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​Fermeté de l'ONU à l'égard des rebelles houtis au Yémen

Les raids aériens de la coalition font une cinquantaine de morts




​Fermeté de l'ONU à l'égard des rebelles houtis au Yémen
Le Conseil de sécurité de l'ONU a fait montre de fermeté en imposant mardi un embargo sur les armes contre les rebelles chiites au Yémen, mais le scepticisme demeure quant aux effets de cette première résolution depuis le début de la campagne aérienne saoudienne.
Le pays est soumis depuis vingt jours à des raids visant les rebelles houthis et leurs alliés, des militaires restés fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh. Les centaines de pertes civiles ont de nouveau été dénoncées par des responsables des Nations unies.
Les raids aériens et les combats ont fait 52 morts mardi, majoritairement des Houthis, dans le sud, selon diverses sources.
Signe de la déliquescence de l'Etat, des hommes armés de tribus sunnites du sud se sont emparés, dans le Golfe d'Aden, de l'unique terminal gazier du Yémen, celui de Belhaf, qui assure 30% des revenus publics.
La résolution de l'ONU somme les miliciens chiites de se retirer des zones qu'ils ont conquises depuis qu'ils ont lancé pendant l'été 2014 une offensive, à partir de leur fief dans le nord, qui leur a permis de s'emparer de la capitale Sanaa et de vastes régions du pays.
Quatorze des 15 pays membres du Conseil de sécurité ont voté en faveur de la résolution. La Russie s'est abstenue.
La résolution, mise au point par des pays du Golfe et parrainée notamment par la Jordanie, demande à "toutes les parties" au conflit de négocier dans les plus brefs délais une "cessation rapide" des hostilités.
Mais elle n'impose pas à la coalition arabe qui combat les Houthis, soutenus par l'Iran, de suspendre les raids aériens.
Le Conseil de sécurité s'était contenté jusqu'ici de proclamer son soutien au président légitime Hadi, réfugié en Arabie saoudite. Avant le début de la campagne aérienne, il avait imposé des sanctions contre deux commandants houthis et contre l'ex-président Saleh. Le gel de leurs avoirs et l'interdiction de voyage n'ont pas infléchi ces acteurs de la crise yéménite dans leur conquête du pouvoir.
Mais le Yémen compte déjà plus de 40 millions d'armes et les Houthis ne voyagent pas régulièrement, ni ne disposent d'importants comptes bancaires à l'étranger.
Les expatriés continuent à fuir la guerre. L'ambassadeur américain à Djibouti Tom Kelly a indiqué mardi que 178 Américains et 125 non-Américains étaient à ce jour arrivés à Djibouti à bord de 12 bateaux et d'un avion.
Par ailleurs, Al-Qaïda au Yémen a annoncé la mort d'un de ses idéologues en chef, Ibrahim al-Rubaish, tué lundi dans une attaque par un drone américain. 

Jeudi 16 Avril 2015

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1.Posté par El Kenz le 16/04/2015 18:07
Fermeté de l' Onu contre les opposants au régime Yéménite, soutien de cette même Onu aux opposants au régime Syrien, c'est à ne comprendre? Cette organisation n'a plus de crédibilité depuis qu' elle est passée au statut d' arrière chambre du pays de l' oncle Sam.

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