Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Alger épinglé pour sa fermeture, Rabat donné en exemple




Alger épinglé pour sa fermeture, Rabat donné en exemple
Que faut-il donc pour que le pays s’ouvre sur le monde ? L’Algérie vit toujours à l’époque du rideau de fer. Ses décideurs refusent d’ouvrir le pays sur les autres contrées et de faire profiter, par ricochet, une économie asphyxiée et une société aspirant à voir le pays se développer normalement, loin d’une mainmise suffocante. Même en termes diplomatiques, les visiteurs de l’Algérie le déplorent. Implicitement, on condamne une volonté politique de l’enfermement de la part des dirigeants algériens qui ont peur des nécessités d’une telle mesure.  
En effet, les maîtres d’Al Mouradia savent pertinemment que toute ouverture, ne serait-ce qu’au niveau touristique, vaut certainement des pas en avant sur le plan politique. Et comme une chaîne dont les  maillons appellent l’un l’autre, une ouverture appelle une autre, et la voix démocratique s’impose dès lors comme une obligation. La conséquence est sans doute négative pour les dépositaires du marché politique et économique ! C’est pour cela qu’ils préfèrent s’isoler et se barricader, privant un pays au potentiel touristique important de grandes retombées économiques. Le pire pour ceux qui détiennent les rênes du pouvoir au voisin de l’Est, c’est qu’à chaque fois, les conseillers leur évoquent l’exemple marocain, ce qui les agace davantage.
Le dernier des diplomates étrangers à leur avoir mis la puce à l’oreille était le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, qui a déclaré mercredi que l’Algérie dispose d’un énorme potentiel touristique, mais manque de volonté de s’ouvrir sur l’extérieur, tels que ses voisins tunisien et marocain.
Les médias belges qui ont repris ses propos, ont rapporté que Reynders avait affirmé, en marge d’une visite à Alger, que "l’Algérie possède un énorme potentiel touristique, mais il y a un sentiment d’absence de volonté de s’ouvrir au même titre que le Maroc et la Tunisie".
"Pour diversifier son économie, l’Algérie pourra mettre en valeur son potentiel touristique diversifié, mais nous avons l’impression qu’il n’y a pas de réelle volonté de s’ouvrir bien que ce pays soit extraordinaire", a estimé le chef de la diplomatie belge,
Et pour enfoncer le clou et mettre le doigt là où le bât blesse, le diplomate belge qui occupe également le poste de vice-Premier ministre, est allé frontalement contre les lois régissant les investissements étrangers en Algérie, notamment la règle 51-49, affirmant qu’en dépit du désir d’investir sur le marché algérien, il serait difficile de convaincre les sociétés belges d’y aller à cause de la règle qui constitue, à ses yeux, un sérieux obstacle. Ce n’est pas la première fois que les responsables algériens entendent un tel discours, mais la sourde oreille continue de régner en maître. Et sur les pas d’un certain Msahel, l’on continuerait toujours à répéter devant le peuple algérien désarmé que dans la zone d’Afrique du Nord, il n’y a que l’Algérie qui occupe une place de choix dans « Doing bisness » ! Alors Mr Msahel, faut-il qu’on vous répète, à chaque fois, la même leçon, dispensée à un cancre de la classe ?

 

Mustapha Elouizi
Vendredi 2 Février 2018

Lu 1316 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | TV en direct | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito










Mots Croisés