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Alimentation intuitive : la nouvelle façon de mincir sans régime




Ne plus compter les calories, ne rien s’interdire... l’alimentation intuitive s’affranchit des dictats minceur qui nous pourrissent la vie. Explication du processus qui conduit à reprendre le contrôle. 
Envie de chocolat ? Au lieu de vous torturer l’esprit pour savoir si vous avez le droit (ou pas !) d’en manger parce qu’un diablotin dans votre cerveau vous dit que “ça va faire foirer ton régime”, “c’est calorique”, “tu te fais du mal”… Eh bien, passez outre ces pensées parasites et savourez votre carré de Milka noisette ! Grosso modo, c’est ça l’alimentation intuitive, un concept qui invite à se déconditionner de la “mentalité régime” selon l’expression de Laura Thomas, docteure en nutrition et auteur de “Mangez comme vous aimez” (édition Larousse, à paraître le 20 mai 2020). Un livre réquisitoire contre les régimes qui “détraquent le métabolisme, font perdre les signaux innés de faim et satiété, entraînent des troubles alimentaires, sans oublier la honte, la culpabilité et l’anxiété quand le régime échoue inévitablement”, argumente l’experte.
Pleine conscience : j’arrête de culpabiliser
Pour autant, l’alimentation intuitive, basée sur la pleine conscience et un certain bon sens, n’est pas un permis qui autorise à dévaliser le frigo au moindre bobo. Manger selon ses envies en faisant fi des dictats suppose tout un processus psychique qui amène à un changement d’état d’esprit, à un nouveau rapport à la nourriture et à son corps, plus simple, plus spontané, sans obsession, ni complexe. L’objectif étant de retrouver l’estime de soi, de faire confiance à son corps qui, intuitivement, sait ce qui est bon pour lui. Avant d’atteindre ce Graal mental, il y a des étapes à franchir que Laura Thomas expose avec pédagogie dans son ouvrage. Et l’on comprend que le cheminement n’est pas évident quand on a 20 ou 30 ans de régimes derrière soi ! 
Je ne compte plus les calories 
Laure Thomas raconte qu’elle voit défiler chaque jour dans son cabinet “des personnes qui passent leur journée à se soucier de ce qu’elles doivent manger, qui perdent un temps fou à se demander si leur salade de fruits est trop riche en sucre ou qui s’inquiètent de savoir si le régime paléo est meilleur que le végétarien, des personnes qui conçoivent des règles compliquées sur ce qu’elles doivent manger, quand et en quelle quantité, qui élaborent de savants calculs pour savoir combien de temps il leur faut se dépenser pour gagner un biscuit en fonction de ce qu’elles ont déjà avalé ce jour-là et de la quantité de glucides et de protéines qu’elles ont assimilés pendant les autres repas, des personnes qui consacrent énormément de temps, d’argent, d’énergie et de ressources précieuses à déterminer ce qu’elles vont manger, des personnes qui ont peur et qui s’inquiètent à ce propos”. Et l’experte sait de quoi elle parle car elle aussi a souffert dans sa chair et a subi la pression sociale qui corsète les corps.

Jeudi 14 Mai 2020

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