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Khalid Touzani, président du Centre Massaq



La diplomatie culturelle a contribué à la défense de la cause nationale



La question du Sahara marocain a connu des développements positifs, fruits d’une action diplomatique coordonnée et renforcée dans tous les domaines. Dans cet entretien accordé à la MAP, KhalidTouzani, président du Centre marocain d’investissement culturel (Massaq), répond à cinq questions autour des acquis du Royaume dans le dossier du Sahara et du rôle de la diplomatie culturelle au service de la première cause nationale de tous les Marocains.

La question du Sahara marocain a connu, depuis une année, des développements positifs dont l’ouverture de consulats généraux d’un certain nombre de pays à Dakhla et Laâyoune. Quelle est votre lecture de ces développements?
L’ouverture par ces pays de consulats généraux dans les deux grandes villes du Sahara marocain reflète la conviction de ces pays de la justesse de la cause du Royaume et leur désir de le soutenir d’une manière palpable afin de mettre fin à ce conflit artificiel, surtout après le retour du Maroc à l’Union africaine, et la prise de conscience croissante de la nécessité de faire progresser ce continent, d’investir ses ressources dans le développement et de faire face aux nouvelles menaces, telles que les pandémies, le changement climatique, l’extrémisme et le racisme. L’inauguration de ces représentations diplomatiques souligne aussi la réussite du Maroc à démontrer la justesse et la légitimité de sa cause et le déclin des ennemis de son intégrité territoriale face aux victoires diplomatiques qu’il enchaîne. C’est aussi un signe de l’isolement pénible dans lequel se trouvent les thèses séparatistes.

La diplomatie culturelle officielle et parallèle constitue l’un des volets majeurs d’une action diplomatique fructueuse. Le Maroc a-til réussi à activer ce genre de diplomatie au service de la cause nationale ?
Le Maroc a réussi à créer un modèle de diplomatie qui prend en compte la complémentarité entre les sphères culturelles, économiques, politiques, stratégiques … afin de parvenir à une stabilité durable et à un développement inclusif, tout en protégeant ses acquis, en consacrant son intégrité territoriale, en renforçant son identité religieuse et nationale contre toute atteinte et en favorisant son ouverture et son engagement actif au niveau régional et international. La diplomatie culturelle a clairement contribué à la défense de la cause nationale à travers la tenue de conférences et de colloques par des centres de recherche et des associations dans plusieurs villes marocaines, avec la participation d’intellectuels d’Algérie, de Mauritanie et de nombreux pays africains et arabes, outre la publication d’ouvrages individuels et collectifs de chercheurs marocains qui mettent en évidence les différentes facettes historiques, littéraires ou artistiques de la cause nationale. La diplomatie culturelle a également été consacrée à travers les visites de S.M le Roi Mohammed VI dans plusieurs pays africains, où les efforts du Souverain ont été couronnés par le retour du Royaume au sein de l’Union africaine, sa famille institutionnelle, et la réalisation de nouveaux acquis dans la question de l’intégrité territoriale du Maroc. La dimension culturelle de la diplomatie marocaine s’est également déclinée à travers le côté spirituel que reflètent les Tariqas soufies marocaines répandues en Afrique et dans le monde, en particulier la Tariqa Tijania, fondée par Cheikh Ahmad Tijani, qui a contribué au renforcement de la relation spirituelle entre le Maroc et plusieurs pays africains. De son côté, l’université marocaine a contribué à l’enracinement africain du Maroc surtout par le biais d’unités de recherche et de formation et de l’accueil d’étudiants africains, ce qui a balisé ainsi la voie à une régionalisation élargie et avancée ayant accéléré la transition du Maroc d’un modèle traditionnel de développement à un modèle moderne global.

Quel rôle la diplomatie culturelle peut-elle jouer pour faire connaître et défendre la cause nationale et dénoncer les théories séparatistes ?
Il est à noter que les efforts considérables et continus de la diplomatie culturelle s’inscrivent dans le cadre des Hautes directives Royales contenues dans plusieurs discours du Souverain qui a appelé à l’engagement de toutes les composantes de la société marocaine à la promotion de la question de l’intégrité territoriale et à l’établissement de canaux de communication et de dialogue avec la communauté internationale afin de parvenir à une solution pacifique au conflit, dans le cadre de la souveraineté marocaine sur son Sahara. Ce serait là le secret des victoires du Maroc en matière de communication diplomatique. Une approche qui intègre le côté stratégique du dialogue, préserve les liens d’amitié avec les autres pays, dans un cadre de retenue, même à l’égard de séparatistes dont beaucoup ont, par la suite, choisi de retourner à la mère patrie qui les a accueillis à bras ouverts.

Quelle est la source du soutien des Emirats arabes unis, premier pays arabe à ouvrir un consulat général à Laâyoune, à la question du Sahara marocain ?
Pensez-vous que la diplomatie culturelle y a contribué ? Ce n’est pas un hasard que les Emirats arabes unis soient le premier pays arabe à ouvrir un consulat général à Laâyoune. C’est un pays dont le projet de société et de développement est basé sur la tolérance. C’est un pays qui partage avec le Royaume le leadership en matière de coexistence et de paix. Partant de ce fait, les Emirats n’ont pas hésité à soutenir la cause nationale du Maroc. Il est certain que la diplomatie culturelle, à l’instar des autres formes d’action diplomatique, a joué un rôle clé dans ce soutien.

Quelles sont les propositions du Centre marocain d’investissement culturel (Massaq) pour promouvoir la diplomatie culturelle ?
Le Centre Massaq œuvre sur la base d’une vision culturelle académique qui promeut la prise de conscience des questions nationales et la rectification des concepts et des perceptions sur la civilisation marocaine. A cet égard, le Centre propose et met en œuvre un certain nombre de projets culturels, comme la publication de livres collectifs et individuels, la tenue de conférences internationales et nationales, la mise en place d’une communication culturelle et la coopération avec les hommes d’affaires afin de permettre à la culture de créer la richesse et de contribuer au développement. Ainsi, le Centre contribue aux efforts officiels et associatifs pour renforcer

Libé
Lundi 23 Novembre 2020

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