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La mort est violente, et malgré les jours, les années, elle reste à jamais marquée là au fond … J’avais alors sept ans, que sept ans, et j’ai su ce qu’elle coûtait, maudite comme elle est. C’était arrivé lorsque je vivais avec mes grands-parents à Casablanca le jour de mariage de mon oncle …
Avec toute l’innocence d’une fillette, je dessinais tranquillement au coin de la chambre lorsque j’entendis des toux graves, des gémissements successifs et des cris de douleur venant du séjour. Je fus prise de panique et n’osai pas appeler ma grand-mère, qui, elle, se préparait en haut pour la fête.
Je découvris alors que c’était mon cher grand-père qui étouffait, seul et abandonné. Cela fait déjà des mois que je le sentais plus faible, moins dynamique. Et le voilà en train de payer son passage dans l’autre rive, celle où les âmes ne sont plus tourmentées … C’était étrange, je me suis toujours vue comme une « sauveuse », ce jour-là, je ne pus pas bouger, mais au dernier moment, je hurlai. Je hurlai de toutes mes forces contre moi, contre Dieu, contre la mort…En attendant mon cri, grand-mère accourut, mais il était trop tard. Je m’enfouis sous mes draps pendant les trois jours du deuil et je regrettais mon Grand-père souriant, généreux, mon grand-père que j’aimais, que j’aime et que j’aimerais à jamais dans ce monde injuste …
Aujourd’hui, en 2009, on est très loin du jour maudit, mais cette mort, je la porterai toujours dans mon cœur. Cet événement m’a complètement transformée, je suis devenue plus responsable, plus généreuse, plus indépendante.
Je pris la place de mon cher. Aussi, j’appris que la vie me cachait des surprises et je m’y attends.
* Elève à Marrakech
Avec toute l’innocence d’une fillette, je dessinais tranquillement au coin de la chambre lorsque j’entendis des toux graves, des gémissements successifs et des cris de douleur venant du séjour. Je fus prise de panique et n’osai pas appeler ma grand-mère, qui, elle, se préparait en haut pour la fête.
Je découvris alors que c’était mon cher grand-père qui étouffait, seul et abandonné. Cela fait déjà des mois que je le sentais plus faible, moins dynamique. Et le voilà en train de payer son passage dans l’autre rive, celle où les âmes ne sont plus tourmentées … C’était étrange, je me suis toujours vue comme une « sauveuse », ce jour-là, je ne pus pas bouger, mais au dernier moment, je hurlai. Je hurlai de toutes mes forces contre moi, contre Dieu, contre la mort…En attendant mon cri, grand-mère accourut, mais il était trop tard. Je m’enfouis sous mes draps pendant les trois jours du deuil et je regrettais mon Grand-père souriant, généreux, mon grand-père que j’aimais, que j’aime et que j’aimerais à jamais dans ce monde injuste …
Aujourd’hui, en 2009, on est très loin du jour maudit, mais cette mort, je la porterai toujours dans mon cœur. Cet événement m’a complètement transformée, je suis devenue plus responsable, plus généreuse, plus indépendante.
Je pris la place de mon cher. Aussi, j’appris que la vie me cachait des surprises et je m’y attends.
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