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Dans ce nouveau recueil, Diam’s parle également sur les raisons qui l’ont poussée à quitter la scène et à se convertir à l’islam, en 2009. Elle évoquera notamment les obstacles rencontrés lors de la sortie de son précédent témoignage, tels que les réactions de ses proches, de ses fans ou encore ceux des médias. L’ex-chanteuse a donc décidé de se mettre de nouveau en avant, après avoir longtemps délaissé le feu des projecteurs.
Si la première partie de ce livre de 200 pages n’offre pas grand-chose de nouveau, l’intégralité du livre représente un plaidoyer contre les amalgames. Mélanie Georgiades n’a de cesse de le répéter: être musulman ne signifie pas être extrémiste ou terroriste. « L’islam fait partie de la France car il vit dans le cœur de nombreux Français aujourd’hui, écrit l’ancienne rappeuse. «Il y a des événements dont vous êtes spectateurs, horrifiés, et auxquels on vous associera, malgré vous», explique-t-elle en évoquant les attentats de janvier. «Si quelques-uns veulent associer islam avec « mort et violence », alors je leur dirai comment l’islam rime en moi avec sérénité et douceur», ajoute Diam’s dans ce livre.
Diam’s vit aujourd’hui dans un village avec ses deux enfants, de deux pères différents. On apprend ainsi qu’elle a donné naissance à Abraham, après un divorce et un remariage. «Lorsque j’ai annoncé mon divorce autour de moi, j’ai lu l’étonnement sur les visages, comme si la femme musulmane - de surcroît voilée - n’avait pas le droit de se séparer en cas de conflits conjugaux», raconte Mélanie Georgiades.
Très critiquée, lorsqu’en 2009, elle apparaît voilée, Diam’s s’est depuis retirée de la vie du showbiz. Elle a toutefois accepté de se confier, dimanche dernier, à Thierry Demaizière dans l’émission «7 à 8» sur TF1. Alors que le journaliste lui demande s’il lui arrive d’écouter ses anciennes chansons, la réponse est sans appel, c’est non. Et hors de question de les faire écouter un jour à sa fille. «Non, je préfère lui faire lire mes livres, je n’assume pas. Il y a des trucs... j’étais vulgaire, il ne faut pas l’oublier, j’ai dit des choses qu’aujourd’hui, non... Je ne suis plus cette femme-là. Je ne suis plus en colère. Ce n’est plus la guerre dans ma tête. Je ne suis plus en quête d’une vie à mille à l’heure, de Bonnie and Clyde. Je suis tranquille, quoi!», explique l’interprète de «La Boulette» et de «Jeune demoiselle».
Mais il y a tout de même une chose qui n’a pas changé, son attirance pour les diamants. «J’aime toujours les diamants, et même plus qu’avant. Bien sûr que j’aime ça, mais je les porte sous mon voile», glisse-t-elle en rigolant.
Dans un entretien accordé au quotidien français «Le Figaro», Thierry Demaizière présentateur de « 7 à 8 » explique qu’il a trouvé Diam’s plus épanouie, plus heureuse. «Elle a vécu des épreuves depuis notre dernière interview, en particulier le divorce qu’elle a surmonté.
Elle pense que si elle avait été encore dans l’état où elle était avant, elle aurait fini une fois de plus en hôpital psychiatrique», dit-il. Si elle a accepté de parler, encore une fois sur sa vie privée, «c’est essentiellement pour casser le cliché de la femme musulmane soumise à son mari et pour prouver qu’on pouvait être une femme musulmane en France et décider, comme plein d’autres couples, le jour où ça ne va pas, de divorcer», conclut le journaliste.