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Suisse : Reprise de l'économie malgré une récession de quelques mois




Malgré une période de récession entre fin 2008 et 2009, la Suisse connait de nouveau une reprise économique fulgurante par rapport à plusieurs pays européens, qui se débattent toujours dans une importante crise financière et un chômage grandissant, soulignent les analystes helvétiques.
En effet, le succès de l'économie suisse repose sur une production à haute valeur ajoutée et sur une main d'œuvre hautement qualifiée. Parmi les secteurs de pointe, on cite la microtechnique, la haute technologie, la biotechnologie, la banque et les assurances, ainsi que l'industrie pharmaceutique.
La majorité des travailleurs sont actifs dans le secteur tertiaire et dans les petites et moyennes entreprises.
Les Suisses veulent concilier leur activité économique avec la préservation de l'environnement, c'est pourquoi, les politiques de l'énergie et des transports mises en place au cours des dernières années sont axées sur la durabilité.
Suivant une évolution commune à la plupart des pays industrialisés, la structure de l'économie suisse s'est considérablement modifiée vers la fin du 20ème siècle, le nombre d'agriculteurs ayant par exemple diminué de 25 % entre 1985 et 1995.
Les secteurs-clés traditionnels, comme la construction ou la fabrication de machines-outils, ont commencé à décliner aussi, tandis que la plupart des branches du secteur tertiaire continuaient à se développer.
En 2008, le secteur des services regroupait 73 % de la population active contre 23 % pour le secteur de l'industrie et de l'artisanat, alors que seuls 4 % de la population étaient encore actifs dans le domaine de l'agriculture et de la sylviculture.
Parmi les secteurs de pointe promis à un essor économique au cours des prochaines années, les analystes citent notamment la biotechnologie, la biologie moléculaire et la technologie médicale.
Grâce à ses instituts fédéraux de technologie, ses centres de recherche et l'appui de l'industrie pharmaceutique, la Suisse bénéficie d'excellentes conditions pour développer ces disciplines.
Les entreprises suisses sont très compétitives au niveau international dans certains secteurs puisque plus de 90 % des biens et services sont exportés. Les plus connus sont les montres, le chocolat et le fromage.
Néanmoins, la mécanique, l'électrotechnique et la chimie représentent à elles seules plus de la moitié des revenus suisses d'exportation.
La Suisse est l'un des principaux exportateurs de produits, tels que les machines textiles, les machines à papier, le matériel d'imprimerie, les machines-outils de précision (perçage des métaux), les ascenseurs et escalators, le matériel de conditionnement et les chemins de fer à crémaillère.
Toutefois, plusieurs éléments, qui entrent dans la composition de ces produits, sont désormais fabriqués à l'étranger. La Suisse excelle également dans les exportations invisibles, notamment les conseils en gestion, les assurances et le tourisme.
Les principaux partenaires commerciaux de la Suisse sont dans l'ordre l'Allemagne, l'Italie, la France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni. En 2008, la Suisse a réalisé 60,9 % de ses exportations et 78,8 % de ses importations avec l'Union européenne. Ceci malgré le fait que la population suisse se soit délibérément prononcée pour rester en dehors de l'UE.
D'autre part, les banques sont les acteurs principaux de la place financière helvétique, leur activité privilégiée, étant la gestion de fortune.
Avec 11.300 milliards de francs d'actifs administrés, les banques suisses sont ainsi en charge de près de 10 % de la fortune globale gérée à travers le monde.
Seules les banques des Etats-Unis (49.200 milliards sous gestion) et celles du Royaume-Uni (13.400 milliards) font mieux.
En ce qui concerne la gestion transfrontalière de fortunes de clients privés, la Suisse est même le premier acteur mondial, avec 2.300 milliards d'actifs sous gestion.
Les seconds protagonistes de la place financière sont les assureurs, ces derniers réalisant près de 70 % du volume de leurs primes à l'étranger, ce qui témoigne là aussi d'un niveau d'internationalisation élevé. La réassurance, activité qui consiste, pour un assureur, à assurer d'autres sociétés d'assurance, est devenue leur domaine de prédilection et la Suisse occupe le quatrième rang mondial en matière de réassurance.
Hormis cela, la place financière helvétique s'est également hissée à une position importante au niveau international dans les domaines du négoce des devises, du négoce des matières premières et de la gestion des fonds.
En revanche, elle ne joue qu'un rôle mineur dans les secteurs de la gestion des fonds de placement, de la gestion institutionnelle de fortune, de la banque d'investissement, de la banque commerciale et des services bancaires aux entreprises.


MAP
Mercredi 29 Décembre 2010

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