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Le rebond de l’économie nationale plus important que prévu en 2021

Rétablissement progressif et significatif de l’activité économique


Libé
Dimanche 24 Octobre 2021

Le rebond de l’économie nationale plus important que prévu en 2021
La reprise de l’économie nationale s’annonce beaucoup plus robuste que prévu en 2021, selon les derniers chiffres publiés par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).

Les avancées enregistrées en matière de vaccination, les mesures de relance engagées et les résultats très positifs de la campagne agricole ont grandement contribué au rétablissement progressif et significatif de l’économie nationale, a expliqué la DEPF dans sa note de conjoncture du mois d’octobre 2021 (N°26).

Cette évolution favorable trouve également ses raisons dans le « net redressement de certains secteurs non agricoles, plus particulièrement celui des BTP, des industries manufacturières et de l’énergie électrique en parallèle avec le maintien de l’évolution positive du secteur extractif », a affirmé ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances.

Après plus d’une année d’évolution négative sous l’impact de la crise Covid-19, les indicateurs du secteur touristique et du transport laissent présager un redressement à partir de mi-juin, consécutivement à la réouverture progressive des frontières nationales.

Selon la DEPF, « la réouverture des frontières nationales à la mi-juin 2021, conjuguée aux mesures exceptionnelles de l’opération Marhaba 2021, a engendré un accroissement à deux chiffres du nombre des arrivées touristiques à fin août 2021 ».

Du côté de la demande intérieure, il ressort de ladite note de conjoncture que la  consommation des ménages aurait poursuivi son redressement courant 2021.

D’après la note, cette évolution est le résultat de l’orientation favorable des revenus, en ligne avec la réalisation d’une très bonne campagne agricole, de la reprise des créations d’emplois (+215.000 emplois rémunérés au deuxième trimestre 2021), du redressement des crédits à la consommation (+1,5% à fin août 2021), de la bonne tenue des transferts des MRE (+45,7% à fin août 2021) ainsi que de la maîtrise du niveau général des prix (+1% à fin août 2021), peut-on lire. 

A la lecture des données, il ressort que la même tendance apparaît au niveau de l’investissement, stimulée par la poursuite du redressement des importations des biens d’équipement et la hausse des recettes des IDE qui ont progressé respectivement de +14,4% et +16% à fin août 2021.

Cette évolution est aussi en phase avec « l’accroissement de l’investissement budgétaire (+8% à fin septembre 2021), quoique les crédits à l’équipement soient en baisse (-4,3% à fin août 2021) », a précisé la Direction.

Commentant l’évolution des échanges extérieurs, la DEPF a fait état d’un niveau record de 201,2 milliards de dirhams des exportations marocaines au cours des huit premiers mois de l’année 2021, comparativement aux cinq dernières années.

Selon la note de conjoncture, « cette hausse a concerné l’ensemble des secteurs et plus particulièrement celui de l’automobile qui a atteint un niveau record jamais enregistré durant la même période, celui des phosphates et dérivés, et celui du textile et cuir ».

Dans le même temps, la hausse des importations s’est pour sa part poursuivie pour l’ensemble des produits (+23,2%).

« Ces évolutions se sont soldées par un taux de couverture en légère amélioration et un niveau des avoirs officiels de réserve permettant de couvrir 6 mois et 28 jours d’importations de biens et services », a souligné la même source.

En ce qui concerne les finances publiques, le déficit budgétaire s’est atténué de 2,3% pour s’établir à 42,4 milliards de dirhams.

Comme précisé dans le document, « cette évolution incorpore, essentiellement, un accroissement des recettes ordinaires (+11,8%), plus important que celui des dépenses ordinaires (+7,8%), compte tenu d’un excédent des comptes spéciaux du Trésor de 9 milliards de dirhams », a relevé la DEPF.

Comparé à 2020 et en dépit de l’accélération des crédits aux ménages, la croissance des crédits bancaires a pour sa part connu un ralentissement suite à la décélération des crédits aux sociétés non financières, a fait savoir la DEPF.
Soulignons enfin l’amélioration significative des indices boursiers MASI & MADEX par rapport à fin décembre 2020.

A fin septembre 2021, ces deux indices se sont établis respectivement à 13.186,83 et 10.723,19 points, traduisant une hausse trimestrielle de 6,3% chacun après une augmentation de 8,1% chacun au deuxième trimestre 2021.

Alain Bouithy
 
 


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