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Des plages françaises expérimentent les vacances sans tabac




Des plages françaises expérimentent les vacances sans tabac
Sous le parasol, plus de clope ? Labellisées sans tabac, une cinquantaine de plages du littoral français tentent de bannir la cigarette, afin de préserver l'environnement des mégots et de réduire l'exposition au tabagisme passif.
Lancé il y a quelques années par l'association La Ligue contre le cancer, le label "Espace sans tabac" a été attribué à 218 espaces publics extérieurs, parcs ou plages (entières ou en partie), où le tabac est interdit par décret municipal, dans 29 villes françaises à ce jour.
La Ligue, qui promeut les "espaces publics conviviaux et sains" pour "dénormaliser" le tabagisme, responsable de 78.000 morts par an en France, a lancé le label "Ville sans tabac" pour convaincre les villes de systématiser ces lieux.
"Nous n'avons pas pour ambition que toutes les plages soient +sans tabac+, nous voulons juste que les gens aient le choix", a déclaré à l'AFP Emmanuel Ricard, délégué à la prévention au sein de l'association.
C'est la ville de Nice (sud-est) qui, la première, a créé en 2012 une plage sans tabac - elle en compte quatre aujourd'hui.
D'autres ont suivi, comme sa voisine Cagnes-sur-Mer, qui a interdit cet été sur l'une de ses 10 plages cigarette mais aussi "narguilé, chicha, cigarette électronique, vapoteuse ou tout autre produit à fumer ou à inhaler", avec un "avis très favorable" des familles, notamment pour la santé des enfants, confie à l'AFP le maire de la ville, Louis Nègre.
L'île méditerranéenne française de Corse, elle, possède déjà 20 plages non-fumeurs notamment à Propriano, inaugurée fin juillet. De son côté, Saint-Malo (ouest) est passée d'une à trois plages, et Ouistreham (nord-ouest) a suivi le mouvement pour préserver "la santé publique" et lutter contre "la pollution du sable et de la mer, les mégots finissant souvent dans l'eau, le ventre des poissons, voire la bouche des enfants", relève le maire de Ouistreham, Romain Bail.
Même motivation à Royan (ouest), où s'amassaient les mégots "jetés par les fumeurs sur la plage certes, mais surtout, les gens l'ignorent, provenant de rejet pluvial, qui ruissellent vers la mer et reviennent sur la plage", explique Julien Duressay, conseiller municipal en charge de l'environnement. "Et franchement, la richesse de notre ville balnéaire, ce n'est pas l'industrie, ce sont nos plages. Alors si on ne fait rien pour les protéger...".

Lundi 20 Août 2018

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