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Malgré une rébellion, Boris Johnson fait adopter ses restrictions post-confinement



Le Premier ministre britannique Boris Johnson a réussi à faire adopter mardi au Parlement de strictes restrictions contre le nouveau coronavirus après le confinement en Angleterre, malgré une rébellion de députés de son camp conservateur, inquiets de leur impact. Après un mois de confinement, la province britannique d'Angleterre est retourné mercredi à son ancien système d'alerte locale à trois niveaux, après un vote remporté à 291 voix contre 78 à la chambre basse du Parlement. "Nous nous félicitons du vote de ce soir qui met fin au (confinement) et ramène l'Angleterre vers un système de restrictions locales", a indiqué un porteparole du Premier ministre, "cela permettra de préserver les progrès réalisés au cours du mois dernier et de garder le virus sous contrôle". Cet ensemble de mesures très restrictives, qui concernent près de 99% de la population anglaise, a été adopté mardi soir malgré une rébellion de 55 députés conservateurs et l'abstention de 16 autres. C'est la plus grosse rébellion subie par Boris Johnson depuis son élection, lui qui avait déjà dû faire face en octobre au mécontentement de 42 Tories lorsqu'il avait imposé un couvre-feu à 22H00 aux pubs et aux restaurants. En amont du vote, Boris Johnson avait essayé de calmer la colère des Tories rebelles, leur demandant d'être "réalistes" et "d'accepter (le fait) qu'il n'y a pas encore de vaccin", qui seul permettra un retour à une vie normale". "D'ici là, nous ne pouvons pas nous permettre de nous relâcher, particulièrement durant les mois froids de l'hiver", a-t-il ajouté. Car "si le virus est contenu, il n'a pas été éradiqué", malgré le repli amorcé par les contaminations. Grâce à sa majorité confortable de 80 sièges, le Premier ministre a pu tout de même remporter le vote à la Chambre des Communes, bénéficiant aussi de l'abstention du Parti travailliste, principale formation d'opposition, qui a refusé pour la première fois depuis le début de la pandémie d'apporter son soutien à la stratégie du gouvernement. Tout en admettant que des restrictions restaient nécessaires, le chef du Labour, Keir Starmer, a estimé insuffisant le soutien financier de l'exécutif pour les zones les plus touchées et exprimé des doutes sur l'efficacité des nouvelles mesures en l'absence d'un système de traçage efficace. En vertu du système d'alerte locale à trois niveaux, décidés selon la prévalence du virus, près de 99% des 56 millions d'habitants de l'Angleterre continueront à vivre sous de strictes restrictions, comme la fermeture des pubs et restaurants dans les régions les plus touchées, ou l'interdiction pour différents foyers de se fréquenter à l'intérieur sur la grande majorité du territoire. "Ce n'est pas un nouveau confinement", a insisté Boris Johnson, soulignant qu'il sera possible de quitter son domicile "pour n'importe quelle raison" et que tous les commerces non essentiels allaient rouvrir. Sans réussir à convaincre les députés mécontents, l'exécutif avait publié lundi une étude d'impact des nouvelles restrictions, le jour même de l'annonce de la faillite du groupe de prêt-à-porter Arcadia, qui emploie 13.000 personnes. Cette étude reconnait que les mesures engendreront des "coûts importants" pour l'économie, mais souligne que les conséquences d'un virus hors de contrôle seraient "bien pires" pour la santé publique. L'épidémie de nouveau coronavirus a tué près de 58.500 personnes au Royaume-Uni, pays le plus endeuillé d'Europe qui dénombre plus de 1,6 million de cas positifs. Le gouvernement britannique et les dirigeants de l'Ecosse, du Pays de Galles et de l'Irlande du Nord, qui décident chacun de leur stratégie face à la crise sanitaire, se sont mis d'accord pour autoriser les réunions en famille et entre amis autour de Noël. Trois foyers maximum pourront se réunir du 23 au 27 décembre.

Libé
Mercredi 2 Décembre 2020

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