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Contraction de l’économie nationale de 7,2% au troisième trimestre dernier

Fort repli de la demande intérieure de 6,6% au lieu d’une hausse de 2,2% durant la même période de l’année précédente


Libé
Dimanche 3 Janvier 2021

Contraction de l’économie nationale de 7,2% au troisième trimestre dernier
Au troisième trimestre de l’année 2020, l’économie nationale s’est contractée de 7,2%, au lieu d’une hausse de 2,4% réalisée durant la même période de l’année précédente, selon le Haut-commissariat au plan (HCP).

Au cours de cette même période, les activités non agricoles et celles du secteur agricole ont affiché des baisses respectives de 6,7% et de 8,6%, tandis que la demande intérieure a chuté de 6,6% et celle de l’extérieure a diminué de 13,7%, a relevé l’institution publique dans une note d’information sur la situation économique nationale au troisième trimestre 2020.

En détail, la valeur ajoutée du secteur primaire en volume, corrigée des variations saisonnières, a accusé une baisse de 7,3% en volume au lieu d’un recul de 5,1% réalisée durant la même période en 2019.

A en croire le Haut-commissariat, «cette évolution s’explique par la baisse de l’activité de l’agriculture de -8,6% au lieu de -5,7% une année auparavant, et par une augmentation de celle de la pêche de 7,7% au lieu de 1,4%».

Concernant la valeur ajoutée (VA) du secteur secondaire, en volume, il ressort que son taux d’accroissement s’est orienté fortement à la baisse passant de 2,9% le même trimestre de l’année précédente à -3,8%.

Dans sa note d’information, le HCP a précisé que les activités de l’industrie d’extraction et de l’électricité et eau ont affiché, respectivement, des croissances positives de 4,3% et 0,7% au lieu de 2,3% et 9,7%.

Selon la même source, les autres composantes de ce secteur ont dégagé des croissances négatives. En l’occurrence, le bâtiment et travaux publics et les industries de transformation qui ont reculé respectivement de 12,5% au lieu de 1,5% et de -2,6% au lieu de 2,3%.

S’agissant de la valeur ajoutée du secteur tertiaire, le Haut-commissariat a noté qu’elle «a enregistré un repli de son taux d’évolution passant d’un accroissement de 3,9% le même trimestre de l’année précédente à un recul de 8,4% au troisième trimestre 2020».

D’après les économistes de l’institution publique, cette situation résulte de l’effet conjugué de la baisse des valeurs ajoutées des hôtels et restaurants de 65,2% au lieu d’une hausse de 4,3; des transports de 32,8% au lieu d’une hausse de 7,2%; du commerce de 11,7% au lieu d’une hausse de 2,1% ; des services rendus aux ménages et aux entreprises de 8,3% au lieu d’une hausse de 3,8% ainsi que des postes et télécommunications de 3% au lieu de -0,5%.

Selon ces derniers, ce repli fait également suite à la hausse des valeurs ajoutées des services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale de 5,8% au lieu de 2,9% ; des services rendus par l’administration publique générale et la sécurité sociale de 4,1% au lieu de 5,3% ainsi que de celles des services financiers et assurances de 1,7% au lieu de 4,6%.

Soulignons qu’aux prix courants, le PIB a connu un net recul de 6,9% au lieu d’une hausse de 3,9% une année auparavant, dégageant ainsi une baisse du taux d’inflation passant de 1,5% au troisième trimestre de l’année précédente à 0,3% la même période de l’année 2020.

Toujours au troisième trimestre 2020, la demande intérieure s’est contractée de 6,6% contre une hausse de 2,2% enregistrée la même période de l’année précédente, avec une contribution à la croissance négative de 7,1 points au lieu d’une contribution positive de 2,3 points.

Le Haut-commissariat en déduit que «les dépenses de consommation finale des ménages ont connu un fort repli de leur taux d’évolution passant d’un accroissement de 1% au troisième trimestre 2019 à un recul de 10,5% au même trimestre de cette année».

Si la formation brute de capital fixe a, pour sa part, enregistré une forte diminution, passant de 1,3% au troisième trimestre de l’année passée à -9,8%, la consommation finale des administrations publiques a, quant à elle, affiché une hausse de 6,4% au lieu de 5,3%, avec une contribution à la croissance de 1,2 point au lieu d’un point, selon la note du HCP.

S’agissant des échanges extérieurs de biens et services en volume, il ressort qu’aussi bien les exportations que les importations ont enregistré de fortes baisses durant la même période. Soulignons enfin l’allégement du besoin de financement de l’économie nationale.

L’investissement brut ayant représenté 27% du PIB au lieu de 29,9% durant le même trimestre de l’année précédente, le besoin de financement de l’économie nationale s’est allégé en glissement annuel passant de 4,4% du PIB à 0,1%.

Alain Bouithy


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