Justice, MGMT, Libertines… Que de retours en musique en 2024!

Vendredi 29 Décembre 2023

Justice pour l'électro, MGMT pour la pop, The Libertines pour le rock: l'année 2024 s'annonce riche en retours en musique, dans le droit fil de 2023, marquée par les come-back des Rolling Stones ou de Madness.

Rien n'a filtré sur le timing du nouvel album de Justice: du pur Pedro Winter, ancien manager des Daft Punk (séparés depuis 2021) et patron d’Ed Banger, écurie de cet autre duo, qui a simplement officialisé leur réapparition sur disque et sur scène en 2024. Gaspard Augé et Xavier de Rosnay ont juste révélé les premières dates de leur tournée mondiale en festivals dès le printemps.

La paire au look de rockers n'a plus sorti d'album sous son nom de groupe depuis le troisième disque studio "Woman" (2016). C'est le premier opus des Français, orné de leur célèbre emblème en forme de croix, paru en 2007, qui a lancé leur carrière internationale avec les tubes "D.A.N.C.E" et "Genesis".

MGMT (pour Management), autre duo, a distillé plus d'informations. A commencer par deux singles, "Bubblegum dog" et "Mother nature", lâchés en éclaireur de "Loss of life", album à paraître le 23 février. Ce 5e opus, successeur de "Little dark age" (2018), promet du baroque à l'écoute des premiers titres.
Les Américains aussi se sont fait un nom en 2007 avec leur disque inaugural, "Oracular spectacular" et les hits "Kids" et "Time to pretend".

Andrew VanWyngarden et Ben Goldwasser ont déjà prévenu malicieusement qu'ils ne voulaient pas que "Loss of life" soit réduit à l'acronyme "Lol" ("rire aux éclats"). "Ca a été un accouchement relativement sans douleur après une longue gestation", décrivent les géniteurs dans leur note d'intention. A noter la participation de l'artiste français Christine and the Queens sur le futur morceau "Dancing in Babylon".

Qui aurait misé sur Pete Doherty en 2024 ? Sans doute pas ceux qui le voyaient davantage en Une des tabloïds que sur scène dès les années 2000, entre addictions, liaison avec la mannequin-star Kate Moss ou case prison.

Propulsé par Doherty et son alter-ego Carl Barât, The Libertines fut d'abord une des réponses britanniques au retour du rock au début des années 2000 dans le sillage des Américains de The Strokes.

Essoré par les excès de son leader, le groupe implosera une première fois en 2004 après deux premiers albums. Une reformation débouchera sur un troisième disque en 2015. Et l'an dernier, le gang a tourné pour les 20 ans de son premier opus "Up the bracket". Toujours en 2022, avec le disque "The fantasy life of poetry & crime", Doherty s'est offert un retour musical apaisé en duo, aux côtés du compositeur français Frédéric Lo.

A 44 ans, le Britannique a donné récemment un concert réjouissant en solo à Paris. Toutes les planètes sont alignées pour la sortie le 8 mars du quatrième album des Libertines, "All quiet on the eastern esplanade".

Moins tapageur mais adoubé par Elton John, Declan McKenna, éternel espoir de la pop britannique, publiera le 9 février son 3e album "What happened to the beach ?", déjà porté par le morceau "Nothing works".

Pour les femmes puissantes, il faudra compter avec Beth Ditto, bête de scène à la tête de Gossip, trio échevelé avec la batteuse Hannah Blilie pour autre pièce maîtresse. Le groupe américain revient après 12 ans d'absence discographique avec l'album "Real Power" prévu pour le 22 mars et produit par Rick Rubin, gourou des consoles de mixages au CV hallucinant (Red Hot Chili Peppers, Jay-Z, Shakira, etc).

Dans la sphère rap, difficile d'anticiper une publication-évènement puisque la sortie-surprise est de mise ces dernières années, à l'instar de la mégastar canadienne Drake. Après une litanie de dates de parution jamais respectées, "For all the dogs" a surgi le 6 octobre, même jour que l'annonce d'une pause dans sa carrière pour ménager sa santé...

Libé

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