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Lors d’une table ronde organisée par l’Institution du Médiateur du Royaume, en partenariat avec la Fondation Friedrich Naumann sous le thème "La gouvernance du service public : quels indicateurs d’évaluation?", les participants ont mis l’accent sur l'évolution de la place des indicateurs dans l’action publique et des droits de l’Homme, relevant que ces indicateurs n’exercent plus la simple fonction d’enregistrement numérique, mais sont devenus des outils pour bâtir la connaissance institutionnelle, encadrer l’étude de la performance et mesurer l’impact. Ils ont relevé, dans ce sens, l’importance de cette rencontre qui permet de discuter de l’indicateur en tant qu’outil pour comprendre l’action institutionnelle et l’orienter afin de poser des questions plus précises sur la thématique de la mesure, sa méthodologie de construction et sa fonction au sein du système d’évaluation et de planification.
Dans une allocution à cette occasion, le Médiateur du Royaume, Hassan Tariq, a noté que l’objectif de cette table ronde est de jeter les jalons d’un dialogue institutionnel autour de la mise en place d'un réseau d'indicateurs d'analyse et d'évaluation de la gouvernance des services publics, ainsi que d'un examen général des efforts déployés pour développer un indicateur national de la médiation institutionnelle. "Nous sommes pleinement conscients de l'importance des indicateurs dans l'analyse des politiques, ainsi que de la nécessité de mettre en place un réseau national d'indicateurs qui réponde à la forte demande de transparence, de responsabilité et de réforme, et qui renforce le mandat constitutionnel du Médiateur en tant qu'organe de gouvernance et acteur du débat public", a souligné M. Tariq.
Après avoir noté que la qualité des indicateurs dépend de leur authenticité, représentativité, simplicité et clarté, outre la disposition des données qui leur sont liées et leur applicabilité dans la décision publique, le Médiateur du Royaume a considéré que la mise de ces indicateurs à l’épreuve du débat public est à même de garantir leur légitimité et constituer un point de départ pour la construction commune d'un réseau d'indicateurs pour mesurer l'impact des politiques relatives au service public.
Selon le Médiateur du Royaume, la réflexion sur les indicateurs d'évaluation de la gouvernance des services publics s'articule autour de deux axes fondamentaux, en l’occurrence l'ambition de mettre en place un réseau d'analyse dynamique de la gouvernance des services publics et une volonté exprimée dans le rapport 2024 de repenser la structure et la conception des rapports annuels à partir d'un indicateur national de médiation.
Dans ce sens, il a rappelé que le cadre référentiel pour l'évaluation et l'analyse de la gouvernance des services publics s'appuie essentiellement sur la Constitution et sur la Charte des services publics, soulignant que la Constitution marocaine lie l'organisation des services publics à trois principes fondamentaux : l'égalité, l'équité territoriale et la continuité du service.
De son côté, la coordinatrice de projet à la Fondation Friedrich Naumann, Chaime Bourjij, a mis l’accent sur l’importance de la gouvernance du service public dans le débat public national, rappelant à cet égard que le 9 décembre de chaque année est décrété Journée nationale de la médiation de service public, ce qui traduit l’intérêt grandissant que revêt désormais cette thématique.
L’objectif est de réfléchir à la conception d’indicateurs à même d’évaluer les résultats de la gouvernance du service public, d’analyser leur efficience et faisabilité, notamment en ce qui concerne la relation entre l’usager et l’administration publique, a-t-elle dit, mettant en exergue les répercussions positives de ces indicateurs en matière de développement des politiques publiques au Maroc.
Outre la séance inaugurale, les travaux de cette table ronde ont été marqués par la tenue de deux sessions principales, la première portant sur "Les indicateurs des droits et les expériences des institutions nationales: vers une gouvernance de service public basée sur la mesure", alors que le seconde concernait "Les indicateurs de la médiation et de la gouvernance du service public".










