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Casablanca reçoit un premier lot des bus tant attendus

450 véhicules flambant neufs sur les 700 prévus parcourent depuis vendredi la capitale économique



Parmi les citoyennes et citoyens de Casablanca, certains ont dit que ce n’était pas trop tôt, d’autres qu’il n’est jamais trop tard. Mais dès aujourd’hui, les uns comme les autres pourront enfin profiter de bus à la hauteur des deniers publics générés par la capitale économique. Attendue fébrilement depuis plusieurs mois, voire des années, la mise en service de 700 nouveaux bus a été lancée. A dire vrai, quelques bus circulent depuis vendredi dernier. Des véhicules qu’il était difficile de ne pas remarquer tant ils sont à l'extrême opposé de leurs prédécesseurs.

Rappelons que la ville la plus peuplée du pays a pendant de trop longues années souffert d’une flotte de bus délabrées, dans lesquels les citoyennes et citoyens de tous âges s'entassaient par obligation, à cause d’une faible fréquence de passage et sans pour autant desservir l’ensemble des nouveaux quartiers périphériques de la ville. Aujourd’hui, il semblerait que ce temps soit révolu. C’est du moins ce qu’ont promis le wali de la région, Saïd Ahmidouch, le wali directeur général des collectivités territoriales, Khalid Safir, le président du Conseil régional, Mustapha Bakkoury, et celui de la commune de Casablanca, Abdelaziz El Omari. Tous présents lors d’une cérémonie inaugurale.

En tout cas, on ne va pas non plus s’en plaindre. La nouvelle flotte aurait coûté 1,4 milliard de dirhams, financés par l’Etat, notamment à travers le Fonds d’appui aux réformes du transport urbain et interurbain (FART), le délégataire (société ALSA), ainsi que des contributions de la région de Casablanca-Settat et de la commune de Casablanca. Un investissement primordial pour élargir l’offre de transport dans une aussi grande métropole. C’est d’ailleurs l’un des objectifs affichés : renforcer l’offre actuelle de transport et la desserte des territoires de l'établissement de coopération intercommunale Al Baida.

En clair, l’idée est de desservir désormais les zones dont le besoin en transport est criant. A savoir les quartiers qui bénéficient du programme de lutte contre les bidonvilles et du programme de relogement des habitants des constructions menaçant ruine. En réalité, c’est la priorité des priorités. Ces quartiers sont depuis, aujourd’hui, desservis de manière inédite par des lignes radiales, mais encore des lignes transversales, comme c’est le cas pour Nouaceur, Médiouna et Mohammédia. En tout et pour tout, 10 nouvelles lignes supplémentaires font leur apparition dans le paysage.

En détail, ces lignes desservent les communes de Sidi Moussa Ben Ali, Sidi Moussa Ben Majdoub, Chellalate, Ben Yakhlef (préfecture de Mohammedia) et Sidi Hajjaj. Sans oublier, Tit Mellil et Majattia Ouled Taleb (province de Médiouna), ville Ennasr à Ouled Saleh et Khyayta à Ouled Azzouz. Mais encore, Zaouia et la zone industrielle de Nouaceur. En plus des quartiers Salama 1 et 2, ou encore la zone industrielle de Sidi Bernoussi. Bref, une offre élargie qui va sans aucun doute soulager les peines en matière de transport de bon nombre d’habitants de Casablanca.

Pour l’instant, seuls 450 bus ont été mis en service. Le parc sera probablement élargi de manière progressive avec pour but d’atteindre les 700 bus. Des bus neufs dont 500 véhicules de la marque allemande Mercedes, un gage de bonne qualité, mais aussi 200 de la marque Scania Irizar. On ne va pas sauter au plafond et encore moins le crier sur tous les toits, mais on ne va pas se raconter d’histoires, c’est déjà un grand pas en avant d’avoir des bus neufs, équipés de Wifi, d’un système de vidéo-surveillance ainsi que d’un système de sécurité des portes. Et plus important encore, des rampes d’accès pour handicapés. D’ailleurs, Alberto Pérez, le PDG de la société de gestion ALSA, ne s’est pas trompé quand il a assuré lors de ladite cérémonie que “les dernières technologies en matière de sécurité et de confort devraient améliorer de manière significative la qualité du service et la fréquence des lignes dans la métropole”.

La cérémonie en question a également été l’occasion d’une rencontre avec les sous-traitants et fournisseurs locaux d’Irizar. Ces derniers, ont fait l’objet d’une intervention du ministre de l’Industrie, en expliquant que le taux d’intégration locale de la fabrication des bus Irizar a atteint aujourd’hui 42%. Et d’ajouter : “L’objectif est de parvenir, à terme, à 60%, en accordant une place importante aux projets de fabrication de pièces à destination de l’écosystème de cette filière dans la banque de projets lancée en septembre 2020”.

C.E

Libé
Dimanche 14 Février 2021

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