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Altair de Souza Maia, expert brésilien en relations internationales


L'attitude du Polisario relève du terrorisme



L’obsession des séparatistes à servir les desseins hégémoniques de l’Algérie Es’inscrit dans un long processus de manœuvres visant à menacer la paix

L'expert brésilien en relations internationales,Altair de Sousa Maia, a mis en avant les derniers développements de la cause nationale, soulignant que les récentes manœuvres stériles du Polisario visent à saper les efforts sérieux du Maroc pour trouver une solution politique à ce différend artificiel. Pour le consultant international, qui a relevé les succès diplomatiques engrangés par le Maroc en faveur de l’intégrité territoriale et de son plan d’autonomie pour les provinces du Sud, le Polisario sert les desseins hégémoniques de son mentor algérien. Dans cette interview, l’ancien professeur à l’Université catholique de Brasilia revient également sur l’ouverture en cascade de consulats étrangers à Dakhla et Laâyoune, ainsi que l’angoisse causée aux adversaires de l’intégrité territoriale du Maroc par la dernière résolution de l’ONU.

Après avoir longtemps fait preuve de retenue, le Maroc a mené une opération pour mettre fin au blocage du poste-frontière d'El Guerguarat et restaurer la libre circulation civile et commerciale. Quelle est, selon vous, la portée de cette opération? L'action légitime des Forces armées Royales, en réponse au banditisme et au terrorisme nourris par le Polisario dans la région, vise à préserver la paix et la dynamique de développement et d’intégration dans toute la région. Les manœuvres et les provocations du Polisario interviennent dans le sillage d’un soutien international croissant à la position du Maroc et ses efforts en vue d’une solution politique négociée, ce qui constitue un malaise pour le groupe armé et son mentor algérien. Les séparatistes se sont livrés à des actions terroristes comme moyen de maintenir une situation belliqueuse, dans l’objectif d’entraver les efforts sérieux du Maroc qui a engrangé plusieurs succès diplomatiques sous la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Le poste-frontière d’El Guerguarat est un passage vital non seulement pour le Maroc et la Mauritanie, mais aussi pour tous les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel. Le Royaume est intervenu après que le Polisario a ignoré tous les appels, notamment du Conseil de sécurité de l'ONU, à libérer le passage et arrêter les harcèlements contre le personnel de la MINURSO.

Le Maroc a opté pour la voie de la sagesse face aux provocations du Polisario. Quelle lecture donnezvous à l'évolution des événements ?
L’obsession du front Polisario à servir les desseins hégémoniques de l’Algérie dans la région n’est pas un fait inédit, car il s’inscrit dans un long processus de manœuvres visant à menacer la paix. Au moment où le plan d'autonomie continue de jouir du soutien de la communauté internationale et du Conseil de sécurité de l’ONU, en tant que solution profitable à toute la région, le Polisario choisit de bloquer un passage commercial qui contribue à l’intégration et au développement en Afrique. Les exactions et les agissements du Polisario, ordonnés par l'Algérie, visent à saper les efforts pour trouver une solution politique basée sur le dialogue comme prônée par le Royaume. Il s'agit bien plus qu'une déclaration de guerre. J’y vois une attitude qui relève du terrorisme.

Plusieurs pays ont ouvert récemment des consulats généraux à Dakhla et Laâyoune, dans un soutien on ne peut plus clair à la marocanité du Sahara et au projet d'autonomie. Quelle est, selon vous, la portée de cette dynamique diplomatique ?
L'ouverture de représentations diplomatiques dans les provinces du Sud est une preuve incontestable du soutien de la communauté internationale au plan d'autonomie proposé par le Maroc. Cela montre que la communauté internationale croit en la capacité du Royaume à résoudre ce différend artificiel par le dialogue, comme souligné par le Conseil de sécurité de l’ONU. Aussi, cette dynamique diplomatique conforte le Maroc dans sa politique de développement des provinces du Sud et de promotion des droits de l’Homme, ainsi que de consolidation de la démocratie. Que doit-on déduire lorsque le Conseil de sécurité de l’ONU souligne la prééminence de l'initiative marocaine d'autonomie et insiste sur l’implication de l’Algérie dans ce différend régional? Il faut souligner d’abord que le soutien de la communauté internationale aux efforts du Maroc et son rejet du séparatisme vont crescendo. Mais la situation dans la région est de plus en plus préoccupante, sur fond des violations flagrantes dans la zone tampon ou encore des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf, sur le territoire algérien. La Marche Verte, dont le Maroc vient de célébrer le 45ème anniversaire, est l’une des manifestations claires de cette communion entre les Sahraouis et le Trône, un attachement reconnu par la communauté internationale, d’où son soutien au plan d’autonomie. La dynamique soutenue au plan multilatéral est aussi un facteur clé, une approche qui a pris de l’élan, à travers notamment le retour du Maroc à l'Union africaine et la contribution significative du Royaume à la facilitation du dialogue libyen.

Dans son dernier discours, S.M le Roi a réaffirmé son engagement à faire des provinces du Sud un moteur de développement régional et continental. Quel avenir entrevoyez-vous pour les provinces du Sud à la lumière des multiples projets structurants qui y sont lancés ?
Le Maroc a su consolider son modèle de développement économique des provinces du Sud, sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Ces progrès économiques sont aussi vus d’un bon œil à l’intérieur comme à l’étranger. Les infrastructures par exemple sont cruciales pour promouvoir l’économie et les échanges commerciaux nationaux et internationaux, et partant améliorer le niveau de vie de la population des provinces du Sud. Dans une lecture plus large, le développement des provinces du Sud pourrait favoriser une meilleure intégration africaine. Le port de Dakhla, par exemple, pourrait devenir la "plaque tournante" du développement et du commerce au niveau de la côte ouest africaine, mais aussi de l’Atlantique, vu sa proximité avec le Nord-est brésilien en l’occurrence.

Libé
Mardi 17 Novembre 2020

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