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Les manifestants maintiennent la pression sur le pouvoir en Irak



Les manifestants coupent de nouveau mardi des routes et maintiennent la plupart des administrations fermées dans le sud de l'Irak pour protester contre toute nomination d'un Premier ministre ayant déjà été aux affaires, selon des correspondants de l'AFP. Depuis plus de deux mois, les Irakiens conspuent dans la rue une classe politique qu'ils accusent d'être "corrompue", "incompétente", et inféodée à l'Iran, une crise qui a entraîné début décembre la démission du gouvernement d'Adel Abdel Mahdi. Pour le remplacer, les factions pro-Iran proposaient Qoussaï alSouheil, un ministre démissionnaire, mais ce choix était notamment rejeté par les manifestants et le président Barham Saleh, provoquant ces derniers jours une paralysie des tractations qui ont fini par reprendre mardi. Le parti sunnite du chef du Parlement Mohammed al-Halboussi a annoncé avoir lâché M. Souheil, appelant ses alliés pro-Iran à proposer un nouveau nom. Aussitôt, alors qu'a émergé celui d'Assaad al-Aïdani, gouverneur de Bassora et affilié à un parti pro-Iran, sa province pétrolière du sud s'est soulevée. Des manifestants ont en effet bloqué mardi les routes menant aux ports, notamment d'Oum Qasr, vital pour les importations, a constaté un correspondant de l'AFP. Les routes sont également coupées à Nassiriya, Diwaniya, alHilla, Kout et dans la ville sainte chiite de Najaf, tandis que des piquets de grève empêchent les fonctionnaires de rejoindre leurs postes et bloquent les portes des écoles. Depuis dimanche --qui a marqué la fin du délai constitutionnel pour désigner un Premier ministre- -, la révolte entamée il y a près de trois mois a connu un nouveau regain de mobilisation après quelques semaines d'accalmie. En dépit des assassinats, attentats et enlèvements de militants, en dépit de près de 460 morts et 25.000 blessés dans la répression des manifestations, les Irakiens sont de nouveau dans la rue. Ils rejettent notamment une classe politique qui refuse selon eux de céder la place à la jeunesse --majoritaire dans le pays mais aussi deux fois plus touchée par le chômage. Mardi, de nouveau, le Parlement devait se réunir pour examiner une loi électorale qui doit ouvrir la voie à un tel renouvellement, mais il n'est pas parvenu lundi à ouvrir sa séance faute de quorum.

Libé
Mardi 24 Décembre 2019

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