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Entre le retour du Royaume dans la catégorie «Investment Grade», les performances record de la Bourse de Casablanca et le lancement du premier marché à terme de la région, le Maroc confirme sa volonté de s’imposer comme une plateforme financière incontournable entre l’Europe et l’Afrique, ont souligné les différents intervenants lors d’une conférence de haut niveau tenue en présence de plusieurs figures majeures de la finance marocaine, aux côtés de la ministre de l’Économie et des Finances, Nadia Fettah Alaoui, et de l’ambassadeur du Maroc au Royaume-Uni, Hakim Hajoui.
Les MCMD, qui célèbrent cette année leur neuvième édition, s’imposent comme une plateforme de dialogue incontournable entre le Maroc et les investisseurs internationaux, comme l’a rappelé Nasser Seddiqi, Directeur général de la Bourse de Casablanca. L’événement a démontré, au fil des éditions, toute son efficacité en consolidant un pont durable entre le Maroc et la communauté internationale des investisseurs. Neuf ans plus tard, ce pont est plus solide, plus dynamique et plus pertinent que jamais.
Cette année, les MCMD ont réuni plus de 38 entreprises marocaines cotées et 35 investisseurs internationaux, à travers près de 200 rencontres en tête-à-tête. «Ce ne sont pas seulement des chiffres : ce sont des relations, des flux de capitaux et une confiance partagée dans la dynamique économique du Maroc», a souligné M. Seddiqi.
Cette édition intervient dans le contexte du récent retour du Maroc dans la catégorie « Investment Grade », plaçant le Royaume parmi le cercle restreint des économies africaines bénéficiant de cette distinction.
Pour la Bourse de Casablanca, cette avancée constitue à la fois une reconnaissance des progrès accomplis et le point de départ d’une nouvelle phase de développement, s’est réjoui son directeur général. Même constat du côté de Tarik Senhaji, Président de l'Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC), qui a mis en avant la solidité des fondamentaux de l’économie marocaine, avec une croissance de 4,9 % en 2025, portée notamment par la performance de secteurs clés tels que les mines, l’agriculture, le bâtiment et l’industrie. Ces éléments constituent des piliers essentiels dans la construction d’un marché financier robuste et résilient, celui-ci reflétant directement la solidité de l’économie qu’il accompagne, a expliqué M. Senhaji.
La conférence a permis de dresser un état des lieux des avancées d’un Maroc résolument engagé dans le renforcement de sa position sur l’échiquier économique et financier mondial. Cette trajectoire est soutenue par des réformes continues et une diversification économique touchant des secteurs stratégiques tels que l’automobile, l’aéronautique, les technologies de l’information, ainsi que le phosphate et les engrais.
Ces progrès remarquables reposent sur une politique cohérente, des investissements soutenus dans les infrastructures et une stabilité réglementaire affirmée, ayant permis au Maroc de mieux absorber les chocs externes, a fait observer M. Senhaji. Sur le plan des marchés de capitaux, les résultats sont particulièrement significatifs. Le marché marocain s’affirme désormais comme l’un des plus dynamiques du continent africain, soutenu par un écosystème financier performant et une culture d’innovation en plein essor. Le retour du Maroc dans la catégorie « Investment Grade » a suscité un vif intérêt lors des échanges.
Cette évolution traduit la vision de long terme du Royaume et sa capacité à faire face aux chocs externes, a souligné Yam Le Pallec, président de S&P Global Ratings, l’une des principales agences mondiales de notation financière. Cette reconnaissance renforce la confiance des investisseurs et consolide leur engagement à accroître leurs investissements au Maroc, a-t-il ajouté, estimant que le Royaume a su bâtir un marché de capitaux national solide et structuré.
« Le dynamisme et le momentum du Maroc sont véritablement impressionnants par rapport à d’autres pays », s’est-il félicité. La vocation du Maroc en tant que porte d’entrée vers l’Afrique n’a pas échappé aux investisseurs et responsables présents à cette conférence de haut niveau tenue à Londres.
Pour Samir Parkash, Directeur des risques à UK Export Finance (agence britannique de crédit à l’exportation), cette position stratégique ouvre d’importantes perspectives pour les entreprises britanniques. Le Maroc offre déjà de nombreuses opportunités dans des secteurs variés tels que les infrastructures, la santé, l’énergie, l’agriculture et le tourisme.
Il a souligné que les entreprises britanniques peuvent pleinement tirer parti de la position du Maroc comme passerelle vers l’Afrique mais aussi vers le Moyen-Orient. Le Maroc et le Royaume-Uni sont appelés à renforcer leur partenariat stratégique afin de saisir de nouveaux horizons de prospérité partagée, a indiqué M. Parkash, dont l’organisme gouvernemental soutient les entreprises britanniques dans leurs activités d’exportation et leurs investissements à l’international.
Rythmés par plusieurs réunions et sessions de networking, les MCMD 2026 ont également été marqués par une visite hautement symbolique à la Bourse de Londres, où la ministre de l’Économie et des Finances a sonné la cloche d’ouverture des marchés, au sein de l’une des places financières les plus importantes au monde.
Cette cérémonie traditionnelle a permis de mettre en lumière la profondeur du partenariat entre le Maroc et le Royaume-Uni, notamment entre les Bourses de Casablanca et de Londres. La complémentarité entre les deux places financières et le rôle croissant du Maroc comme porte d’entrée vers l’Afrique ont également été soulignés.









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