L’Iran des mollahs est loin d’être un enfant de chœur. Il ne s’est pas fait que des amis tout autour. Bien au contraire. Ces pays n’avaient de cesse de nourrir une crainte justifiée à l’égard d’un voisin trop encombrant parce que puissant, trop imbu de visées domina trices mais ils faisaient de leur mieux pour ne pas tirer le diable chiite par la queue.
A telle enseigne qu’ils regardaient d’un mauvais œil les menaces d’une offensive américaine appréhendant un embrasement qui ne les épargnerait pas. Sauf que de l’autre côté il y a Israël. Accoudé aux USA, il est plus pressé que jamais d’en finir avec un ennemi juré et ses menaces répétées. Les cibles déclarées de cette offensive israélo américaine consistent à anéantir les ambitions nucléaires de l’Iran et ses capacités balistiques sans oublier de décapiter les têtes du régime.
Les frappes se poursuivent encore, la double mission n’étant pas en core achevée, de l’avis, du moins, de ceux chargés de son accomplis sement, malgré le succès conséquent qui a marqué les débuts de cette offensive. La mort du guide suprême de l’Iran, au premier jour, de vrait donner une idée sur cette force de frappe israélo-américaine d’autant plus qu’avec Ali Khamenei d’autres grosses pontes du ré gime ont connu le même sort.
Quant à l’embrasement craint par les pays de la région, il est bel et bien également en cours. Si, du côté de Téhéran on affirme que ce sont les bases militaires américaines qui sont visées, il n’en reste pas moins que bien de bâtiments civils ont été touchés, comme il y a eu quelques morts et des blessés…
En Iran également, ce sont des civils qui ont rendu l’âme, à l’instar de ces chérubins morts écrasés sous les décombres de leur école. Il n’y a pas de guerre propre et les frappes ne sont pas si “chirur gicales” qu’on veut bien nous le faire croire.
Le président américain a interpellé le peuple pour qu’il fasse le reste, qu’il reprenne ces manifestations qui ont servi d’“élément dé clencheur” (ou de prétexte) à ce qui se passe aujourd’hui. Autant leur demander de servir de chair à canon. Guide suprême ou pas, les au tres, ceux qui détiennent l’apanage de la répression, sont toujours de service. Alors la paix à portée de main ? Comme on s’est laissé entendre dire. Pas si sûr. A propos, elle profiterait à qui, ladite paix ?
Par Mohamed Benarbia












