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L’Indice FAO des prix des produits alimentaires à son plus haut niveau en février


Alain Bouithy
Lundi 7 Mars 2022

La plus grande contribution à cette hausse est à mettre au compte des huiles végétales et des produits laitiers, selon la FAO

L’Indice FAO des prix des produits alimentaires à son plus haut niveau en février
Les huiles végétales et les produits laitiers continuent de tirer vers le haut l’Indice FAO des prix des produits alimentaires qui a atteint un niveau record en février dernier. Selon le dernier rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), « l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 140,7 points en février, soit 3,9% de plus qu’en janvier, 20,7% de plus que sa valeur d’il y a un an et 3,1 points de plus que son niveau atteint en février 2011 ». La hausse enregistrée en février dernier s’explique principalement par l’accroissement de l’Indice FAO des prix des huiles végétales, qui s’est accru de 8,5% par rapport au mois dernier atteignant un nouveau niveau record dû essentiellement à la progression des cours des huiles de palme, de soja et de tournesol. Selon une analyse de la FAO, « la nette hausse de l’Indice FAO des prix des huiles végétales s’explique principalement par une demande à l’importation mondiale soutenue ». A en croire l’agence onusienne, cette augmentation est aussi liée à « quelques facteurs du côté de l’offre, notamment les disponibilités exportables d’huile de palme limitées en Indonésie, le premier exportateur mondial, la baisse des perspectives concernant la production de soja en Amérique du Sud et des craintes quant à une baisse des exportations d’huile de tournesol due à des perturbations dans la région de la mer Noire ». Sous l’effet d’une offre de lait plus faible que prévu en Europe occidentale et en Océanie, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a enregistré au cours de la même période une valeur moyenne en progression de 6,4% par rapport à janvier. Cette évolution est également attribuée à une demande à l’importation persistante, en particulier en Asie du Nord et au Moyen-Orient. En s’établissant en moyenne à 144,8 points en février, l’Indice FAO des prix des céréales a gagné 3,0% (4,2 points) depuis le mois précédent, soit 18,7 points (14,8%) de plus que son niveau enregistré il y a un an. Ce gain s’explique en grande partie par « la hausse des cours des céréales secondaires, les prix internationaux du maïs ayant augmenté de 5,1% sous l’effet conjugué des craintes persistantes au sujet des conditions de culture en Amérique du Sud, des incertitudes quant aux exportations de maïs en partance de l’Ukraine et de la hausse des prix du blé à l’exportation ». Il est à noter que les prix mondiaux du blé ont bondi de 2,1%, suite principalement aux incertitudes qui règnent quant aux flux des disponibilités mondiales depuis les ports de la mer Noire. Dans son rapport, la FAO indique également que les prix internationaux du riz se sont inscrits en hausse de 1,1%, en raison d’«une forte demande de riz parfumé de la part des acheteurs du Proche-Orient asiatique et l’appréciation des monnaies de certains exportateurs face au dollar des Etats-Unis ». En atteignant une valeur moyenne de 112,8 points en février dernier, l’Indice FAO des prix de la viande a enregistré une hausse de 1,1% depuis janvier hissant les cours internationaux de la viande de bovins à un nouveau record. Les prix de la viande d’ovins et de la volaille ont reculé, « respectivement en raison de l’abondance des disponibilités exportables en Océanie et de la baisse des importations de la Chine qui fait suite à la fin de la fête du printemps », a fait savoir la FAO alors que ceux de la viande de porcins ont progressé au cours de la même période. L’Indice FAO des prix du sucre a, de son côté, cédé 1,9%. Et pour cause : « Les perspectives de production sont favorables dans les principaux pays exportateurs, notamment en Inde et en Thaïlande, et les conditions de croissance se sont améliorées au Brésil », a justifié la FAO. 


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