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Un projet de résolution sur Idleb discuté à l'ONU




Des discussions ont débuté cette semaine entre certains membres du Conseil de sécurité de l'ONU sur un projet de résolution réclamant un cessez-le-feu à Idleb en Syrie, à l'initiative du Koweït, de l'Allemagne et de la Belgique, selon des diplomates.
Le projet vise aussi à faire cesser les attaques contre des installations médicales dans cette région du nord-ouest de la Syrie et à réclamer aux belligérants une protection des civils et du personnel médical, selon les mêmes sources.
Les affrontements entre les forces du régime d'un côté, soutenues par l'aviation russe, et des jihadistes et des rebelles de l'autre redoublent dans cette région alors que le pouvoir cherche à en reprendre le plein contrôle. "Nous avons besoin d'une résolution robuste", a souligné un diplomate occidental sous couvert d'anonymat, en jugeant que la Russie devait être mise au pied du mur pour que les exactions contre les civils et les installations civiles cessent. Une première session entre les 15 membres du Conseil de sécurité devrait se tenir avant la fin de la semaine, selon une autre source diplomatique.
Ces dernières années, Moscou a souvent eu recours à son droit de veto au Conseil de sécurité pour s'opposer à des résolutions de l'ONU sur la Syrie. Depuis le printemps, Koweït, Allemagne et Belgique, en charge du volet humanitaire des actions onusiennes en Syrie, ont multiplié les réunions du Conseil de sécurité pour faire pression sur Moscou et obtenir un changement de dynamique, en vain. Fin juillet, dix membres du Conseil de sécurité (Allemagne, France, Belgique, Royaume-Uni, Etats-Unis, Indonésie, Koweït, Pérou, Pologne et République dominicaine) étaient allés voir le secrétaire général de l'ONU pour l'ouverture d'une enquête interne sur les attaques visant des installations soutenues par l'ONU. "La Russie était furieuse", selon un diplomate.
Le Conseil de sécurité devait entendre hier des rapports sur la situation humanitaire en Syrie et sur l'évolution de la médiation politique menée par l'émissaire de l'ONU pour la Syrie, Geir Pedersen. Déclenchée en 2011 par la répression par le pouvoir de manifestations pro-démocratie, la guerre en Syrie a fait plus de 370.000 morts.

Vendredi 30 Août 2019

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