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Généralement ces réunions ne durent que le temps de la lecture rapide des deux fameux rapports et de passer à table pour savourer des repas. Parfois, ce sont les autorités qui interviennent pour arranger les choses même si l’association en question dispose d’adhérents en bonne et due forme et installe une équipe éternelle et provisoire à sa solde prise comme exemple de plusieurs fédérations et en premier lieu celle du football qui a à un certain moment stagné dans un provisoire durable. Cette situation est bien expliquée par M. Naciri, secrétaire administratif du groupement national de football : «Il faut dire que 98 % des clubs respectent la date butoir définie par la loi c’est-à-dire le 31 juillet de chaque saison. Quant à l’ambiance qui a changé en apparence lors de ces assemblées, il faut dire franchement que la loi sur l’adhérent est détournée de son objectif premier à savoir la démocratisation de la pratique sportive et la gestion des associations sportives. Si cette loi est venue protéger le dirigeant, c’est le contraire qui se produit réellement. Une « armée » d’adhérents peut basculer d’un côté comme de l’autre selon les circonstances en faveur du plus offrant et le plus fort. Tout cela entrave bien la bonne marche des clubs et nuit à la démocratie en général» , a-t-il expliqué.
Il faut dire que M. Naciri trouve que c’est en quelque sorte un apprentissage à la démocratie et que cela ne se fera pas facile. Toutefois, il regrette l’intrusion de parties extra-sportives dans cette opération et certaines personnes influentes qui entravent le processus démocratique dans les instances sportives et dont parle la Lettre Royale destinée aux dernières assises du sport. Pour les instances qui gèrent le foot ball, M.Naciri est plus compréhensif et pense que le retard est dû à des contraintes qui ne doivent en aucun cas être des prétextes pour ne pas respecter les délais dictés par les statuts et les lois. C’est le cas de la fédé qui devait avec le GNFE et le GNFA, organiser ses assemblées générales avant la fin de l’année pour procéder au changement du tiers sortant. Toutefois, en raison de l’élimination des équipes nationales au niveau continental, on trouve une raison pour ne pas s’exécuter. En réalité, ce qui manque à notre foot en particulier et à notre sport en général, c’est une loi sur le dirigeant, un statut du gestionnaire sportif capable de le protéger et également définir les responsabilités de tout un chacun. De plus beaucoup regrettent que la chose sportive soit toujours gérée par la loi de 58 et celle de l’éducation physique tous deux dépassées et ne peuvent aucunement permettre une quelconque évolution de notre sport.
Il incombe donc au gouvernement et au parlement d’y remédier tandis que du côté des dirigeants un changement de mentalité s’impose. Et cela doit commencer au sommet de la pyramide où l’on se colle à son fauteuil en cherchant par tous les moyens à évincer les autres. Les grands doivent donner le bon exemple!