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Du 7 au 11 mars 2009 dans 11 villes marocaines : La Quinzaine des réalisateurs fête son 40ème anniversaire




Du 7 au 11 mars 2009 dans 11 villes marocaines  : La Quinzaine des réalisateurs fête son 40ème anniversaire
La Quinzaine des réalisateurs souffle cette année sa 40ème bougie. Un anniversaire tout aussi chargé de symboles. A l’initiative de la Cinémathèque de Tanger,  l’Institut français de Rabat et le Service de Coopération et d’Action culturelle de l’Ambassade de France au Maroc, avec la participation des Instituts français du Maroc et des Alliances franco-marocaines, rendront du 7 au 11 mars prochain un vibrant hommage à la 40ème Quinzaine des réalisateurs. L’ouverture de l’événement aura lieu le samedi 7 mars 2009 à 16h30 à la Salle Gérard Philipe de Rabat. Une date où sera projeté l’excellent documentaire «40X15»  réalisé en 2008par le Français Olivier Jahan. Ce documentaire retrace le chemin que la Quinzaine des réalisateurs a parcouru depuis quarante ans déjà.  La projection aura lieu en sa présence en tant que réalisateur et membre de la Quinzaine des Réalisateurs. Et y prendra part également Michel Khleifi, le réalisateur palestinien du film «Noces en Galilée».
Brèves comédies, petits films, long-métrages ou fragments de la vie ordinaire. Voilà ce que nous proposent les organisateurs au sommet du programme de ce rendez-vous. Au Total qui rassemble une dizaine de films réalisés par des cinéastes devenus célèbres. Il s’agit de «La Promesse» de Jean-Pierre et Luc Dardenne, «La Vie sur terre» d’Abderrahmane Sissako, «Aguirre, la colère de Dieu» de Werner Herzog, «Eldorado» de Bouli Lanners, «Les Yeux secs» de Narjiss Nejjar, «Le Chant des oiseaux» d’Albert Serra, «Noces en Galilée» de Michel Khleifi, «40x15» d’Olivier Jahan, «Lumumba» de Raoul Peck et «Sud» de Chantal Akerman. Cette sélection va être projetée dans 11 villes du Maroc : Tanger, Fès, Rabat, Kénitra, Marrakech, Agadir, Casablanca, Meknès, El Jadida, Tétouan et Oujda.
 Ces quelques longs-métrages des cinéastes, participants à cet événement, annoncent explicitement les atouts qui les feront connaître ou accéder à une renommée internationale. Cet observatoire permet aux cinéastes de percevoir les évolutions des écoles de cinéma. Les organisateurs tentent alors d’explorer une nouvelle école. Celle qui incarne une tendance à la lisière entre les cinémas du monde. Ceci mettra en lumière le rapport intime existant entre les deux cinémas à l’affût des petits films inscrits dans ce moule et réservant de réelles surprises. Ce qui confirme que l’enseignement du cinéma se porte bien.
Cette ouverture d’esprit d’horizon nous amène à ne pas poser de frontières autour de ses explorations cinématographiques. Une philosophie qui s’annonce très riche. Et il existe une très forte volonté d’échange entre ces différentes écoles qui fait naître des envies d’escapade.
Car, le cinéma a aussi été inventé pour cela : pour la consolation, les caresses furtives dans le pénombre, les transes érotiques, ceux que les spectateurs contemplent à l’écran. C’est le cœur  Montesquieu sensible de beaucoup de ces films courts.  Et si le cinéma concilie contraires et cultures, certains petits scénarios empreint de flegme et d’humour noir. Tandis que d’autres privilégient le rituel social, communion villageoise en sortie familiale. Tous débordements mille fois éprouvés par les spectateurs et les spectatrices dans toutes les salles du monde, partout où le cinéma voyage et les émotions avec. Bref, le cinéma comme lieu où l’on fume et l’on mange apporte le monde dans les coins les plus reculés de la planète. Un plaisir que l’on goûte par tous les sens comme en témoigne la pléiade d’artistes participants.
«La quinzaine des réalisateurs a été initiée par « La société des réalisateurs de films » en 1968 et depuis elle s’organise en parallèle avec le Festival de Cannes. L’objectif était de promouvoir un cinéma différent souvent marginalisé par le cinéma commercial, un cinéma d'auteur ou indépendant ou encore un cinéma de liberté. Chaque année, la Quinzaine nous surprend par la découverte de nouveaux talents de cinéma dans le monde entier et elle est devenue au fil des années un rendez-vous aussi incontournable que le Festival de Cannes», lit-on dans la présentation de la 40ème quinzaine des réalisateurs. 
Dans tous les cas de belles professions de foi, tissées de références cinéphiliques. Partout, tout le temps, le cinéma demeure cet oxymore lumineux et obscur objet de désir. 

Ayoub Akil
Jeudi 26 Février 2009

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