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Archive et fiction décoloniales

"Cette fragmentation nonobstant, l’on peut affirmer qu’en son noyau central la critique post-coloniale a pour objet ce qu’on pourrait appeler l’entremêlement des histoires et la concaténation des mondes"
Achille Mbembe


Deux ouvrages parus cette année presque simultanément sont un essai de restauration et de réhabilitation de quelques fragments de l’histoire(s) et de la mémoire(s) de la région du Rif marquée avant le Protectorat espagnol par nombre de « guerres », après, par ce que l’on nomme communément « Evènements » de 1958/59 et « Hirak » entre 2016 et 2019. D’abord, le « roman » intitulé :« L’exilé de Mogador» (Slaiki Akhawaine Editeur, Tanger, 2021) de Mhamed Lachkar. Ensuite, l’essai historique de l’académicienne hispano-franco-américaine, Maria Rosa de Madariaga, intitulé : « Aventures et mésaventures du Caid Hadou Ben Hammou » (Edition, Tifraz-Narif, imprimerie AHamama, Tétouan, 2021). Le premier résonne avec un ensemble littéraire et archiviste qui se déploie depuis une vingtaine d’années, non sans heurts, entre mémoire(s) et Histoire(s). Après une courte expérience carcérale, il publie son témoignage relatif aux « années de plomb » intitulé « Courbis: mon chemin vers la vérité et le pardon» (2010), suivi par « Sur la voie des insoumis» (2015), récit sur les « évènements du Rif » de 1958/1959 et«Cette guerre n’était pas la nôtre »(2018), roman historique sur la «guerre civile» espagnole dans laquelle rifains et jeblis furent enrôlés,«malgré eux». Le second arrive après plusieurs publications sur le Maroc en général et le Rif en particulier dont entre autres : Abd el-Krim El Jatabi. La lucha por la independencia (2009) et Marruecos, ese gran desconocido. Breve historia del Protectorado español (2013). Les deux ouvrages restaurent et réhabilitent une même figure historique et mémorielle : le caïd Hadou Ben Hamou, un proche et influent resté à l’ombre de l’immense légende nommée Abdel-el Karim El-Khattabi. Pour les deux publications, nous focaliserons sur ce qui se joue dans ce que l’on nomme texte (et livre) et autour de lui (seuils : titre, dédicace, entretien, etc.). Là même où s’énonce peut-être à l’insu des deux auteurs une manière de se greffer (ou non) sur le paradigme qu’un ouvrage à quatre mains nomme : Tisser le temps politique au Maroc de Béatrice Hibou et Mohamed Tozy (2020). Entre archive, essai et « romanesque », les deux ouvrages ne peuvent être dissociés de ce qui s’y trame comme paradigme dans et,surtout, hors la « colonie » et ses binarismes encore et toujours actifs, malgré tout, à travers notamment le couple : Siba et Makhzen. Dans le dernier « roman » de Mhamed Lachkar, fruit d’un travail d’archivage et de mise en fiction, les 355 pages peuvent être lues en tant que suite logique d’un continuel et infatigable essai de réhabilitation (Région et Nation) autant que d’auto-réhabilitation (Soi-même, l’Autre). Un essai mené à bien avec une prégnante « présence » médiatique tant en amont (avant publication) qu’en aval (après publication) en formulant, à chaque fois, le besoin (collectif) et le désir (individuel) de vouloir «con» -fondre fictions documentées et/ou témoignages fictifs tel le « roman » journal publié aujourd’hui supposé avoir été tenu par Haddou Ben Hammou, le caïd, longtemps oublié dans la liste de ceux qui accompagnèrent de près l’Emir depuis le début de la résistance en 1921 jusqu’à ce que les archives coloniales nomment la « soumission» en 1926. Premier aviateur de l’armée d’Abdel el-Karim El-Kattabi, négociant, polyglotte, père de famille, le caïd est également celui qui crut un moment en la signature d’un «accord» avec le Maréchal Lyautey au sujet d’une possible «autonomie administrative du Rif»(201). Le leurre même d’une « solution négociée ». Relatant le quotidien et les souvenirs d’avant et d’après ladite « défaite », - celle-ci étant péripéties faites de guerres et d’une série de négociations où le caïd fut plus que fin tacticien et stratège-, le «roman » journal s’énonce d’entrée concomitance entre je personnage, personne, écrivain et auteur. En fait, il s’agit d’un essai de « concaténation » et d’« entremêlement» comme aurait dit Achille Mbembe entre au moins quatre agents narratifs qui, se « con »- fondant presque littéralement, renvoient dès les premières pages au goût (commun) pour les livres, les librairies et la lecture : « Mais tout n’était pas que désolation dans Mogador. Il y avait sa grande plage, couverte de sable fin et avec une superbe vue sur la baie.Il y avait le petit port de pêche avec ses nombreux bars. Il y avait aussi une bibliothèque et quelques librairies où il m’arrivait de temps en temps de passer pour feuilleter quelques ouvrages » (13). Une dédicace fait « intervenir », notons-le, une personne comme le Dr. Omar Khattabi, le cousin de l’Emir lui-même : « A la mémoire de mon ami Dr Omar Khattabi. De là où tu es, je sais qu’à lire ce récit, tu vas me faire tes reproches habituels pour avoir parlé ainsi des tiens, des nôtres. L’important c’est que ma promesse a été tenue. J’espère que tu ne m’en voudrais pas trop » (9). Un énoncé à portée d’évidence préfacielle au sens où il met en évidence, outre la « présence » de la « Grande Histoire », via une « archive » mi-privée mi-publique, le «reproche » qu’aurait pu faire le défunt dédicataire au sujet de la « manière » apparemment « contestable » avec laquelle le dédicateur« agit» au sujet des « siens », la « tribu ». Outre sa polyvalence (aviateur, polyglotte), la singularité du caïd, - un double à peine déguisé de l’écrivain-auteur-, consiste à avancer ceci : « Ce qui m’intrigua le plus, c’était la rapidité avec laquelle l’Emir s’est résigné à mettre bas les armes, à s’avouer vaincu et se soumettre aux français » (331). Le « reproche » ne serait-ce donc pas l’acte d’empathie, sincère, peut-être excessif, cherchant à humaniser et,surtout, à arracher à la « belle légende » les « Grands Hommes » en leur érigeant des tombeaux politiques? Plus loin nous lisons dans la postface:« La flamme de caïd Haddou restera ardente et rayonnante pour toujours, même si sa mort à Mogador en 1950, seulement quelques mois après avoir terminé de vous raconter cette partie du grand roman de sa vie, les autorités coloniales françaises avaient enterré son corps de nuit de façon clandestine à l’intérieur de la vieille coupole de Sidi Mhand Oulakbalt». (353). Ladite réhabilitation et auto-réhabilitation s’avèrent être essai et effort constant visant à contrecarrer une logique coloniale: l’ « immobilité » comme le souligne l’épigraphe puisée dans le célèbre ouvrage de Frantz Fanon : Les Damnés de la terre (1961) où ce dernier appelle à l’urgence d’une « décolonisation de l’histoire» : « L’immobilité à laquelle est condamné le colonisé ne peut être remise en question que si le colonisé décide de mettre un terme à l’histoire de la colonisation, à l’histoire du pillage, pour faire exister l’histoire de la nation, l’histoire de la décolonisation». Tout aussi significatifs sont ici deux autres seuils. D’abord, l’incipit qui, opérant lui-même à l’image d’une dédicace,rend un vibrant hommage à : « L’homme qui après avoir tout fait pour mériter le succès, a succombé, comme le petit pays qu’il avait libéré, victime d’une situation qu’il n’avait pas prévue, l’homme qui est passé comme un brillant météore et qui a rempli son rôle historique en seulement six ans qui lui avaient suffi pour être un des premiers parmi les grands hommes de tous les temps » (11). La longue période d’exil du caïd H.B.H, figure historique et mémorielle «vouée» à une écriture de (sur)soi (l’autre), laisse émerger,surgir un bel et imprévisible fantôme «éclairé» à rebours d’un oubli voire d’une amnésie voulue ou non, entretenue ou non. Le plus décisif ici est que par la « complexité » du caïd porte un démenti cinglant aux préjugés crûment « racistes » justifiant et légitimant tant avant qu’après la mise en place des deux Protectorats. La publication de l’ouvrage de M’Hamed Lachkar, qui paraît, soulignons-le, en même temps que celle de l’essai susmentionné de l’historienne Maria Rosa de Madariaga, prouve, si besoin est, qu’un paradigme historiographique singulier, anonyme et pluriel relatif au Rif est à l’œuvre. Les deux ouvrages se croisent, -hasard ou nécessité historique ?- autour de ce que l’un et l’autre nomment les « biens expropriés ». Le roman parle dès la première page des« biens de la famille confisqués par les autorités du protectorat et le Makhzen » (11) ; l’écrivain, « citoyen associatif » comme il se qualifie lui-même, rappelle dans un entretien avec l’hebdomadaire Tel Quel (2021), la rédaction de la lettre adressée par les héritiers du caïd au Roi Mohammed VI. Cela ne manque d’évidence de croiser l’ouvrage de l’historienne qui souligne le fait qu’«il y aurait encore d'autres familles qui seraient également dans la même situation, ce qui nous semble de toute évidence invraisemblable après tellement d'années" (10). Voici ce qu’elle écrit également dans l’introduction :« Bien que le caïd ne saurait être considéré comme un personnage de premier plan dans l’histoire du Rif, il n’a pour autant moins joué un rôle important dans les événements qui eurent lieu lors de la guerre de libération menée par Abde el-Krim el Khattabi d’abord contre l’Espagne, puis contre l’Espagne et la France ensemble, dans les années vingt du siècle dernier » (11). Mieux, « lieutenant et ministre des affaires étrangères de la République du Rif », le « personnage »,souligne-t-elle, dansla prière d’insérer, est«d’une grande complexité, partagé entre son adhésion à la cause du Rif et ses intérêts personnels». (319). Narrant les méandres d’un parcours dense et contradictoire, - notre caïd fut accusé par moments,souligne-t-elle, de « complicités» avec l’« ennemi»!-, l’historienne se garde d’« entacher » le moins du monde l’ « essentialisme » auquel nous oblige une doxa tant « étrangère » que « locale » dans laquelle la « Région du Rif » et son «Histoire » sont souvent appréhendées telle une exception dérogeant à toute «règle nationale». L’historienne, citant le contrôleur civil à Taourirt, Léon Gabrielli (1924-1926), -nom repris, ici et là, par le roman-journal-, écrit ceci:« L’ancien lieutenant d’Abd-el-Krim (qui) fut donc relâché et put regagner Mogador où il traîna une existence misérable »(121-145) ; le même « contrôleur»finit son récit par ces termes : « Petite grandeur et grande décadence » ( 319 ). Le « Rifain », « devenu loque humaine » (319) est ainsi à l’image de tout « indigène » qui, au regard d’une digne résistance, ne mérite que méprisante considération. Quand bien même publié à l’occasion de ce qui se nomme « Commémoration du Centenaire de la Révolution Rifaine », le livre ne comporte, notons-le, aucune allusion quant aux tenants et aboutissants du « commanditaire » de ladite « célébration » ni dudit « événement » auxquels est consacrée une publication éditée à « Tétouan ». La première page de couverture portait photo occupant les trois quarts, la prière d’insérer, l’introduction disent ensemble et séparément la « complexité du personnage » dans l’absence de distance, de nuances et de modalisation ; la reprise tel quel d’un énoncé comme : « Petite grandeur et grande décadence » !, est le type de commentaire-traitement que Mhamed Lachkar se refuse même de citer tellement il consacre la logique d’«immobilisation/immobilité » chère à la représentation dominante des« colonisés».Cela dit, l’écrivain auteur agit, non sans quelques excès, quant à son adhésion-empathie sans faille à l’ensemble des « succès » et des « tribulations » du nouvel « héros national ». Dans l’ouvrage à quatre mains cité auparavant : Tisser le temps politique au Maroc,Imaginaire de l’Etat à l’âge néo-libéral de Béatrice Hibou et Mohamed Tozy, la liste des dates marquantes de l’histoire du pays, « ouverte » par les Idrissides(789-974), en comporte deux qui sont d’évidence à retenir ici : « Les évènements du Rif » (1957-58) et le « Hirak du Rif et de Jrada » (2016-2019). Deux dates, l’une ayant la préférence du « discours officiel», l’autre relevant d’un paradigme inclusif et additif, clos et ouvert : le propre du «tissage » politique à l’œuvre sur lequel se greffent volontiers d’autres « zones », « régions » ou « villes » en tant que foyers de formes de civisme et de citoyenneté en quête d’elles-mêmes dans un royaume en mouvement. Confinant délibérément ou non son objet (sujet) à une espèce de non - « concaténation » et de non-« emmêlement»(A. Mbembe), l’historienne évite d’intégrer la question au cœur et en marge d’un Etat de droit où « tout est en transition » (Hibou et Tozy, 573). Le choix de la part de l’historienne et de l’éditeur du slogan-label de la première page de couverture : « La commémoration du Centenaire de la Révolution Rifaine (1921-2021)» est ici d’autant moins hasardeux que la « réparation » juridique dont elle semble si soucieuse ne va pas jusqu’à intégrer un de ces vrais contentieux encore en suspens entre les« deux pays voisins »: les désastres sanitaires, dont l’une des traces les plus palpables, est la fréquence du cancer du cavum, causés par les bombardements chimiques menés avec le concours de l’ensemble des puissances impérialistes la veille des deux Protectorats. En dépit de ses propos d’allure généreuse tenus sur les plateaux des chaînes satellitaires espagnoles au sujet de la « monarchie séculaire », le « grand public » continuant, nous rappelle-t-elle, d’«ignorer son voisin proche»,son silence nous semble être plus qu’intriguant à propos de ce qui d’évidence se vit et se meurt dans un Etat-nation s’appuyant sur une des constitutions les plus contemporaines qui, « tout à la fois accroît l’importance des élections et promeut les principes des Constitutions de « troisième génération », consignant de façon explicite les droits sociaux et économiques et, surtout, les questions de gouvernance, de participation et de reddition des comptes». Hibou et Tozy, 577.). La restauration menée par la « voisine » au (du) présent s’opère, on le voit, sans le moindre effort d’intégrer et, encore moins, d’argumenter à partir de la « complexité » du « tissage politique » en cours. Dans son livre, qui restitue aussi « fidèlement » que possible l’archive massivement espagnole et française, l’auteure fait immersion dans une ultime note en bas de page au « présent» de «l’affaire » des dits « biens expropriés » en signalant qu’elle est en contact avec des « amis d’Alhucemas », un « avocat d’Ali, le fils de Haddou ben Hammou, qui se bat toujours pour récupérer les biens de son père » (3). Pareils « arrêt sur image » et « zoom » sur un dossier déjà « entre les mains de la justice »interpelle d’autant plus qu’il passe sous silence d’autres types de « dossiers » méritant une approche politiquement décoloniale tel l’exemple du Sahara qui continue, à lui seul, d’handicaper l’avenir desdites « relations de bon voisinage ». Si M.R de M recourt à un contexte généraliste, une institution comme Archives du Maroc (2007) choisit, elle, notons-le, de mettre en avant un contexte-thème pointu : la « Célébration du Centenaire de la Bataille d’Anoual»; le roman, qui ne comporte aucune mention explicite quant à la double mise en « contexte » (Révolution Rifaine/Bataille d’Anoual), semble conscient de ce qui peut être susceptible d’empêcher le roman-journal de voler de ses propres ailes. D’évidence les deux ouvrages s’accordent sur le besoin d’une réparation juridique à propos desdits« biens confisqués» mais alors que l’historienne se garde de mettre en avant la question dans un contexte spécifique autant l’écrivain épouse une logique participant d’un questionnement autour de toute « commémoration-célébration» où l’effort de restauration des « biens » et/ou des « pertes » longtemps oubliés fait partie de ce qui s’élabore comme histoire(s) et mémoire(s) allant à contre-courant d’un évident effet écran (ombre) que peut être une « Belle Histoire Officielle » en même temps qu’une « Belle Légende Régionale». Voici ce qu’écrit Mhamed Lachkar dans le dernier chapitre de son ouvrage : « Cette guerre qui n’est pas la nôtre » : « Je n’étais même pas certain que la guerre était finie. La guerre ne sera vraiment finie que lorsque le dernier soldat étranger ait quitté notre sol et que notre peuple ait retrouvé sa liberté et sa dignité. Sur le chemin de retour à la maison, je n’avais pas cessé de me demander : qu’avait-elle donc fait cette guerre de ma tête ? M’avait-elle brouillé la vision ? Ou au contraire, m’avait-elle réellement ouvert un troisième œil qui allait me permettre de distinguer l’opacité et la complexité de la vie ? ». Une manière d’ouvrir la voie sur une acception non « arrêtée » du temps où la légitimité du légendaire advient espace (temps) tiers, «troisième œil» pour lequel« vrai» et«fictif » s’assument dans le vécu et l’imaginaire du vivre ensemble liés et, surtout, hors la moindre hiérarchie définitive et exclusive. Sans doute, les deux ouvrages se croisant (croisés) s’éclairent-ils mutuellement en un jeu de contrepoints fertiles et irréductibles : la condition a priori de tout travail de restauration des visages (longtemps sous-exposés, gardés hors champs) et des paysages (longtemps surexposés, brûlés) encore pris sous le poids de manichéismes tels que : Siba vs Makhzen ou encore Monarchisme vs Républicanisme, entretenus, ici et là, délibérément ou non. Le roman-journal et l’essai abordés ici sont en définitive deux « pièces » s’ajoutant à un « édifice » en construction, appelons-le, « musée portatif » d’une région-pays-nation pris dans un devenir inévitablement post-colonial où des biens et/ou des pertes matériels et/ou immatériels quantifiables restent, malgré tout, incommensurables.
Par Abdelkrim Chiguer
Enseignant chercheur - Université Moulay Ismaël

Archive et fiction décoloniales

Abdelkrim Chiguer
Mercredi 1 Septembre 2021

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