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Consommer beaucoup de légumes pour limiter le risque d'accouchement prématuré




Consommer beaucoup de légumes pour limiter le risque d'accouchement prématuré
Des chercheurs australiens ont montré que les femmes ayant un désir d'enfant devraient adopter une alimentation riche en légumes traditionnels si elles veulent abaisser leur risque de donner naissance de façon prématurée.
Une équipe de l'Université du Queensland a suivi près de 3.500 femmes qui n'étaient pas enceintes en début d'étude et ont évalué leur alimentation au moyen de questionnaires.
Leurs résultats, relayés par la revue American Journal of Clinical Nutrition, ont montré qu'après avoir pris en compte des facteurs de mode de vie pouvant influer sur les résultats, le fait de manger de nombreux légumes "traditionnels" (comme les carottes, le chou-fleur, le brocoli, la courge, le chou, les haricots verts et les pommes de terre) avant de tomber enceinte semblait abaisser le risque de naissance prématurée.
En revanche, aucun lien significatif n'a été trouvé entre l'alimentation avant la conception et leur risque de donner naissance à des bébés de faible poids.
"Les légumes traditionnels sont riches en antioxydants ou en nutriments anti-inflammatoires, qui jouent un rôle significatif pour réduire le risque d'événements défavorables à la naissance", a expliqué le chercheur Dereje Gete.
"Les femmes dépendent de certains nutriments stockés comme le calcium et le fer avant la conception, lesquels sont critiques au développement du placenta et du foetus."
"Adopter une alimentation saine après la conception du bébé pourrait s'avérer trop tard parce que les bébés sont entièrement formés à la fin du premier trimestre."
Ces résultats pourraient avoir leur importance car les naissances prématurées (qui surviennent avant 37 semaines de grossesse) sont la principale cause de décès à la naissance de bébés australiens et peuvent avoir des implications sur la santé des enfants sur le long terme. Les naissances prématurées affectent 8,5% des naissances par an en Australie, un chiffre qui est en progression.
"Les personnes nées prématurément doivent faire face à un plus grand risque de maladies chroniques et métaboliques à l'âge adulte, ainsi qu'à un moins bon développement cognitif et académique", précise le co-auteur Gita D. Mishra.

Mercredi 29 Avril 2020

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