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Le modèle de croissance s’avère de moins en moins inclusif pour l’emploi




Le modèle de croissance s’avère de moins en moins inclusif pour l’emploi
Le modèle de croissance s’est avéré de moins en moins inclusif par l’emploi durant l'année écoulée, d’autant plus qu’une proportion importante des postes créés concerne des emplois faiblement qualifiés et précaires, a souligné le Conseil économique, social et environnemental (CESE) dans son rapport annuel 2017, rendu public récemment.
Ces emplois ne peuvent, par conséquent, constituer de véritables vecteurs d'ascension sociale, fait remarquer le CESE qui indique que le marché du travail en 2017 a permis la création de 86.000 emplois nets, au lieu d'une perte de 37.000 postes un an auparavant. A l'exception de l'agriculture, tous les autres grands secteurs ont connu des créations moins importantes qu’en 2016, relève la même source, ajoutant que dans ce contexte, le taux de chômage a atteint 10,2% à fin 2017 au lieu de 9,9% en 2016 et ce, malgré un recul du taux d’activité, rapporte la MAP
Par ailleurs, le rapport fait ressortir que les jeunes continuent de pâtir de grandes difficultés en matière d’accès à l’emploi, leur taux de chômage représentant 2,6 fois la moyenne nationale et dépasse les 40% en milieu urbain. Cette situation renvoie, notamment, à l’impact limité des différents programmes d’insertion des jeunes et interpelle sur la nécessité d’une vision globale, intégrée et de long terme pour l’emploi des jeunes, explique le CESE, notant que dans le même sens, la faiblesse de l’entrepreneuriat contribue à réduire le champ d’opportunités d’emploi pour les jeunes.
En effet, les différentes entraves auxquelles font face les jeunes porteurs de projets font que le taux de création d’entreprises reste limité au Maroc, d’autant plus que la proportion d’individus appelés "entrepreneurs par nécessité" ayant opté pour l’entrepreneuriat comme dernier ressort en l’absence d’opportunités dans le salariat demeure significative au Maroc, fait savoir le rapport. Quant à la branche de l’économie sociale et solidaire, souvent présentée comme l’une des solutions envisageables pour hisser le degré d’inclusion de l’économie, force est de constater que davantages d’efforts restent à déployer dans ce domaine, estime le CESE, relevant qu'en dépit de la mise en place de la stratégie nationale de l’économie sociale et solidaire sur la période 2010 – 2020 et à deux années de son échéance, le secteur ne contribue, actuellement, qu’à hauteur de 2% au PIB, loin de l’objectif de 3,9% prévu pour 2020 et n’emploie que 5,5% de la population active au lieu des 7,5% prévus.  En outre, les réalisations du secteur montrent que son impact sur l’inclusion des diplômés et des femmes reste en deçà du potentiel puisqu’il n’emploie que 2% des diplômés, tandis que seulement 14,5% des coopératives sont féminines.

Jeudi 27 Septembre 2018

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