A l'issue du premier procès, le tribunal de grande instance de Paris avait notamment, le 3 avril 2015, condamné Cheb Khaled à restituer à Cheb Rabah les droits d'auteur perçus pour la composition musicale de l'œuvre "Didi", commercialisée à partir de 1991, au titre de son exploitation dans le monde, mais pour une période postérieure à juin 2003 en raison d'une prescription partielle. Il avait également été condamné à verser au plaignant 100.000 euros de dommages et intérêts en réparation de son préjudice moral, et la même somme en réparation des atteintes à son droit moral d'auteur. L'un et l'autre avaient fait appel.
En matière de contrefaçon, celui qui poursuit doit prouver que l'œuvre selon lui contrefaite a été créée avant l'œuvre présentée comme contrefaisante. La Cour d'appel a jugé que Cheb Rabah "ne justifie pas de l'antériorité" de son œuvre sur "Didi". Elle a infirmé la décision des premiers juges, "sans qu'il soit besoin d'apprécier l'originalité de l'œuvre revendiquée ni les ressemblances alléguées avec l'œuvre incriminée". Cheb Khaled, qui demandait la condamnation pour procédure abusive de Cheb Rabah, a été débouté sur ce point.
La chanson "Didi" a connu un grand succès dans les pays arabophones et sur plusieurs continents, notamment en Europe où il est entré dans le haut des hit parades en France, en Belgique et en Espagne, ainsi qu'en Asie. La chanson a également été utilisée dans un film de Bollywood et a été jouée lors de la cérémonie d'ouverture de la coupe du monde de football en Afrique du Sud en 2010.










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