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Hassan Agdim : Nous sommes parvenus à sédentariser les habitants à travers la création de coopératives laitières




Hassan Agdim : Nous sommes parvenus à sédentariser  les habitants à travers la création de coopératives laitières
Il y a quelques semaines, 
des éleveurs de chamelle, membres d’une coopérative de production de lait 
de chamelle, nous avaient parlé de mésentente entre les producteurs et la direction de la petite unité industrielle traitant et commercialisant leur production. Pour 
en savoir plus, Libé 
a rencontré le directeur 
régional de l’agriculture 
qui a bien voulu répondre 
à nos questions.


Libé : Parlez-nous du cheptel de la région, des dernières précipitations et de leur impact sur les éleveurs.

Hassan Agdim : La région a connu, jusque-là, des précipitations qui, bien qu’elles ne soient pas comparables à celles des autres régions sahariennes, auront un impact important sur le couvert végétal. Ce qui aura des effets bénéfiques  sur la santé animale. La pluviométrie qui n’a pas dépassé les 15 millimètres, n’aura pas de répercussions sur les nappes phréatiques de la région. S’agissant du cheptel, il est évalué à 100.000 têtes réparties entre ovins et caprins pour 70% et camelins pour 30%. Ces chiffres cachent une réalité autre, notamment pour les camelins, car 90% du cheptel national se trouvent dans notre région, étant donné la diversité et la densité des pâturages qui s’étendent sur une superficie de 14.000 hectares. Ce qui nous amène à un cheptel de 120.000 à 140.000 dans les années de bonnes pluviométries, soit entre 70% et 90% du cheptel national qui est estimé à 190.000 têtes de camelins.

Vous avez organisé dernièrement une foire. Quelle évaluation en faites-vous?

C’est une foire qui est organisée dans chaque région du Royaume. Avec celle que nous venons d’organiser, on était à la quatrième édition. S’agissant de l’évaluation, nous estimons que c’était un succès. On prévoyait 5.000 visiteurs, on en a eu plus de 7.000. Les exposants venus des différentes régions sont parvenus à écouler tous les produits exposés. Différentes coopératives y ont participé profitant de leurs expériences pour d’éventuels partenariats. Les deux conférences organisées en marge de la foire ont drainé une très grande assistance. Aussi, nous estimons que tous les objectifs assignés à cette manifestation ont été atteints. Sans oublier que nous en avons tiré des enseignements pour l’organisation des prochaines éditions qui, nous l’espérons, seront meilleures.

Où en êtes-vous des prévisions du Plan Maroc vert 2020?

En 2012, nous n’avions rien qui puisse s’intégrer dans le Plan Maroc vert 2020. Aujourd’hui, tout ce que vous avez pu voir dans les stands de la foire, à savoir les emballages, les fromages, etc., est un produit local à 100% entrant dans le Plan Maroc vert pilier 2. La laiterie, les coopératives et les projets programmés dans ce plan, nous les avons réalisés en 2014. Par exemple, 3 projets pilier 2, c’est-à-dire, projets financés par l’Etat, étaient programmés, nous en sommes à 10. En termes d’investissements, 100 millions de dirhams étaient programmés, nous en sommes, aujourd’hui à 180 millions. Les bénéficiaires étaient estimés à 6,30, nous en sommes à 1035. S’agissant de la valeur ajoutée, nous sommes en avance sur toutes les prévisions. Sans oublier le fait que nous sommes parvenus à sédentariser les gens à travers les coopératives et à les orienter vers la vente du lait qui était considérée comme une atteinte aux traditions. Ce qui a fait du dromadaire qui coûtait à peine 7.000 DH une richesse commerciale, un investissement, à travers sa valeur qui est passée à 25.000 contrairement à ce qu’il était, un prestige.
Mais cela n’empêche pas qu’il y ait des problèmes, à l’instar de toutes les filières dans le Royaume. Le Plan Maroc vert se caractérise par des phases dont la première est la production. Il y a donc toujours des aléas. Qu’il s’agisse des oliviers au Nord ou de l’élevage au Sud.

Quelle est la nature de la mésentente entre la laiterie et les producteurs?

La production de lait de chamelle dépasse les capacités de distribution et de commercialisation de la laiterie.  Constatant que la laiterie jetait le lait périmé, les producteurs ont cru qu’elle ne voulait pas le commercialiser.
Aujourd’hui, le capital de la laiterie a été ouvert et certaines coopératives sont devenues actionnaires et gèrent la laiterie. Elles sont en pourparlers avec de grandes surfaces  et d’autres clients du nord pour exporter leur produit.

Propos recueillis par Ahmadou El-Katab
Lundi 2 Février 2015

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