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Habib El Malki : Régionalisation et déconcentration sont vitales pour la construction démocratique et le développement

Organisation par la Chambre des représentants d’un séminaire sur «La régionalisation au Maroc : les opportunités et défis de la consécration de la gouvernance»




 La commission de l’intérieur, des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville à la Chambre des représentants a organisé hier, en partenariat avec le Congrès des pouvoirs locaux et régionaux au Conseil de l’Europe, un séminaire sur «La régionalisation au  Maroc : les opportunités et  défis de la consécration de la gouvernance».
Lors de son allocution, le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, a déclaré que «la régionalisation et la déconcentration administratives suscitent de l’intérêt au Maroc. Ce sont les priorités des réformes et des choix institutionnels, car notre pays est conscient qu’elles sont vitales pour la construction démocratique et le développement».
Il a également mis en avant le fait que la déconcentration n’est pas un slogan, mais une nécessité politique, économique, sociale et administrative. «Elle est un prélude essentiel à la réforme de l’Etat», a-t-il précisé.
Le président de la Chambre des représentants a aussi rappelé le message Royal adressé au 2ème  Forum parlementaire des régions  organisé récemment à la Chambre des conseillers et dans lequel S.M le Roi Mohammed VI avait précisé que «la régionalisation avancée constitue un acquis institutionnel capital qui participe de cette volonté inébranlable qui nous anime, depuis notre accession au Trône de nos glorieux ancêtres, de franchir un seuil significatif dans la réforme et la modernisation de nos institutions ».
Habib El Malki a, par ailleurs, souligné que le Souverain a mis l’accent sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de la régionalisation avancée et de passer à la vitesse supérieure, à savoir celle de la concrétisation effective et efficiente de cette mutation historique, l’objectif étant de répondre aux aspirations et attentes des citoyens en terme d’emploi, de dignité et des droits politiques, économiques, sociaux et culturels.
La séance d’ouverture de ces assises a été également marquée par l’intervention de Xavier Cadoret, vice-président du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux au Conseil européen et maire de Saint-Gérand-le-Puy (France) qui a présenté le programme de coopération entre ce dernier et le Parlement marocain et par celle du directeur dudit Congrès, Jean-Phillipe Bozouls.
La première séance des travaux qui s’est déroulée par la suite a été présidée par Salah Moulouki (Groupe socialiste), secrétaire de la commission de l’intérieur des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville à la Chambre des représentants. Les deux interventions dans ce cadre ont porté sur le cadre politique et législatif de la décentralisation au Maroc et celui de la démocratie locale régionale en Europe. La première a été faite par Zakia Mrini (Groupe authenticité et modernité), présidente de la commission de l’intérieur des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville à la Chambre des représentants et la seconde par Verbeek Leendert (parti néerlandais SOC), président du comité de monitoring du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux au Conseil de l’Europe.
La deuxième séance des travaux du mardi a été présidée par Abdallah El Ghazi (Groupe UC), deuxième vice-président de la commission de l’intérieur des collectivités territoriales, de l’habitat et de la politique de la ville à la Chambre des représentants. Trois interventions l’ont marquée.
Lors de la première, Xavier Cadoret a traité de la régionalisation et des mécanismes et perspectives de la coordination et durant la seconde, Mohand Laenser, secrétaire général du Mouvement populaire, président de la région de Fès-Meknès et président de l’Association des présidents des régions au Maroc a développé la problématique de la décentralisation et de l’accès aux services publics au sein des collectivités territoriales pauvres.  
Un représentant du ministère de l’Intérieur est intervenu en fin de séance pour parler de la question de l’adéquation entre les attributions déléguées aux institutions provinciales et régionales et les ressources financières.
Il convient de rappeler que les travaux de cette conférence se poursuivront aujourd’hui avec les interventions de Aicha Lablak, présidente du groupement parlementaire du PPS, de Fatna Kihel, secrétaire d'Etat à l'Habitat ou d’un représentant de son département, du représentant du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux au Conseil de l’Europe et du directeur de l’Institut national d’aménagement et d’urbanisme.

H.T
Mercredi 29 Novembre 2017

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