S’inspirant des approches développées dans son programme scientifique, le colloque propose d’envisager le droit comme un texte, soumis à l’interprétation, à la narration et à la rhétorique, tout comme les oeuvres littéraires. A travers des analyses croisées, il s’agit de montrer comment la littérature permet d’interroger autrement le droit, d’en révéler les implicites, les tensions et les enjeux humains, mais aussi comment l’écriture juridique elle-même mobilise des formes discursives complexes, porteuses de sens et de pouvoir.
Les travaux présentés abordent notamment le rôle du roman et du récit dans la compréhension du droit, les enjeux de la rhétorique judiciaire, la qualité de la rédaction des décisions de justice, ou encore les relations entre droit, traduction et pluralité linguistique. D’autres communications interrogent la notion de vérité judiciaire, en la confrontant aux exigences narratives, éthiques et symboliques qui traversent les sociétés contemporaines.
En croisant des perspectives issues de contextes culturels et juridiques variés, le colloque met en lumière la diversité des pratiques discursives du droit et de la justice à travers le monde. Il souligne également l’importance du langage — juridique, littéraire ou critique — comme lieu de médiation entre la norme et l’expérience, entre l’institution et le sujet.
Par cette rencontre scientifique, «Dire le droit, écrire la justice» se veut un espace de dialogue et de réflexion critique, où se rencontrent textes, discours et pratiques, afin de repenser les formes contemporaines de la justice et leur inscription dans le social, le symbolique et l’imaginaire collectif.










