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La médiation marocaine dans le conflit inter-libyen.




II - Quand les canons tonnaient...

L’effondrement de l’Etat libyen n’a pas été vu d’un bon œil par un grand nombre d’observateurs et responsables politiques. Reprenons juste ce reproche fait par Barak Obama, Président des Etats-Unis, aux deux chefs d’Etat, Nicholas Sarkozy et David.Cameron, qui ont mené toute une campagne diplomatique pour obtenir l’intervention militaire onusienne, qu’il a désignée de « Shit Show », qui traduite en français donne : démonstration de merde.

Il a réitéré que « Cameron et Sarkozy ont fait pression pour légitimer les bombardements des troupes de Kadhafi qui ont mené à sa chute …», et il a constaté que « depuis 2011, la Libye est de plus en plus touchée par la violence et la guerre civile». Il conclut enfin que « la Libye est un gâchis ».

De son côté, Kofi Annan a déclaré que « le principe de la responsabilité de protéger » élaboré, a été dévoyé et que la résolution 1973 a donné aux Russes et aux Chinoisle sentiment qu’ils avaient été dupés. C’est une résolution qui a été prise pour éviter des bains de sang alors qu’elle a été transformée en processus de changement de régime.

Après la révolution, c’est la phase politique au sens institutionnel qui devait normalement être entamée. C’est dans l’esprit de consolider cette phase que, dès le mois de mars 2012, un certain Congrès Général National (CGN) a été élu avec 200 membres. Sur presque deux années d’existence, cette instance n’a pu proposer de gouvernement de consensus accepté par toutes les parties. Ce qui a amené le CGN à annoncer un deuxième scrutin pour élire un nouveau parlement comme assemblée, avec un nombre d’élus réduit à 175. Le 25 juin 2014, la nouvelle chambre des représentants est élue, et ne s’est réunie que le 4 août pour mettre ainsi fin au CGN. Un bon nombre parmi les anciens du CGN n’étaient pas réélus, et comme tous ceux quise comptent parmi les antidémocrates etfascistes, ils n’acceptent jamais la défaite via les urnes car ils pensent avoir la légitimité du pouvoir à vie. Ces anciens du CGN se sont constitués en partie rivale du nouveau parlement élu.

C’est à partir du 25 août 2014 que le pouvoir réinstallé à Tripoli (Gouvernement de Tripoli), dominé essentiellement parles Frères Musulmans, est contesté par la chambre des représentants nouvellement élue et reconnue par la communauté internationale. C’est dans ce contexte que les contradictions vont s’amplifier sur le terrain entre les deux rivaux, en plus de l’apparition d’un grand nombre de groupes armés chacun ayant ses liens d’obédience (AQMI, EI., Ansar Chariia, Ansar Eddine, etc.). La situation était devenue presque chaotique. 

Les accords de Skhirat 1 ont été signés le 17 décembre 2015 dans la ville de Skhirat entre des représentants du CGN et ceux de la chambre des représentants. Ces accords portent sur deux plans, institutionnel et gouvernemental. Sur le plan institutionnel, deux instances sont créées: le Conseil présidentiel et le Haut Conseil d’Etat. Sur le plan gouvernemental, il est prévu de former un gouvernement dirigé par Fayez Al-Sarraj, qui est en même temps le président du Conseil présidentiel.

Le 16 janvier 2016, la chambre des représentants refuse d’accorder sa confiance au gouvernement nouvellement formé, ce qui a entraîné sa démission. Le 14 février, c’est la formation d’un nouveau gouvernement qui est proposée, avec des fonctions prises le 16 mars. C’est un gouvernement qui s’est investi sans vote de confiance, ni de la chambre des représentants, ni du CGN. Ce gouvernement a reçu le soutien de la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Etats-Unis et l’Italie. Le 17 mars, le gouvernement de Tripoli a rejeté la déclaration d’entrée en fonction du gouvernement d’union, mais il a fini par renoncer à ce rejet dès le début du mois d’avril.

A partir donc de cette date, le champ politique libyen s’est trouvé polarisé sur les deux parties : Le gouvernement du GAN (Gouvernement d’Accord National) avec comme bras armé la garde présidentielle épaulée par les brigades de Misrata, de Fajr Libya et amazighes) ; Le gouvernement de la chambre des représentants avec comme bras armés l’ANL (de Haftar), épaulée par les brigades des martyrs, de Sobol Assalam, Zentan et la Garde des installations pétrolières.

Surle plan militaire, plusieurs groupes islamistessont entrés en activité, profitant du vide sécuritaire quirégnait dansle pays. Sachant que le GNA s’est entouré de toutes les milices pro-Frères musulmans, il reste donc les groupes qui se réclament d’Al Qaida (AQMI), ou ceux qui revendiquent la représentation locale de l’Etat islamique (EI). Dans un cas comme dans l’autre, ilssont nombreux à vouloirse définir de la sorte. C’est toute une mosaïque militaire, où chaque brigade ou groupe armé dispose d’armements et de munitions pour faire régner sa loi. L’ensemble du territoire libyen est parti pour être le théâtre d’affrontements sanglants qui ont fait bon train pour secouer ce pays dans chacune de ses parcelles (depuis le Nord jusqu’au Sud et depuis l’Ouest jusqu’à l’Est) : C’est la deuxième guerre civile libyenne qui perdure jusqu’à nos jours.

Tout a commencé en décembre 2013, lorsque leCGN a décidé de prolonger unilatéralementson mandat qui devait prendre fin le mois de janvier 2014. Ceci a faitréagir pourla première fois ce général revenu de son exil des Etats-Unis(depuis 1990), qui a annoncé au nom d’une certaine ANL, la dissolution du CGN le 14 février 2014 en appelant à la formation d’un Comité de gouvernement pour organiser de nouvelles élections, que ce dernier a dénoncé comme un coup d’Etat. Ce différend politique, a eu pour conséquence l’apparition de deux camps distincts qui ont commencé à s’affronter. La coalition de groupes formant Fajr Libya et celle des Brigades de Misrata dominés les Frères musulmans, et les forces regroupées autour de Haftar (qui allaient devenir l’ANL), qui ont lancé une offensive en mai 2014 sur la zone de Benghazi contrôlée par les groupes radicaux.

Pendant tout l’été 2014, les affrontements n’ont pas cessé entre ces camps, avec comme objectif la restauration de la souveraineté de l’Etat libyen et la lutte contre le terrorisme.Autour de l’aéroport de Tripoli, les combatsse sont éclatés, opposant les milices du CGN et les forces pro-Haftar. A la fin du mois d’août 2014, ces forces sont expulsées définitivement de Tripoli.En septembre, Fajr Libya avait étendu son contrôle sur Tripoli, et les membres de la Chambre des représentants ont trouvé refuge dans un ferry grec à Tobrouk, alors que le CGN s’est établi à Tripoli.

Dansle souci de reconstituer un nouveau bastion, la Chambre des représentants n’a d’autre choix que la prise de Benghazi située à côté de l’allié égyptien et loin des brigades des Frères musulmans. C’est dans ce sens que les forces pro-Haftar ont lancé d’intenses attaques aériennes et terrestres pour déloger tous les groupes armés y siègeant, et en parallèle à cela, la diteChambre a voté une motion portant sur la dissolution de toutes les milices officiellement reconnues. Les combats ont fait rage partout : les brigades de Zintan contre celles de Fajr Libya, l’aviation de Haftar intervient partout contre Ansar El-Chariaa, et contre toutes les autres brigades islamistes notamment autour de l’aéroport de Tripoli. Au mois de décembre, l’UE a décidé d’interdire les vols dansson espace aérien à toutes les compagnies aériennes pour des raisons de sécurité. Rétablissons les événements dans l’ordre chronologique depuis 2015 jusqu’à nos jours.

L’année 2015 a commencé sur le même rythme de combats entres diverses factions, l’une ennemie de toutes les autres : brigades Fajr Libya, combattants de l’EI, combattants proches d’Al Qaida et enfin les forces pro-Haftar. Pendant qu’un cessez-le feu a été observé entre les deux principaux protagonistes(pro-CGN et pro-ANL) le 18 janvier, avec des négociations à Genève le 26 du même mois, les brigades Fajr Libya s’en prennent aux groupes armés de l’EI partout sur le territoire libyen.C’est au cours de ces affrontements que 25 coptes égyptiens ont été décapités, ce qui a eu comme conséquence des frappes aériennes de l’aviation égyptienne sur toutes les localités abritant des combattants de l’EI. Devant cet état de fait, le parlement et le gouvernement reconnu par l’ONU à l’époque, se sont exilés définitivement dans l’Est libyen à Tobrouk. Dès la mi-juin et devant l’aggravation de la situation sécuritaire dans le pays, l’ONU a annoncé l’urgence d’une concertation nationale entre les deux parties(CGN et gouvernement de Tobrouk), tout en se félicitant des initiatives internationales ayant eu lieu pendant les deux premières semaines du mois de juin 2015 : au Maroc, en Allemagne (Berlin), deuxième Forum des chefs de tribus libyens au Caire, sixième réunion des pays frontaliers de la Libye et enfin la quatrième réunion du Groupe de contact sur la Libye. Le 10 juillet, le gouvernement de Tobrouk paraphe l’accord de « paix et de réconciliation » proposé par l’ONU, mais cet accord s’est heurté à l’absence des tripolitains.

Les activités de la Chambre des représentants de Tobrouk devaient prendre fin octobre 2015, mais ses membres ont voté une motion leur permettant de prolonger ces activités pour une durée indéterminée. Pour mettre un terme à ce dilemme, l’ONU a proposé la formation d’un gouvernement d’accord national, avec à sa tête F. Al Sarraj, ce qui a été rejeté par les deux gouvernements de Tobrouk et de Tripoli.

En décembre de la même année, de nouveaux pourparlers ont commencé entre les deux protagonistes, maisles désaccords étaient tellement importants que le médiateur M. Kobler a déclaré considérer les deux camps illégitimes. Devant cette attitude de Kobler, les deux camps étaient obligés d’accepter l’accord prévoyant la mise en place d’un HautConseil d’Etat et d’un Conseil présidentiel. L’accord a été signé à Skhirat au Maroc (le 17 décembre 2015) par les deux vice-présidents des deux parlements, alors qu’il était refusé par leurs membres. Le 31 décembre 2015, l’accord est accepté par le président Aquila Saleh qui l’avait refusé auparavant. L’année 2016 fut l’année du tournant politique majeur, qui est celui de la formation du gouvernement d’Accord National (GAN) de F. Al-Sarraj, même si les hostilités ont continué à faire rage entre les différents protagonistes.

C’est à partir du mois de janvier que les tractations ont commencé pour ce faire, aboutissant à la formation d’un second et dernier gouvernement d’Al-Sarraj qui a prisses fonctionsle 12 mars à Tunis, sans vote de confiance des deux parlements, mais soutenu par les principales puissances occidentales. Le 17 mars, Al-Sarraj a annoncé que le GAN rejoint Tripoli pour s’y installer, alors que les deux parlementsrefusent de déclarer leur entrée au GAN.

Le 30 mars, Al-Srraj arrive à Tripoli par voie maritime même si les milices de tripoli lui ont demandé de quitter la ville. Peu à peu, les forces pro-GAN étendent leur contrôle sur la ville, surtout après des manifestations qui lui ont été favorables et la décision de plusieurs municipalités de lui apporter leur soutien. Le 5 avril, les autorités de Tripoli cèdent officiellement le pouvoir au GAN avec la dissolution du CGN, alors que celui de l’Est ne l’a pasfait, et de ce fait, il a perdu la reconnaissance de la communauté internationale.

Dès le mois de mai 2016, le GAN a entrepris plusieurs chantiers : une chambre d’opérations contre l’EI, la création de la Garde présidentielle, et en même temps il a engagé des opérations d’envergure pour chasser l’EI de tous les bastions sous son contrôle. Ce n’est qu’au mois d’août que le parlement de Tobrouk s’est réuni pour le vote de confiance (1 pour, 39 abstentions et 61 contre), et pour demander aussi le maintien de Haftar à la tête de l’ALN. Ceci a eu pour effet de creuser davantage le fossé déjà existant entre Tobrouk et le GAN, et de libérer Haftar de toute contrainte pour relancer ses assauts sur le croissant pétrolier d’abord et sur plusieurs autres localités : Ras Lanouf, Brega, Zuiteina, Sedra, Ajdabiya. Ces offensives ont toutes été approuvées par Tobrouk, mais dénoncées par l’UE, les Etats-Unis et l’ONU qui ont demandé à Haftar d’arrêter ces offensives et son retrait de toutes les villes conquises. En décembre, les troupes de Haftar ont réorienté leur offensive vers le sud en reprenant plusieurs villes, alors que les troupes pro-GAN avaient achevé la reprise de Syrte des mains de l’EI.

L’année 2017 n’a pas été différente de celles qui l’ont précédée,si ce n’est la légitimité dont a bénéficié le GNA qui lui a permis de demander des aides pour combattre l’EI. A chaque fois, ce sont les Etats-Unis qui ont répondu favorablement. Le croissant pétrolier a été pris aux forces pro-Haftar, ensuite récupéré par ces dernières. En réaction à cette confrontation, le 7 mars 2017, le parlement de Tobrouk a prisla décision de se retirer du processus de paix et des accords de Skhirat.

Au fil des semaines, les mêmes scènes de guerre, offensives et contre-offensives. Lesintérêts des uns et des autres parmi les groupes armés et brigades changent de jour en jour. Des localités entre des mains aujourd’hui, tombent entre d’autres mains demain et ainsi de suite, jusqu’à ce que les deux chefs, Al-Sarraj et Haftarse sont rencontrés à Abou Dhabi pour la première fois le 2 mai 2017. Les deux protagonistes ont annoncé la publication d’un communiqué sur un certain accord, qui n’a jamais eu lieu. La cause revient à l’attaque menée conjointement par les brigades pro-GNA sur la ville de Sebha reprise de l’EI par Haftar

Le 20 juin, Ghassan Salame est nommé envoyé spécial du Conseil de sécurité de l’ONU, à la place de M. Kobler. A la fin du mois de juin, les troupes de Haftar sont arrivées à s’emparer de certaines des principales villes et bases militaires du sud libyen ainsi que de la totalité de la région de Benghazi. Pour une deuxième fois, Haftar et Al-Sarraj se sont rencontrés près de Paris où les deux hommes ont fait une déclaration commune de cessezle feu, en prenant l’engagementsolennel d’œuvrer ensemble pour la tenue d’élections présidentielle et législatives dès que possible.

La ville de Sabratha était le principal point de départ des migrants illégaux vers l’Europe. L’essentiel du trafic migratoire était supervisé par l’une des milices pro-GNA, commandée par un certain chef de guerre nommé A. Dabbachi. Ce dernier a signé un accord secret avec Rome à l’insu même du GNA. Ce qui a provoqué la colère des autres milices qui ont braqué leurs armes sur la précédente, avec à la clé des combats éclatés et qui ont fait des dizaines de morts. Le 18 décembre 2017, soit exactement deux années après la signature des accords de Skhirat, Haftar devenu maréchal, a affirmé que le mandat du Conseil présidentiel reconnu par l’ONU a pris fin. L’année 2018 est connue surtout par l’offensive menée par les forces pro-Hatar pour parachever la prise et le contrôle de l’ensemble des territoires du sud. Pour cela, il lui fallait à la fois des ralliements avec les milices locales et en même temps l’appui des mercenaires des pays frontaliers comme les Tchadiens et les Soudanais.

Après avoir pratiquement dominé tout le sud, Haftar a créé au mois d’octobre 2018, une force conjointe de plusieurs brigades, dont il s’est servi pour éliminer et nettoyer le sud de tousles groupes de trafiquants(migrants clandestins, drogues et armes) ainsi que tous les groupes terroristes qui sillonnaient ces vastes régions sans être inquiétés. C’est ce que la Communauté internationale lui reconnait, alors que les autres brigades pro-GNA n’ont pas pu ou n’ont pas voulu le faire. Ce sont des opérations qui ont misfin au transfert d’armes de Libye versles groupesterroristes de la zone sahélo-subsaharienne, et c’est là que la France, comme engagée militairement contre ces groupes, a retrouvé de l’intérêt pour le maréchal haftar. L’année 2019 a commencé dans la continuité de l’offensive générale menée par les troupes de l’ANL sur tous les terrains qui restaient aux mains des brigades pro-GNA, et qui ont été désertés par ces dernières. L’opération a suscité l’inquiétude d‘Alger mais elle est encouragée par la France toujours soucieuse de la sécurité de ses troupes en activité dans la zone sahélo-saharienne engagées dansle cadre de l’opération Barkhane. Au mois de février de la même année, le plus grand champ pétrolier du pays, situé dans la région d’Al-Sharara est tombé aux mains de l’ANL.

Après le sud et dès le mois d’avril, les troupes de l’ANL ont pris la route de Tripoli pour le GNA. A quelques dizaines de kilomètres de la capitale, des combats mortifères ont eu lieu entre l’ANL et une coalition constituée pour défendre le GNA et Tripoli. Cette coalition a regroupé toutesles milices pro-GNA à côté de la Garde présidentielle. La situation est restée dans un état statu quo jusqu’à l’intervention turque de 2020 qui a changé la situation. Sur le plan des négociations, les deux gouvernements se sont rencontrés à Abou Dhabi au mois de février, et ont conclu un accord portant sur l’organisation d’élections en Libye. Ce qui a été suivi de deux conférences programmées pour avril et juillet à AddisAbeba, mais à cause de l’offensive de l’ANL, ces deux conférences ont été repoussées vers des dates indéterminées.

L’année 2020 a vu l’arrivée d’un nouvel intervenant dans le conflit, à savoir la Turquie, dont le parlement a voté une loi autorisant le déploiement de forces turques en Libye. Le 6 janvier 2020, lestroupes de l’ANL se sont emparées de la ville stratégique de Syrte, après une attaque surprise qui n’a rencontré que peu de résistance. Le 11 janvier, c’est un nouveau cessez-lefeu qui est entré en vigueur, comme prélude à la conférence de Berlin qui s’est tenue le 19 janvier, où étaient présents les chefs d’Etat ou de gouvernements des pays suivants: l’Allemagne, la France, le Royaume-Uni, l’Italie, les Etats-Unis, l’Egypte, la Russie, la Turquie, les EAU, l’Algérie, l’UA, l’UE et la Ligue arabe. Haftar et Al-Sarraj y étaient présents et un communiqué commun a été annoncé appelant au cessez-le-feu et au renforcement de l’embargo sur les armes. Pour l’intervention turque en Libye, l’auteur a déjà publié un article dans Libération, daté du 15 juillet 2020 intitulé : « La Turquie et le monde arabe », dans lequel cette intervention a été élucidée en détails.

Par Abdelkrim Nougaoui
Enseignant-chercheur à Oujda

Libé
Jeudi 8 Octobre 2020

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