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Des élus mettent en garde Donald Trump contre ses tweets russes

Contre-attaque du président américain




 Le président américain Donald Trump pourrait se mettre "en péril" par les commentaires que ce dernier fait dans des "tweets" au sujet de l'enquête en cours concernant l'ingérence présumée de la Russie dans la présidentielle américaine, a dit dimanche le sénateur républicain Lindsey Graham.
"Voici ce que je dirais au président. Il y a une enquête criminelle en cours. Que vous postiez des tweets au sujet de cette enquête, que vous la commentiez, tout ceci est à vos risques et périls", a-t-il déclaré lors de programme "Face the Nation" de la chaîne CBS.
Dimanche matin, Donald Trump a écrit sur Twitter qu'il n'avait jamais demandé à James Comey, l'ancien directeur de FBI, de faire cesser l'enquête sur Michael Flynn, l'éphémère conseiller à la sécurité du président américain, qui a plaidé coupable vendredi d'avoir menti au FBI dans le cadre de l'enquête russe.
Cette affirmation de Donald Trump est en contradiction avec les versions des faits relatée par James Comey.
Samedi, toujours sur Twitter, Donald Trump a écrit : "J'ai dû limoger le général Flynn parce qu'il avait menti au vice-président (Mike Pence) et au FBI"".
Des experts juridiques et certains élus démocrates ont dit que si Donald Trump savait que Michael Flynn avait menti au FBI et qu'il avait fait pression sur James Comey pour que son conseiller ne fasse pas l'objet d'une enquête, cela pourrait nourrir une accusation d'obstruction de la justice.
L'avocat du président américain, John Dowd, a dit dimanche à Reuters qu'il avait rédigé le brouillon de ce tweet de samedi et qu'il avait fait "une erreur" en le composant.
"L'erreur était de ne pas avoir mentionné le mensonge au FBI de manière séparée (...) J'ai tout dit dans une même phrase et cela vous a rendu comme fou. Un tweet est comme un raccourci."
John Dowd a ajouté qu'il ne referait plus d'esquisse de tweet pour le président américain.
"J'en prends la responsabilité. Je suis désolé si j'ai induit des gens en erreur".
La Maison blanche n'a pas répondu dans l'immédiat à une demande de commentaire.
D'après le New York Times et le Washington Post, Peter Strzok, qui était directeur adjoint de l'unité de contre-espionnage du FBI, a été muté aux ressources humaines.
Strzok participait à l'enquête chapeautée par le procureur spécial Robert Mueller sur les allégations d'ingérence russe et de collusion entre l'équipe de campagne de Trump et Moscou. Il avait également assumé un rôle essentiel dans l'enquête menée en 2016 sur l'utilisation d'un serveur de messagerie privé par Hillary Clinton lorsqu'elle dirigeait la diplomatie américaine, entre 2009 et 2013.
"Bulletin d'informations: ‘Un agent anti-Trump du FBI dirigeait l’enquête sur les courriels de Clinton’. Tout ceci commence à devenir clair", a commenté le président américain sur Twitter.
Donald Trump a, par ailleurs, affirmé qu'il n'avait jamais demandé à James Comey, l'ex-directeur du FBI qu'il a limogé en mai, d'abandonner ses investigations sur Michael Flynn, son éphémère conseiller à la sécurité nationale.
Dans une déposition écrite publiée le 7 juin, à la veille de son audition par la commission du Renseignement du Sénat, Comey assure que le lendemain de la démission de Flynn, Trump lui a demandé de "laisser tomber" les enquêtes visant l'ex-conseiller.  
"Je n'ai jamais demandé à Comey de stopper les enquêtes sur Flynn. Encore une info bidon couvrant un mensonge supplémentaire de Comey !", a écrit Trump sur son fil Twitter.
Dans un autre message mis en ligne dimanche, il ajoute: "Après des années de Comey - avec l'enquête bidon et malhonnête sur Clinton (et davantage) - à la tête du FBI, sa réputation est en lambeaux - la pire dans l'Histoire ! Mais n'ayez pas peur, nous allons lui redonner sa grandeur."
Le New York Times et le Washington Post, citant plusieurs sources au fait de l'affaire, précisent samedi que Peter Strzok et un de ses collègues du FBI ont échangé des SMS qui dénigraient Trump et témoignaient de leur préférence pour sa rivale démocrate.
Les deux journaux ajoutent que des responsables fédéraux de la communauté policière et du maintien de l'ordre ont eu peur que Trump ou ses partisans se servent de cette affaire pour contester la crédibilité de l'enquête russe dirigée par Robert Mueller.
Les services du procureur spécial ont confirmé la mutation de Strzok sans s'attarder sur la cause. "Immédiatement après avoir appris ces allégations, l'Office du procureur spécial a retiré Peter Strzok de l'enquête", a déclaré Peter Carr, un de ses porte-parole.
Les messages de Strzok ont été découverts dans le cadre d'un audit mené par le département de la Justice pour déterminer les raisons qui ont conduit le FBI à ouvrir, quelques jours à peine avant l'élection du 8 novembre 2016, un complément d'enquête sur les courriels de Clinton alors que l'affaire avait été classée sans suite l'été précédent.
Ce complément d'enquête, annoncé par Comey à onze jours de l'élection présidentielle et refermé sans suite une semaine plus tard, est présentée par la candidate démocrate comme l'une des causes de sa défaite face à Trump.

Mardi 5 Décembre 2017

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