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Ahmed Chahid : Le Forum international des oasis vise l’aboutissement à une vision de développement intégré




A sa cinquième édition, le Forum international des oasis et du développement durable s’est déjà forgé une réputation parmi les chercheurs, experts et
 intervenants sectoriels
et associatifs.
Le directeur
de la manifestation n’est autre qu’Ahmed Chahid un
passionné du patrimoine
culturel oasien, notamment sa partie immatérielle.
Cet entretien met la lumière sur un événement qui se tient cette année sous le thème “Les oasis face aux défis de la gestion
territoriale”.



Libé : Quelles sont les nouveautés de sont cette cinquième édition ?
Ahmed Chahid : Tout d’abord, un élément est à signaler fortement, pour cette 5-ème édition, à savoir sa coïncidence avec l’anniversaire de la visite historique du regretté Feu Mohammed V à Mhamid El Ghizlane, avec toute la dimension et l’ampleur de cet événement historique. Ensuite, la thématique abordée cette année est d’une importance cruciale dans les programmes de développement. Enfin, la gestion du territoire est capitale pour propulser la région vers des lendemains meilleurs.

Quels sont les objectifs de cette manifestation ?
Le Forum vise à traduire les aspirations des populations oasiennes dans la réalité, à travers l’élaboration des mécanismes de développement durable alternatif, avec la participation de tous les intervenants de la biodiversité et de la diversité culturelle, ainsi que la gestion de la rareté des ressources hydriques.
Le Forum ambitionne également la mise en relief du rôle primordial des oasis marocaines dans l’aménagement du territoire et le développement durable et a également pour objectif la contribution à élaborer une stratégie participative de développement, qui vise la réalisation d’un élan économique responsable, fondé sur les potentialités oasiennes agricoles et culturelles.

Justement, que prévoit le programme de cette édition ?
Nous avons comme d’habitude des conférences plénières avec la participation de plusieurs experts, chercheurs  et intervenants de différents profils et différentes disciplines, question d’aboutir à une mise en synergie des propositions et des visions futures. L’on prévoit aussi des ateliers sur cette thématique principale avec les élus des collectivités locales de la province notamment, puis des excursions pour s’arrêter sur des expériences réussies sur le terrain. Un salon est déjà mis en place pour exposer les produits de terroir et constituer aussi un carrefour des producteurs et toutes les potentialités en relation avec les zones oasiennes. Il y a lieu également de souligner les autres facettes récréatives de cette manifestation, telles que le sport, les arts et les matinées pour enfants.

Qu’en est-il des sujets traités ?
Le programme de cette manifestation comprend également les thématiques relatives à «La migration de la classe laborieuse oasienne», «Les lois traditionnelles  face aux exigences de la modernité», «Les oasis et la gestion territoriale dans les politiques publiques», «La gestion territoriale dans les programmes des collectivités territoriales et les organismes de la coopération nationale et internationale » et « Les initiatives civiles et académiques dans le domaine de la gestion territoriale ».
Les challenges qui seront traités par les experts et chercheurs marocains et étrangers, sont ainsi multiples, et l’on pourrait citer « Les changements climatiques et les retombées négatives sur le mode de vie oasien », « La gestion territoriale et ses impacts sur l’espace oasien », « Le plan Maroc Vert et la mise en place d’une agriculture moderne », ainsi que «Le tourisme, notamment sa composante écologique et culturelle, et ses effets secondaires sur les oasis »…

Vous parlez d’une manifestation d’envergure, dans quel sens ?
D’abord, par le choix de la thématique, puis par les profils des participants qui sont d’une grande valeur scientifique, culturelle et politique, ensuite par la présence de ministres chapeautant des départements essentiels dont les programmes ont certainement un impact sur les zones oasiennes, à savoir les ministres de l’Agriculture, de l’Administration publique, la ministre déléguée chargée du Développement durable, ainsi que le ministre chargé de l’Habitat. De par l’importance des zones oasiennes, en termes de superficie, celles-ci s’étendent de Figuig jusqu’à Tata et Foum Lahcen…

Pourquoi le choix des zones oasiennes en particulier ?
Il va sans dire que les défis frappant de plein fouet le système écologique et culturel de ces zones oasiennes ainsi que les dysfonctionnements affectant les équilibres environnementaux ayant assuré par le passé la continuité du système oasien sont très importants. Il résulte que ces déficiences sont par conséquent considérables : menaces persistantes du système de savoirs et connaissances développées par l’être humain pour une gestion durable ainsi que l’adaptation aux changements climatiques. Nous comptons aboutir ainsi à une vision intégrée pour contourner les défis des politiques sectorielles, unifier et coordonner les efforts de tous les intervenants et mobiliser l’ensemble des parties prenantes.  

Propos recueillis par Mustapha Elouizi
Mardi 27 Février 2018

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