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Le nouveau report apporte un peu d'accalmie aux cours du pétrole, qui sont repartis légèrement à la baisse vendrediSon chef de la diplomatie Marco Rubio est par ailleurs arrivé en France, selon un journaliste de l'AFP, pour le second jour d'une réunion du G7, au cours de laquelle il devrait pousser ses homologues à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz.
C'est pour forcer l'accès à cette voie névralgique du commerce mondial d'hydrocarbures que le président américain a menacé de détruire les centrales électriques en Iran.
Mais "à la demande du gouvernement iranien", il a décalé son ultimatum "jusqu'au lundi 6 avril à 20H00, heure de Washington" concernant la destruction de centrales électriques en Iran, a-t-il annoncé jeudi.
Ce nouveau report apporte un peu d'accalmie aux cours du pétrole, qui sont repartis légèrement à la baisse vendredi. Référence mondiale, le prix du baril de Brent de la mer du Nord redescendait aux alentours de 107 dollars, restant néanmoins plus de 40% plus cher qu'avant le conflit.
A la satisfaction du président américain, l'Iran a, selon lui, laissé passer "dix navires" par Ormuz.
Depuis plusieurs jours, Donald Trump alterne entre menaces de frapper plus fort l'Iran et assurances que le conflit va bientôt se terminer.
"Les discussions se poursuivent et, contrairement à ce que disent les médias menteurs (...), elles se passent très bien", a-t-il déclaré sur son réseau Truth Social.
Téhéran refuse d'utiliser à ce stade le terme de "discussion", mais, selon une source anonyme, citée jeudi par l'agence de presse Tasnim, l'Iran a transmis "officiellement" et "à travers des intermédiaires" une réponse au plan américain constitué de 15 points.
Il a fixé des conditions à une cessation des hostilités et attend désormais "un retour de l'autre partie".
Pendant ce temps, les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont dit avoir ciblé vendredi avec missiles et drones des cibles militaires et énergétiques en Israël et dans les pays du Golfe, hébergeant des bases militaires américaines.
Les autorités du Koweït ont annoncé que le principal port de l'émirat avait été visé à l'aube par une attaque de drones "ennemis" qui a provoqué des dégâts matériels.
Frappes au cœur de Téhéran
Samedi marquera le premier mois de la guerre, déclenchée par l'offensive conjointe des Etats-Unis et d'Israël contre l'Iran le 28 février et étendue depuis à l'ensemble du Moyen-Orient, alimentant les craintes pour l'économie mondiale et l'approvisionnement en pétrole et en gaz.
En Asie, très dépendante des hydrocarbures du Golfe, l'Inde a ainsi décidé vendredi de réduire les taxes perçues sur les carburants pour empêcher une hausse des prix à la pompe. Et, face aux incertitudes, le Japon s'apprête à assouplir temporairement ses restrictions sur les centrales à charbon.
Si Washington semble chercher une porte de sortie diplomatique à la guerre, Israël montre sa détermination à intensifier sa campagne militaire avec de nouvelles frappes vendredi sur Téhéran et la banlieue sud de Beyrouth.
L'armée israélienne a de nouveau mené des frappes d'ampleur dans la capitale iranienne, ciblant des sites "utilisés par l'Iran pour produire des armes, principalement des missiles balistiques". Elle a également annoncé avoir "frappé diverses cibles liées aux dispositifs de puissance de feu du régime" dans l'ouest de l'Iran, dont "des lanceurs de missiles et des sites de stockage de missiles.
Des explosions ont par ailleurs été entendues et de la fumée vue dans le sud de la capitale libanaise, considéré par Israël comme un fief du Hezbollah.
Le Liban a été entraîné le 2 mars dans le conflit par les représailles à l'assassinat du guide suprême iranin Ali Khamenei du mouvement pro-iranien sur Israël et paie un lourd tribut, avec plus de 1.100 morts, selon les autorités, et plus d'un million de personnes déplacées.
Israël reste à ce jour silencieux sur les échanges menés entre Washington et l'Iran, via le Pakistan, pour faire cesser les combats.
La tactique israélienne de Benjamin Netanyahu, de combattre à la fois en Iran et au Liban, ne fait cependant plus consensus, le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, ayant critiqué des combats "sans stratégie, sans les moyens nécessaires et avec beaucoup trop peu de soldats".
Le porte-parole de l'armée israélienne Effie Defrin a de fait reconnu jeudi soir que l'armée israélienne avait besoin de "forces supplémentaires".







