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Des combattants prorégime tués dans une attaque de l'EI à Damas

Moscou bloque une réunion du Conseil de sécurité sur la Syrie



L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a rapporté mardi la mort de dizaines de combattants du régime syrien dans un quartier du sud de Damas lors d'une attaque nocturne surprise des jihadistes du groupe Etat islamique (EI).
Le régime n'a pour l'heure pas réagi à l'information donnée par l'Observatoire, qui n'était par ailleurs pas en mesure de fournir de bilan dans les rangs des jihadistes.
"L'EI a pris le contrôle total de Qadam et 36 membres des forces du régime et combattants alliés ont été tués", a indiqué l'OSDH, faisant état de dizaines d'autres combattants blessés, capturés ou dont le sort reste inconnu.
Les jihadistes ont mené l'assaut depuis des positions sous leur contrôle dans le quartier adjacent de Hajar al-Aswad, a précisé à l'AFP le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.
Selon lui, le régime envoie des renforts autour de Qadam "pour reprendre le contrôle" du quartier.
L'EI avait assuré dans un communiqué publié tard lundi avoir pris le contrôle de la majeure partie du district, ayant abrité pendant plusieurs années des groupes rebelles islamistes et des jihadistes, notamment l'EI.
La semaine dernière, plusieurs centaines de combattants islamistes et jihadistes, ainsi que leurs familles, ont été évacués de Qadam à l'issue d'un accord entre le régime et le groupe Hayat Tahrir al-Cham, organisation jihadiste dominée par l'ex-branche syrienne d'Al-Qaïda.
La majorité ont été évacués vers la région d'Idleb (nord-ouest), la seule à échapper entièrement au contrôle du régime.
A l'est de la capitale, le régime et ses alliés tentent actuellement de prendre le contrôle des dernières poches rebelles aux portes de Damas.
Par ailleurs, la Russie a refusé lundi la tenue d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur la situation des droits de l'Homme en Syrie.
"Nous ne voyons aucune justification à cette réunion puisque les droits de l'Homme ne sont pas un sujet à l'agenda du Conseil de sécurité", a déclaré Guennadi Kouzmine, l'ambassadeur adjoint de la Russie auprès des Nations unies.
La France et six autres membres du Conseil avaient demandé cette réunion, où le Haut-Commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad al Hussein, devait prendre la parole.
"Notre Conseil a besoin de disposer de toutes les informations nécessaires pour comprendre la crise qu'il examine, y compris celles qui se rapportent aux droits de l'Homme. Et c'est particulièrement le cas en Syrie", a déclaré l'ambassadeur de France, François Delattre.
Guennadi Kouzmine a réclamé un vote de procédure et seules huit délégations ont voté en faveur de la tenue de la réunion, alors que la majorité requise était de neuf.
La Chine, la Bolivie et le Kazakhstan ont voté avec la Russie pour bloquer la réunion. La Côte d'Ivoire, la Guinée équatoriale et l'Ethiopie se sont abstenues.
La France, le Royaume-Uni, la Suède, la Pologne, les Pays-Bas, les Etats-Unis, le Pérou et le Koweït ont voté en faveur de la réunion qui s'est finalement tenue en présence de ces seuls pays (à l'exception du Koweït).
D’un autre côté, des combattants de l'Etat islamique (EI, Daech) qui tiennent un petit secteur de Damas ont gagné un peu de terrain après avoir chassé des unités de l'armée syrienne entrées dans un secteur voisin abandonné par les rebelles la semaine dernière, a annoncé mardi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme.
Lors de combats qui ont duré 24 heures, les fondamentalistes sunnites ont tué 36 militaires, indique l'OSDH, une ONG basée à Londres qui dispose d'un réseau d'informateurs en Syrie.
L'armée syrienne n'a pu être contactée.
Le secteur d'al Kadam est situé dans la banlieue sud de la capitale. Il ne fait pas partie des quartiers visés par l'offensive des forces gouvernementales syriennes contre les poches rebelles de la Ghouta orientale.
Al Kadam est situé à côté du camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, qui a été le théâtre de très durs combats au début de la guerre civile en Syrie.
La semaine dernière, des rebelles qui tenaient des parties de Kadam depuis des années ont quitté le secteur pour des zones de l'opposition dans le nord de la Syrie dans le cadre d'un accord d'évacuation avec le gouvernement.
Mais l'Etat islamique, qui tient lui une autre partie de Kadam, et qui combattait de temps à autre les rebelles, a lancé une attaque pour prendre la zone laissée vacante.

Mercredi 21 Mars 2018

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