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Le Polisario va-t-il se hasarder à jouer les trublions à Abidjan ?

La présence de S.M le Roi au Sommet UE-UA barre la route aux séparatistes et à leurs protecteurs




 Le Polisario assistera-t-il en tant que tel au cinquième Sommet entre l'Union africaine et l'Union européenne (UA-UE) qui se tiendra les 29 et 30 novembre 2017 à Abidjan, en Côte-d'Ivoire ? Une minorité de pays africains (13 sur plus de 50 pays) qui soutiennent encore les séparatistes continue d’imposer sa tyrannie au sein de l’UA au détriment de la majorité des pays africains qui n’ont jamais reconnu ou qui ont retiré leur reconnaissance de la pseudo-RASD.
D’après Moussaoui Ajlaoui, chercheur à l’Institut des études africaines relevant de l’Université Mohammed V à Rabat, le pays hôte, à savoir la Côte-d’Ivoire qui ne reconnait pas cette entité fantoche, ne peut pas empêcher sa présence à ce Sommet, car au cas où elle le fait, l’UA applique les articles 4 et 5 de la décision prise en janvier 2017 par la réunion que son Conseil exécutif a tenue à Addis-Abeba et privera la Côte-d’Ivoire d’abriter le Sommet. Ainsi le paragraphe 4 stipule le Conseil exécutif « réaffirme le  droit  de  tous  les  Etats  membres  de  participer  indistinctement  à  toutes  les  réunions,  activités  et  manifestations  organisées  dans  le  cadre  des partenariats auxquelles l’UA participe », et que le paragraphe 5 stipule que « tous les Etats membres qui ne se conforment pas aux dispositions de  la  décision  précitée  seront  privés  du  privilège  d’accueillir  les  réunions conformément à l’article 23 de l’Acte constitutif ».
Notre interlocuteur nous a également affirmé que l’UE a déjà confirmé qu’elle ne reconnaissait pas la pseudo-RASD et que c’est à l’UA de résoudre ce problème.
« Je crois qu’il y a un compromis dans cette affaire », nous a-t-il confié, en avançant que le Polisario ne sera peut-être pas présent de manière officielle comme ce fut d’ailleurs le cas lors de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD) tenue à Maputo au Mozambique en août dernier. Pour mémoire, ce pays avait tenté d’imposer la participation du Polisario à ce Sommet, mais vu le refus du Japon qui ne reconnaît pas ce pseudo-Etat et la protestation du Maroc, le pays hôte a décidé d’incorporer les séparatistes à la délégation mozambicaine. Ce fut un camouflet cinglant pour les séparatistes et les pays qui les appuient. Le chercheur marocain n’a néanmoins pas écarté la possibilité qu’il y ait des surprises lors du  Sommet d’Abidjan.  
Il a rappelé dans ce sens deux discours de S.M le Roi Mohammed VI. Il s’agit de son message au 27ème Sommet de l'Union Africaine à Kigali tenu en juillet 2016 et dans lequel il avait mis les points sur les i en faisant savoir que le retour du Royaume au sein de sa famille institutionnelle africaine ne signifiait absolument pas qu’il reconnaissait la pseudo-RASD. De plus, le Souverain  a ajouté le chercheur marocain, avait également mis l’accent dans son discours historique à Addis Abeba en janvier 2017 que le Royaume ne sera pas un facteur de division en Afrique  en précisant que « cette décision de retour, réfléchie et longuement mûrie, émane de toutes les forces vives du Royaume. Par cet acte historique et responsable, le Maroc compte œuvrer, au sein de l’UA, en vue de transcender les divisions ».
 « Quelle valeur ajoutée une entité dépourvue de souveraineté et qui ne vit que des subventions internationales peut-elle apporter au sommet UA-UE ? », s’est interrogé Moussaoui Ajlaoui pour qui  la présence ou l’absence du Polisario ne peut rien apporter car « celui qui n’a rien ne peut rien donner ».
Il estime donc que le temps est venu pour l’UA de se pencher sérieusement sur cette question qui divise les pays africains et de mettre fin, une fois pour toutes, à une situation paradoxale et inédite. Pour lui, l’UA  est dans l’obligation de résoudre deux paradoxes insoutenables concernant l’existence d’un Etat fantoche en son sein. Le premier est qu’il s’agit d’«une entité qui n’est reconnue que par une poignée d’Etats africains ; une situation paradoxale qui n’existe dans aucune des organisations régionales ». Le deuxième paradoxe est que « l’UA reconnait la RASD, mais soutient en même temps le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. C’est un paradoxe juridique flagrant. Je crois que les autorités marocaines insistent sur cet aspect ».
Il convient de rappeler que les dirigeants africains et européens se pencheront lors de ce Sommet sur l'avenir des relations entre l'UE et l'Afrique, et mettront l'accent sur l'investissement dans la jeunesse. D'autres priorités du partenariat UE-Afrique seront également examinées. Il s’agit en l’occurrence de la paix et la sécurité, de la gouvernance, notamment la démocratie, des droits de l'Homme, des migrations et de la mobilité, de l'investissement et du commerce, du développement des compétences et de la création d'emplois.

Mourad Tabet
Mardi 28 Novembre 2017

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1.Posté par lahcen le 28/11/2017 05:28
Un mouvement paramilitaro Algériens crée de toute pièce par le régime militaire algérien financé pour un seul but de diviser et de déstabiliser le Maroc.
Mais ça,c est dans leurs rêves...
On le voit très bien leurs relais mediato propagandistes dans les réseaux sociaux sous enfumages pseudo républicains marocains sont tous pour le polisario ,et bien sur vous savez qui payent derrière ,le grand patron.
En réalité le Maroc commence a les inquiéter , tout les moyens sont bons pour tenter de contrecarrer les avancer de notre pays ,donc méfiance...

2.Posté par Hamid le 28/11/2017 08:08
Bien-sûr là je parle de pouvoir politique et non du peuple algérien frère ....
Selon le journal électronique «Tamurt.info», le budget alloué par le régime algérien au financement du Front Polisario «est inconnu des dirigeants politiques algériens. Seul le DRS est au courant». Et d’ajouter que «personne n’est en mesure d’apporter le moindre nombre, même approximatif, de «milliards» que verse l’Algérie aux responsables du Polisario. Aucun député, ni ministre ne peut percer ce secret. Ce budget échappe à tout contrôle des politiciens et reste toujours un mystère».
Le témoignage d’un ex-Premier ministre algérien recueilli par le journal électronique «Tamurt.info» est on ne peut plus éloquent. «Le budget que verse l’Algérie au profit du Polisario, rien que pour agacer le Maroc, dépasse l’entendement, mais il reste toujours secret». «J’étais Premier ministre et je ne savais rien de ce qui se tramait au sujet du financement qui leur a été alloué durant les années 1990, c’est-à-dire durant la crise financière que l’Algérie traversait, mais je sais que ce budget est supérieur à ce que tout le monde pense», a-t-il ajouté. Aucun journaliste ni politicien algérien ne peut aborder ce sujet ni y faire allusion. Le sujet est tabou. Et personne ne connaît le nombre de milliards de dollars que le régime a gaspillés pour financer cette organisation séparatiste depuis sa création au début des années 70 du siècle passé.
Les données avancées en 2011 estiment que l’argent ainsi gaspillé s’élève à plus de 60 milliards de dollars, juste pour réaliser un rêve chimérique, celui de créer un Etat fantôme au Sahara marocain. Durant l’année en cours, le régime algérien a accordé 300 millions de dollars au Polisario pour financer l’achat de missiles antichars et air-air.
Le chiffre est énorme. Mais étalé sur quarante ans, il semble crédible. Pour le journal Algérie Times et son chroniqueur Hafid Bougara, «quarante ans de folles gesticulations au service d’un projet séparatiste fantoche au sud du Maroc auraient coûté 250 milliards de dollars à l’oligarchie militaro-politique au pouvoir, d’après les estimations d’experts algériens.»

Le chroniqueur qui a souvent des informations émanant de sources bien informées explique que «les budgets colossaux mis à la disposition d’une poignée de représentants des séparatistes, lobbies et médias, au grand dam du peuple algérien n’ont jusque-là servi à rien».

Parmi les actions financées par Alger, il faut citer le dernier fait en date. Dimanche 3 août 2014, on a lancé en Algérie l’ouverture d’une université d’été pour les cadres du Polisario. Il s’agit là d’une initiative d’un comité de solidarité avec «le peuple sahraoui». Un coup médiatique qui ressemble à d’autres voulant défendre «des causes justes des peuples opprimés» comme le précise le chroniqueur. Pourtant, tout le monde sait qu’en Algérie, il y a des populations opprimées comme les Kabyles et les Mzabes, dont les cultures sont marginalisées et les voix éteintes.

Le point de vue avancé par le journal algérien est étayé par le spécialiste du monde arabe, Jean-Marc Maillard. Ce dernier précise que l’Algérie se livre depuis de longues années et sans relâche à de grandes manœuvres de nuisances pour saboter tout le travail réalisé par le Maroc devant la communauté internationale.

Cela va jusqu’à l’achat de voix et de prises de positions, à travers des lobbies et autres groupes de pressions, pour déformer «les réalités» et prétendre de fausses vérités. Pour Jean-Marc Maillard, il faut lier ce type de campagnes de propagande «aux problèmes et crise interne de l’Etat voisin». Autrement dit, l’Algérie lance des écrans de fumées pour flouter la visibilité au sein de sa gestion du pays. Gros producteur de gaz et de pétrole, avec des réserves en devises colossales dont les enfants quittent le pays à bord de pateras comme cela a été le cas le 5 août où presque une vingtaine d’Algériens ont été sauvés in extrémis au large des côtes espagnoles.

«Les problèmes intérieurs du pays voisin ont tendance à prendre de l’ampleur eu égard à sa totale dépendance de la rente des hydrocarbures, une source énergétique limitée dans le temps», précise Jean-Marc Maillard.

Toujours selon le journal Algérie Times, une question doit être posée : «Pourquoi nos dirigeants ou bien la bande qui gouverne n’arrivent-ils pas encore à comprendre que la véritable bataille est celle du développement économique, la lutte contre la pauvreté et la marginalisation ?», affirme Hafid Bougara. C’est simple, le chroniqueur apporte plusieurs éléments de réponse mais insiste sur le fait qu’en Algérie l’origine du mal est à combattre chez ce qu’il appelle «les nouveaux colonisateurs», les assoiffés du pouvoir qui ont intérêt à ce que le pays demeure tel qu’il est au grand dam des populations algériennes.

Pour le journal Algérie Times, l’Algérie semble n’avoir qu’une seule et unique priorité : le Maroc et son Sahara. Pourtant elle revendique le statut d’observateur et proclame qu’elle n’est pas partie prenante dans le conflit qui handicape tout le Maghreb depuis presque quarante ans.

3.Posté par ghoudhane le 28/11/2017 09:40
oui mais l'union africaine est en contradiction avec sa charte qui stipule que dans son article IV que : " chaque Etat africain souverain et indépendant peur devenir membre de l'ua " ......où en est donc le polisario de la souveraineté et de l'indépendance ??cherchez l'erreur ......
charte :
MEMBERSHIP
article IV

"each independant sovereing african state shall be entitled to become a member of tne organization "

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