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Grève générale sur fond de manifestations




Un mot d'ordre de grève générale a été largement suivi jeudi à Al-Hoceïma, où les manifestations réclamant la libération de Nasser Zefzafi se poursuivent à un rythme quotidien.
Le soir du même jour et comme à chaque nuit tombée depuis presque une semaine, les manifestants se sont rassemblés de nouveau dans le quartier Sidi Abed, proche du centre-ville.
Selon l’AFP,  ils étaient près de 2.000 à exiger de nouveau la «libération des prisonniers», brandissant en tête de cortège une banderole avec le portrait de Zefzafi.
Le rassemblement s'est déroulé sans incident, pour s'achever peu avant minuit.
En milieu d'après-midi, la quasi-totalité des magasins du centre-ville ont observé une grève générale, là aussi pour exiger la remise en liberté des activistes du «Hirak», nom donné à ce mouvement qui lutte pour le développement du Rif, région qu'il estime marginalisée. Cet appel à la grève générale n'a pas tardé à susciter une réaction ferme des autorités de la province, relayée par la MAP. Lesquelles ont prévenu que tout individu qui menacerait les propriétaires des commerces pour les pousser à fermer «sera immédiatement arrêté» mais leur mise en garde ne semble pas avoir dissuadé le «Hirak» qui a appelé aussi à une large mobilisation pour «boycotter le prêche et la prière du vendredi dans les mosquées» en guise de dénonciation de l'arrestation de son leader, interpellé lundi dernier, pour avoir, entre autres, «empêché le prédicateur de poursuivre son prêche ».
La grève a été très suivie dans les villes voisines, selon un habitant joint au téléphone. Une importante manifestation a également eu lieu à Imzouren et ses environs, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux.
Depuis l’arrestation de Nasser Zefzafi, la province d'Al-Hoceïma a vu son effervescence redoubler d’ampleur, selon nombre de sources médiatiques.
Selon un décompte officiel, la police a procédé depuis vendredi à une quarantaine d'arrestations, visant essentiellement le noyau dur du «Hirak», mais malgré celles-ci, les manifestations perdurent, et le «Hirak» semble s’être réorganisé.
De nouveaux visages du mouvement sont, en effet, apparus sur le devant de la scène, comme Nawal Benaissa, 36 ans et mère de quatre enfants.
Croyant avoir été convoquée par la police, celle-ci s'est rendue jeudi matin au commissariat d'Al-Hoceïma, d'où elle est ressortie libre peu après et a affirmé avoir été interrogée notamment à propos du mot d'ordre de grève générale qu'elle avait relayé la veille, a précisé l’AFP.
Des sit-in et rassemblements de solidarité ont, par ailleurs, été organisés dans d’autres villes, dont Rabat et Casablanca.
En outre, les évènements qui secouent cette province se sont également invités au dernier Conseil de gouvernement.
S'exprimant lors de la réunion hebdomadaire de celui-ci, jeudi à Rabat, le chef du gouvernement, Saâd Eddine El Othmani a souligné la nécessité d'interagir avec les revendications de l'ensemble des Marocains et de ceux issus d'Al-Hoceima en particulier tout en relevant l'impératif de garantir la protection des biens publics et privés, de préserver l'ordre public et de renforcer la sécurité et la stabilité du pays.

Samedi 3 Juin 2017

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