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Contribution du Maroc à la modernisation de l'administration publique ivoirienne

Mohamed Benabdelkader participe à Abidjan au lancement d'un portail interactif calqué sur le modèle de «Chikaya»




Le Maroc et la Côte d’Ivoire ont signé, jeudi à Abidjan, un mémorandum d’entente dans le domaine de la réforme et de la modernisation de l’administration publique.
L’accord a été signé par le ministre délégué chargé de la Réforme de l'administration et de la Fonction publique, Mohamed Benabdelkader, et son homologue ivoirienne, Raymonde Goudou Coffie, en présence du Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly et de l’ambassadeur du Maroc en Côte d’Ivoire Abdelmalek Kettani.
Le texte signé vise le renforcement du partenariat maroco-ivoirien en matière de modernisation du service public de même qu'il entend asseoir un cadre de coopération entre les deux départements respectifs sur les sujets d’intérêt commun.
Il porte ainsi sur la simplification et la dématérialisation des procédures administratives ainsi que l’interconnexion entre les administrations publiques à travers le développement des technologies de l'information et de la communication.
Il est aussi question du développement des systèmes d’information, de l’amélioration des relations avec les usagers et de la promotion de la déconcentration administrative, entre autres.
La signature de ce mémorandum d’entente a eu lieu en marge de la cérémonie de lancement du portail «Miliê, un canal interactif de recueil et de gestion des demandes et réclamations des citoyens en rapport avec les services publics en Côte d'Ivoire.
Ce dispositif est le fruit d’une coopération entre le Maroc et la Côte d’Ivoire à travers leurs ministères de tutelle respectifs. Ce portail est, en effet, calqué sur le modèle du portail marocain des réclamations «Chikaya». Il a pour objectif d’améliorer la relation entre l’administration et le citoyen dans le cadre d’un dialogue permanent «guidé par le souci de transparence, de traçabilité, de célérité et de responsabilité dans l’action administrative».
En amont du lancement de «Miliê» qui signifie «ma propriété» dans le parler local «Baoulé», deux missions du ministère ivoirien de la Modernisation de l’administration et de l’Innovation du service public ont séjourné au Maroc.
 La première, une mission d’imprégnation et de partage conduite par Raymonde Goudou Coffie a séjourné au Maroc du 24 au 28 octobre dernier pour prendre connaissance de l’expérience marocaine en rapport avec la modernisation du service public et pour promouvoir la coopération en la matière. La seconde mission (du 13 au 20 janvier dernier) se composait d’une équipe de techniciens ivoiriens chargés de concevoir et d’opérationnaliser la plateforme «Miliê».
Ce portail, domicilié à l'adresse (www.milie.ci), a pour objectif d’améliorer la relation entre l’administration et le citoyen dans le cadre d’un dialogue permanent «guidé par le souci de transparence, de traçabilité, de célérité et de responsabilité dans l’action administrative».
De manière spécifique, il permettra de disposer d’un mécanisme standard de recueil et de traitement en temps réel des demandes du citoyen. Ce dispositif permettra ainsi au citoyen ivoirien de «contribuer à la prise de décision en lien avec les perspectives de modernisation de l’administration».
Prononçant un discours à cette occasion, le chef du gouvernement ivoirien s’est félicité de la solidité des relations de coopération maroco-ivoirienne, faisant part de sa gratitude pour «l’accompagnement marocain de la réalisation de ce projet».
Il a ensuite relevé que le portail citoyen «Miliê» doit être compris comme un moyen pour satisfaire et anticiper les besoins exprimés par les citoyens et un outil d’évaluation potentiel des services publics dont le dénominateur central doit être la satisfaction du citoyen.
Pour lui, «Miliê» va contribuer à pallier les faiblesses structurelle et fonctionnelle que reprochent les citoyens au service public.
De son côté, Raymonde Goudou Coffie a expliqué que ce portail est un outil de gestion dématérialisée de la relation entre l’administration et le citoyen, soulignant qu’il vise à développer un système unifié et intégré pour la gestion des requêtes à la hauteur des aspirations et des attentes de l’usager.
La responsable ivoirienne a précisé qu’il s’agit d’un outil inspiré du modèle marocain d’interaction «Chikaya» tout en tenant compte des spécificités de la Côte d’Ivoire, ajoutant que cet outil a pour but de recevoir les requêtes, les réclamations, d’assurer leur traitement et le suivi afin de satisfaire aux besoins du requérant.
Pour sa part, Mohamed Benabdelkader a déclaré que la modernisation de l'administration publique au Maroc se fait selon une nouvelle vision basée sur l'approche transformationnelle.
«Au cours des deux dernières années et conformément aux Hautes orientations de S.M le Roi Mohammed VI, le Maroc a élaboré une feuille de route pour une nouvelle vision de la réforme de l'administration publique basée sur le concept de transformation», a-t-il précisé.
Sur cette base, a-t-il ajouté, le ministère a élaboré un programme national de réforme de l’administration qui porte sur la réalisation de quatre transformations fondamentales.
La première, a-t-il précisé, se rapporte à la transformation organisationnelle des administrations publiques par la mise en place de mécanismes permettant, entre autres, de développer les intérêts de l'administration centrale et locale et de formuler des politiques et des projets efficaces afin de rapprocher l'administration des citoyens et d'en faire un moteur du développement économique, social et environnemental.
La deuxième préoccupation, a-t-il poursuivi, a trait à la transformation managériale qui vise à améliorer les performances de l'administration et optimiser son efficacité en passant en revue les méthodes d'administration publique et en valorisant son capital humain.
La troisième transformation, a indiqué le ministre marocain, concerne la transformation éthique moyennant la consolidation des valeurs d’intégrité et de transparence dans la gestion des affaires publiques et la promotion des mécanismes de bonne gouvernance, via l’adoption de nombreuses initiatives qui intègrent les procédures juridiques et procédurales et combinent les activités préventives et éducatives.
En quatrième lieu, il s'agit de la transformation numérique à travers l'établissement d'une culture d'engagement et de transformation digitale à tous les niveaux de l'administration publique, l'adaptation de la technologie en tant qu’outil permettant d'améliorer les services publics et de rapprocher l'administration des citoyens, a-t-il conclu.

Samedi 9 Février 2019

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