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La crise du secteur touristique s’invite à la Chambre des représentants



Amina Talbi : Il faut mettre en place un plan stratégique pour le secteur

Lors du débat organisé lundi à la Chambre des représentants sur l'impact de la pandémie du coronavirus sur le tourisme, l'artisanat, le transport aérien et l'économie sociale», Amina Talbi, membre du Groupe socialiste à la Chambre des représentants, a interpellé la ministre responsable du département qui en a la charge sur la crise qui frappe ces secteurs « importants », « vitaux » et « stratégiques » pour l’économie et la société marocaines. 
La députée ittihadie a affirmé dans ce sens que la pandémie a mis à nu les faiblesses structurelles de notre pays et de ses politiques publiques. « Il est temps d’opérer une véritable rupture avec ces politiques mises en œuvre par les gouvernements successifs dans plusieurs secteurs tel que celui du tourisme ». 
Elle a également rappelé que ce secteur souffrait de faiblesses bien avant l’apparition de la pandémie et les professionnels n’attendaient du gouvernement que d’écouter leurs doléances et leurs revendications et d’y trouver des solutions. « Malheureusement, chaque ministre qui a assumé la responsabilité de ce secteur ne s’est guère soucié d’interagir avec eux », a-t-elle souligné. Et de préciser que le tourisme  qui est intimement lié à d’autres secteurs emploie 20 millions de personnes et constitue une source importante de devises. 
« Nous attendions de vous madame la ministre que vous présentiez aujourd’hui un plan urgent de sauvetage de ce secteur important et pas seulement des mesures momentanées. Il faut mettre en place des plans stratégiques comme c’est le cas dans l’agriculture », a-t-elle affirmé avant de rappeler les problèmes dont souffrent l’artisanat et ses coopératives. « Nous avons reçu des plaintes dans ce sens et nous avons interpellé le gouvernement à propos des problèmes des coopératives au sein desquelles travaillent notamment des femmes et des jeunes », a précisé la députée socialiste. 
T.M

​Nadia Fettah Alaoui : Élaboration d'une offre de qualité répondant aux besoins des touristes nationaux

La crise sanitaire a mis sur les rotules le secteur du tourisme et l’ensemble des activités qui forment sa chaîne de valeur, à savoir l’hôtellerie, la restauration, les agences de voyages et réseaux de distribution, le transport terrestre et la location de voitures, l’événementiel et tous les métiers connexes. En l’occurrence 3.500 entreprises d’hébergement touristique, 500 entreprises de restauration touristique, 1.450 agences de voyages,1.500 sociétés de transport touristique et 1.500 sociétés de location de voitures.
Une berezina qui se traduit, selon la Confédération nationale du tourisme (CNT), par une baisse allant jusqu’à 39% du nombre de touristes et des pertes évaluées à des milliards de DH.
Cette année de vaches maigres a mis en terre tous les espoirs des opérateurs de ce secteur qui avait enregistré en 2019 un nombre record de touristes, avec 13 millions de visiteurs, en hausse de 5,2% par rapport à 2018 et généré 78,6 milliards de dirhams (7,41 milliards d’euros) de recettes contre 73,04 milliards de dirhams (6,89 milliards d’euros) une année auparavant.
C’est dire que les opérateurs qui savent que l’avenir ne sera pas aussi rose qu’ils l’escomptaient attendaient avec impatience de connaître les détails du plan de relance concocté par leur département de tutelle. 
La réponse de la ministre du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport aérien et de l’Economie sociale, Nadia Fettah Alaoui, à une question centrale à la Chambre des représentants sur “l’impact de la pandémie du coronavirus sur les secteurs du tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et de l’économie sociale”, n’a malheureusement pas comporté les indications chiffrées et budgétisées à même d’apaiser leurs craintes.
Elle a certes annoncé que son département  a « élaboré un plan intégré et participatif visant à lutter contre les répercussions du nouveau coronavirus, à relancer le secteur et à favoriser le positionnement du Royaume dans le monde de l’après Covid-19, compte tenu de l’évolution des besoins et des attentes du consommateur et de la qualité de l’offre nationale” et que ce plan est axé sur la préservation de l’emploi, des compétences et des capacités des professionnels du secteur, la promotion de son décollage, avec un accent particulier sur le tourisme interne dans une première phase et sur la mise en place d’une offre de qualité répondant aux besoins des touristes.
La ministre a dans ce sens précisé que le tourisme interne fait partie des priorités de son département, en tant que locomotive stratégique pour redynamiser le créneau, à travers la révision de l’offre et son adaptation à la demande des touristes locaux, le lancement d’une campagne promotionnelle intense en vue de restaurer la confiance, sans oublier la promotion du produit local.
Ce plan d’action comprend, selon elle, d’autres mesures en cours de négociation portant sur les aspects financier, social et de gouvernance, notant que la restauration de la confiance des visiteurs et des investisseurs demeure au premier rang des priorités.
Elle a , par ailleurs, annoncé que les indicateurs du secteur ont connu un net recul durant les quatre premiers mois de l’année 2020, puisque le nombre de touristes a affiché une baisse de 45% par rapport à la même période de l’année dernière, alors que celui des nuitées a accusé une baisse d’environ 43%. Côté recettes touristiques, a -t-elle ajouté, elles ont diminué de 15% au cours de la même période, rappelant que “le secteur a bénéficié des mesures prises par le Royaume » dans le cadre de la lutte contre le coronavirus, puisque près de 70% de ses employés inscrits à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) ont bénéficié d’indemnités mensuelles” et que les travailleurs du secteur informel et les entreprises œuvrant dans ce même secteur ont de leur côté tiré profit d’autres mesures d’appui.
Sur le plan législatif, a-t-elle ajouté, le ministère est intervenu pour éviter les faillites d’entreprises touristiques et garantir les droits des consommateurs par le biais du projet de loi 30-20 édictant des dispositions particulières pour les contrats de voyage, les séjours touristiques et les contrats de transport aérien des passagers.
Dans le même contexte et pour renforcer les capacités des professionnels et les préparer à une reprise rapide de l’activité touristique qui nécessite d’améliorer la compétitivité, une plateforme numérique a été développée, en vue d’accompagner ceux-ci en proposant des formations digitales dans un certain nombre de domaines qui portent sur l’excellence par la qualité, l’innovation et la capacité commerciale.
Elle a en outre rappelé que son département s’est attelé à l’élaboration d’un manuel de santé et de sécurité pour la reprise de l’activité touristique, à la structuration du secteur et la généralisation progressive de la couverture sociale, en plus de la préparation d’un plan sectoriel.
Sur le registre de la promotion du tourisme, le ministère a initié une série de mesures en collaboration avec l’Office national marocain du tourisme (ONMT), s’articulant autour de la relance du tourisme interne en  se basant sur la mise en place d'une stratégie en direction du marché local dans l'objectif de mieux rapprocher le produit touristique du citoyen.
H.T

​Mesures du CVE en faveur du secteur


Le Comité de veille économique (CVE) a instauré de nombreuses mesures pour soutenir les entreprises du secteur touristique à surmonter l’impact économique du coronavirus, essentiellement à travers le report ou la suppression des charges sociales (CNSS et CIMR), mais aussi les dégrèvements d’impôt (IR, IS et TVA), pour toute la période de la crise, le report des échéances bancaires de 12 mois, le maintien des lignes de crédit et l’ouverture des lignes d’emprunts sur 12 mois avec réduction du taux d’intérêt à 2% pour cette période.

​Rkia Alaoui, CRT de Tanger-Tétouan-Al Hoceima : Un plan de relance de la destination en trois étapes

Dans un entretien accordé au Club de la presse de Marrakech, Rkia Alaoui, présidente du Conseil régional du tourisme de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, a rappelé qu’en avril et  mai derniers, le taux d’occupation des hôtels a été de 0%. « On ne générait rien, mais en plus, on avait des charges fixes que l’on continuait à payer. Nous avons néanmoins continué à travailler, même à des moments de visibilité inexistante ». 
Elle a également indiqué que le CRT a un plan d’action fort pour la région.
Concernant le court terme, a-t-elle précisé, « nous voulons récupérer le maximum d’intentions de voyages pour notre région. C’est pourquoi nous avons lancé notre campagne de communication « Nmchiw l Chamal » afin de promouvoir notre région pour la saison estivale à venir », a-t-elle ajouté.
Pour ce qui est du moyen terme, Rkia Alaoui a déclaré : « Nous gardons le cap sur nos objectifs stratégiques, que ce soit par la création d’une marque touristique, qui représente pleinement notre région, par la modernisation de notre infrastructure digitale ou par la promotion à l’échelle locale et bientôt internationale des atouts de nos destinations pour continuer à nous démarquer par notre approche au marketing territorial ».
Sur le long terme, a-t-elle conclu, « notre finalité est de pouvoir équiper notre région de l’ensemble des leviers à même de lui permettre d’être compétitive. Ceci passe indéniablement par le renforcement de l’aérien mais aussi, en prospectant davantage de TO internationaux pour les rapprocher de notre offre touristique, en soutenant le segment croisières et en continuant à développer les segments de clientèle existants et à en explorer de nouveaux ».

​Mohamed Takhchi, CRT de Draâ-Tafilalet : L’accent doit être mis sur la promotion du tourisme national

Interrogé par l’agence MAP au sujet de la situation du tourisme dans la région, le président du Conseil régional du tourisme de Drâa-Tafilalet, Mohamed Takhchi, s’est dit “optimiste” quant aux perspectives de relance de ce secteur qui a subi de plein fouet les répercussions socioéconomiques de la pandémie du Covid-19.
Il a également fait savoir que des packages et des offres ciblant les touristes marocains sont en train d’être préparés avec des prix attractifs pour les familles marocaines afin de les encourager à visiter les différents sites touristiques de la région soulignant que l’accent doit être mis sur la place qui doit être accordée à la promotion du tourisme national dans la stratégie de relance du secteur, ajoutant que ce segment est appelé à “sauver” plusieurs destinations au Maroc.
Il a, par ailleurs, évoqué le projet de création d’un groupement des 12 CRT du Maroc, à travers lequel chaque région ne se limitera pas uniquement à faire sa propre promotion touristique mais aussi celle des autres destinations et plaidé pour la nécessité du renforcement des liaisons aériennes internationales avec la région de Drâa-Tafilalet qui compte trois aéroports à Errachidia, Ouarzazate et Zagora, mais dont les fréquences de vols ne sont pas suffisantes pour booster comme il faut l’activité touristique.

​Younes Laraqui, CRT de Béni Mellal-Khénifra : Le tourisme de montagne et la campagne devront prendre plus de place

La montagne et la campagne marocaines devront prendre davantage de place dans le paysage touristique marocain, pour la période post-confinement, a souligné le président du Conseil régional du tourisme (CRT) de Béni Mellal-Khénifra, Younes Laraqui. 
Dans une interview accordée à la MAP, il a souligné que les investissements dans le tourisme de campagne et de montagne doivent s’adapter à ces nouvelles attentes plus “vertes”, plus durables et responsables à l’ère du Covid-19, pour relancer autant que possible le tourisme domestique et interne, en raison de la chute drastique du tourisme mondial. 
Le tourisme durable et le développement territorial revêtent une importance particulière en cette conjoncture exceptionnelle d’où la nécessité d’élaborer une stratégie en la matière, en mettant à profit la richesse de la biodiversité du pays et ses atouts naturels pour promouvoir la destination Béni Mellal-Khénifra, a-t-il expliqué. 
Le tourisme a été fortement impacté par un arrêt total des activités. “Notre patrimoine qu’il soit naturel ou culturel constitue la richesse de notre pays et de nos régions, donc il convient de capitaliser davantage sur ce patrimoine”, a-t-il soutenu, indiquant que les professionnels et le ministère du Toursime sont tenus d’œuvrer de concert, avec une ambition commune d’assurer le rayonnement touristique des régions.
Il a ,dans ce sens, indiqué que la région de Béni Mellal-Khénifra ne bénéficie pas beaucoup des retombées de la croissance soutenue qui caractérise le tourisme international depuis de nombreuses années, appelant à soutenir les initiatives des porteurs de projets de gîtes, de petite hôtellerie, d’animation touristique (sports extrêmes, expériences d’aventure…) et à encourager et octroyer des avantages fiscaux aux entrepreneurs privés pour créer des infrastructures de loisirs dans les villes principales de la région Béni Mellal-Khénifra (centres commerciaux, salle de cinéma, restaurants et lounges …). 

Hamid Bentahar, CRT de Marrakech- Safi : La relance des activités se fera en deux temps

Dans un entretien accordé à la MAP, le président du Conseil régional du tourisme (CRT) Marrakech- Safi, Hamid Bentahar, a affirmé que “la relance des activités touristiques se fera en deux temps. Les efforts seront portés ,d’abord, sur le marché local, qui représente 30% du total des flux touristiques dans la région Marrakech-Safi, avec son arrière-pays qui est la destination préférée des Marocains”. 
“Il s’agit du premier marché qui est en constante évolution et qui demeure très important pour les professionnels. Un visiteur sur trois est Marocain et c’est une donne si importante à ne pas négliger”, a-t-il précisé, notant que dans un second temps, les efforts seront axés sur le marché international, dès que les conditions de voyages le permettent notamment, celles en relation avec l’aérien et la réouverture des frontières. 
Sur un autre registre, il a souligné l’impératif d’oeuvrer pour une meilleure adaptation des offres touristiques aux budgets des ménages lourdement impactés par le coronavirus, notant que c’est dans cet esprit que les professionnels, tous métiers confondus (hôteliers, agents de voyage, restaurateurs, transporteurs et guides touristiques) à l’échelle régionale, ne cessent de faire montre de solidarité et d’un degré élevé d’engagement, en se préparant pour accueillir les visiteurs dans les meilleures conditions possibles et dans le respect scrupuleux des mesures sanitaires. 
“De nouveaux produits attendent les hôtes de Marrakech pour découvrir de nouvelles facettes de cette cité impériale et de son patrimoine, en empruntant des itinéraires solidaires et créatifs en calèches, en vélos, en side-car ou à pieds. Parallèlement, a-t-il ajouté, “nous préconisons la mise en place d’un fonds régional de promotion pour la relance rapide de l’activité et le lancement d’un plan d’accélération spécifique pour la compétitivité des acteurs dans l’ensemble de ces territoires”

​Faouzi Zemrani, CNT : Le tourisme local ne pourra pas combler les pertes subies

Dans un entretien accordé à notre confrère La Vie Economique, Faouzi Zemrani, vice-président général de la Confédération nationale du tourisme, a affirmé que pour réussir la relance du tourisme, il faut une mobilisation totale et une volonté politique. Il a également déclaré qu’il ne comptait pas trop sur la clientèle nationale pour combler les trois mois d’inactivité subie, ni les mois à venir qui s’annoncent très difficiles. Il a également déclaré que pour ce faire, il faudra booster le pouvoir d’achat des nationaux en stimulant la demande par des incitations et des facilités tels les chèques vacances défiscalisés ou les crédits vacances à taux réduit remboursables sur 12 mois à partir de janvier 2021 par exemple.
Néanmoins, le tourisme interne ne sera jamais une alternative au tourisme international. « Nous avons besoin du marché international pour l’équilibre de notre balance commerciale. C’est ce qui permet de drainer des devises, payer la facture énergétique et importer ce dont on ne peut pas se passer », a -t-il affirmé en substance.

Adil Terrab, CRT de Meknès Le tourisme intérieur ne doit pas rester lié aux situations de crise

Interviewé récemment par l’agence MAP, le président du Conseil préfectoral du tourisme de Meknès, Adil Terrab, a précisé que la capitale ismaélienne compte 150 sociétés dont des hôtels, des agences de voyage et des restaurants, qui emploient un total de 4.000 personnes. 
Après avoir exprimé le souhait de voir les prochains jours apporter plus de visibilité dans ce secteur, il a annoncé que les professionnels collaborent avec l’ONMT pour préparer une campagne promotionnelle qui durera 22 semaines et permettra aux citoyens marocains de s’informer des atouts de Meknès et de son arrière-pays.
« Nous souhaitons créer une niche autour du tourisme intérieur, un secteur qui ne doit pas désormais rester lié aux situations de crise, mais doit être érigé en activité s’inscrivant dans le temps », a-t-il déclaré en substance, en précisant que « l’association des hôteliers de Meknès et celle des agences de voyage sont en train de préparer des packages dédiés au touriste marocain avec l’unification des prix et des services dans les établissements concernés ».
Il a néanmoins indiqué que « la reprise va être très, très timide et ne dépassera pas 30 % au maximum des recettes des unités hôtelières. Il s’agit d’une première phase qui devrait être confortée par une politique globale et plus agressive ».

​Hassan Bargach, CRT de Rabat-Salé-Kénitra : La préservation des emplois, un grand défi à relever

La préservation des emplois du secteur du tourisme est le plus grand défi post-coronavirus, a souligné le président du Conseil régional de tourisme (CRT) de Rabat-SaléKénitra, Hassan Bargach.
“Immobilisée depuis plus de trois mois, la situation de l’industrie touristique est alarmante pour tout le pays”, a-t-il relevé dans un entretien accordé à la MAP, ajoutant que plusieurs entreprises sont sur le point de déposer leur bilan et le maintien des emplois est dangereusement menacé .
“Le secteur du tourisme génère 80 milliards de devises et 125 milliards de dirhams de recettes et compte pour 10% du PIB national”, a indiqué le responsable, affirmant que l’impact s’est ressenti sur toute la chaîne de valeur touristique.
Abordant la région Rabat-Salé-Kénitra, le président du CRT a révélé qu’à  l’instar de toutes les régions du Maroc, l’activité  touristique est à  l’arrêt, poursuivant que les mesures nécessaires prises pour la pandémie ont paralysé  l’activité, notamment la fermeture des hôtels, restaurants et cafés.
“Des milliers d’actifs sont immobilisés et cela touche les emplois directs et indirects, mais aussi le secteur informel et des milliers de ménages”, déplore le responsable. “Le secteur touristique souffre depuis plusieurs mois d’un manque de visibilité quant à ses perspectives d’évolution”, a-t-il relevé, notant que la fin du confinement devrait permettre un retour progressif à  la normale. 

Mercredi 10 Juin 2020

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