvel An amazigh 2976.

Le festival s’inscrit également dans le cadre de la consécration de la décision Royale d'instaurer le Nouvel An amazigh jour férié national, indique un communiqué des organisateurs.

Le programme comprend des expositions de produits traditionnels amazighs, des prestations de l’art du Haït de la région de Sanhaja de Srayr, des spectacles d’Ahwach, ainsi qu’une exposition collective d’arts plastiques réunissant les artistes Houda Khamlichi, Hicham El Moutaghi, Zakaria Bounkab, Mohammed El Khatmaoui, Hsino Ihadouten et Hicham El Mansour.

Il prévoit également une exposition de livres en amazigh, la présentation et des séances de dédicace de plusieurs ouvrages en lien avec l’amazighité, en plus de la célébration de la fête du Hagouz, traditionnellement marquée de manière populaire à l’occasion du Nouvel An agricole dans la région.

Par ailleurs, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la Marche Verte, le programme prévoit l’organisation d’un colloque autour de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Sahara marocain, avec la participation d’universitaires, de responsables politiques et médiatiques, ainsi que d’acteurs de la société civile.

Selon la note conceptuelle du colloque, cette résolution onusienne marque un tournant décisif dans l’évolution du conflit artificiel autour du Sahara marocain, qui perdure depuis cinq décennies, notant qu'elle traduit également une évolution notable du discours du Conseil de sécurité, en consacrant l’option de l’autonomie sous souveraineté marocaine, ce qui constitue un acquis diplomatique majeur pour le Royaume.

Le document souligne que "la nouvelle résolution, tant par sa forme que par sa portée et ses implications, constitue un tournant dans la gestion de cette question par les Nations unies et annonce une accélération attendue du processus de règlement définitif, fondé sur l’autonomie sous la souveraineté du Royaume".

Il est à rappeler que le Festival "Bachikh", dont les précédentes éditions ont été organisées à Targuist, Tétouan et Tanger, vise à documenter, valoriser et préserver la tradition du Bachikh, ainsi que d’autres pratiques culturelles disparues dans la région de Sanhaja de Srayr.

Bouillon de culture

Parution
 
 Un nouvel ouvrage de l’historien Boubker Bouhadi, intitulé "Le protectorat espagnol au Maroc (1912-1956): fondements, institutions, politiques et mutations", vient de paraître aux Editions Bab Al Hikma.
Cet ouvrage, qui compte près de 700 pages réparties en sept chapitres, aborde les principales questions liées à la présence coloniale espagnole au Maroc durant la période du protectorat.
L’auteur analyse les spécificités ainsi que les fondements intellectuels et juridiques de ce colonialisme, les difficultés auxquelles elle a été confrontée, ainsi que les structures et organisations centrales et locales mises en place, en les comparant à celles du colonialisme français.
Il s’attache également à retracer les pratiques et politiques du colonialisme espagnol dans divers domaines, ainsi que les répercussions et transformations qu’elles ont engendrées sur plusieurs aspects de la vie des populations.
L’auteur met en exergue les complexités et les problématiques juridiques et politiques liées à l’adoption du concept de protectorat, ainsi que leur impact sur le processus d’indépendance du Maroc.
Pour traiter ces différentes questions, l’auteur a adopté une méthodologie historique intégrant les approches et paradigmes des sciences sociales, s’appuyant sur un corpus documentaire riche et diversifié.
L’ouvrage constitue ainsi une contribution scientifique de qualité à l’étude de la période coloniale et s’impose comme une référence récente sur le protectorat espagnol au Maroc.
 
Formation

 L’Association Tamazgha pour l’animation culturelle et artistique a clôturé, récemment, son programme de formation en théâtre amazigh, organisé à la Maison de la culture Moulay El Hassan à Al Hoceima, par un atelier sur le jeu théâtral et les techniques vocales, animé par l’artiste Numidia Lahmidi.
Organisé en partenariat avec l’Institut Royal de la culture amazighe et en collaboration avec la Direction provinciale de la culture d’Al Hoceima, ce programme vise à ouvrir le débat sur les enjeux de la création théâtrale amazighe dans son contexte culturel et social, ainsi que sur le rôle des partenariats institutionnels dans le soutien à l’action culturelle.

Libé

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