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​Un clasico sans Messi ni Ronaldo mais tout aussi chaud !




Pour la première fois depuis 2007, ni Lionel Messi ni Cristiano Ronaldo ne participeront au clasico entre le FC Barcelone et le Real Madrid dimanche. Une petite révolution qui ne semble néanmoins pas entamer l'engouement pour cette bouillonnante confrontation d'envergure planétaire.
Et les raisons de continuer à s'y intéresser sont multiples avant la 239e édition d'une rivalité vieille de plus d'un siècle dimanche au Camp Nou (16h15/15h15 GMT).
Sans Messi blessé jusqu'à la mi-novembre (bras fracturé) et sans Ronaldo parti à la Juventus Turin, le clasico est orphelin de ses deux meilleurs buteurs historiques: 26 buts pour l'Argentin, 18 pour le Portugais.
Mais vu l'intensité de la rivalité Barcelone-Madrid, personne ne croit à un match nul et vierge, un score enregistré une seule fois au XXIe siècle (en novembre 2002).
"C'est un gros match, il n'y a pas besoin de se poser 150 questions", a prévenu l'avant-centre madrilène Karim Benzema. "Il faut jouer notre football et surtout avoir l'envie de gagner, pas de faire match nul ou gérer un résultat."
Jadis résumée au duel Messi-Ronaldo, la menace offensive semble plus diffuse cette saison: Benzema et Luis Suarez sont en forme ascendante, Marco Asensio et Ousmane Dembélé ont beaucoup à prouver, Gareth Bale et Philippe Coutinho ont un statut de star à confirmer...
La question du moment, au Real Madrid, c'est l'avenir de Julen Lopetegui. Le technicien merengue a perdu énormément de crédit avec une série noire de cinq matches sans victoire et le succès 2-1 contre Plzen mardi en Ligue des champions n'a rien réglé.
Mais le Real, faute de candidat évident et pressé par le calendrier, a provisoirement maintenu le Basque: ce dernier joue sa peau dimanche au Camp Nou.
A l'inverse, le Barça a été collectivement excellent mercredi contre l'Inter Milan (2-0). De quoi faire figure de favori ?
Pas si vite, a répondu Ernesto Valverde: "Dans un tel match, malgré les dynamiques de chaque équipe, les écarts se réduisent, tout se resserre et on verra ici un grand Real Madrid", a souligné le technicien, dont l'avenir est tout aussi flou.
Arrivé en 2017, Valverde peut choisir de rester une troisième saison l'an prochain... ou bien de partir en juin, et pour l'instant, personne au Barça n'a levé le doute.
La crise merengue éclipse tout mais le clasico peut tout changer: une victoire dimanche ramènerait le Real à seulement un point du leader Barcelone!
"C'est une belle occasion pour nous à ce moment précis", a déclaré le milieu allemand Toni Kroos mardi à l'AFP. "Nous n'avons pas d'autre choix que de relever la tête et de montrer face à un grand adversaire combien nous sommes bons."
D'ailleurs, loin de l'habituelle Liga à deux têtes, les sept premiers se tiennent en seulement quatre points avant la 10e journée ce week-end.
Selon Gregorio Manzano, ancien entraîneur de l'Atlético, ce resserrement des niveaux peut s'expliquer par le départ de Ronaldo, par la fatigue des Mondialistes dans les grands clubs ou par l'assainissement des finances des clubs moyens, qui peuvent mieux recruter grâce à la mutualisation des droits télévisés.
"Nous avons vécu en Espagne le Siècle d'Or du football, nous avons admiré deux superbes joueurs, Cristiano Ronaldo et Messi, mais tout a une fin dans la vie. Il faut s'habituer à d'autres temps", a commenté le technicien lors d'un récent colloque de la fédération espagnole à Madrid.
Ces dernières saisons, la Ligue espagnole (LaLiga) présentait le clasico comme le match de clubs le plus suivi au monde avec environ 500 millions de téléspectateurs attendus dans 182 pays, de l'Amérique à l'Asie.
Ce chiffre pourrait croître dimanche en vertu d'un accord scellé cet été avec Facebook: le réseau social retransmet gratuitement et en direct les matches de la 1re division espagnole dans huit pays d'Asie du sud, dont l'Inde et ses 1,3 milliard d'habitants.
D'où les propos rassurants du président de LaLiga Javier Tebas, interrogé le mois dernier sur la perte que représentait Ronaldo pour le Championnat d'Espagne.
"Après le départ de Cristiano Ronaldo, nous avons parachevé plusieurs négociations pour les droits télévisés (à l'international) et personne ne nous a rien dit à ce sujet", a-t-il dit. Signe que la Liga et son joyau, le clasico, passionnent toujours.

​Les gains du Real en Ligue des champions


Le Real Madrid, vainqueur de Ligue des champions, a touché plus de 88,6 millions d'euros lors de la dernière édition de la C1 au cours de laquelle 1,412 milliard d'euros au total ont été distribués aux clubs ayant participé au moins aux barrages de l'épreuve.
Liverpool, finaliste malheureux, a reçu 81,2 millions d'euros tandis que les demi-finalistes, AS Rome, battu par les Reds, et le Bayern Munich, éliminé par le Real, ont perçu respectivement 83,8 M EUR et 70,4 M EUR.
"Les clubs qui ont participé à la phase de groupes de la Ligue des champions 2017-18 et les 10 éliminés lors des barrages se sont partagés plus de 1,412 milliard d'euros de versements de la part de l'UEFA", a indiqué l'instance dans un communiqué vendredi.
Les clubs éliminés en phase de poules ont touché entre 17,4 millions d'euros et 46,5 M EUR en fonction de leurs résultats, chaque participant étant assuré d'une prime uniforme de 12,7 M EUR.
Enfin, les clubs éliminés en barrages ont perçu entre trois millions et 10,2 M EUR, en fonction de leurs résultats.
"Dans le système de distribution en vigueur pour le cycle commercial 2015-2018, toutes les recettes nettes provenant des compétitions de clubs -y compris la vente de billets et de packages hôteliers pour les finales de Ligue des champions et de Ligue Europa, ainsi que pour la Supercoupe d'Europe- ont été centralisées et réaffectées aux clubs de Ligue des champions et de Ligue Europa", indique l'UEFA.

Samedi 27 Octobre 2018

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