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​No, you can’t




​No, you can’t
Obama est passé par là. La vérité, c’est qu’il devait être à des milliers de kilomètres de la ville ocre, vaquant assurément à ses occupations, loin des menus soucis de ce qui s’appelle la jeunesse du PJD dont il ne soupçonne même pas l’existence.
C’est dans ce genre de rencontres qu’un certain Benkirane se lâche et se laisse aller vers ces inepties et ces incohérences qui font…sa force ( !)
Qu’il s’oublie de la sorte, qu’il s’emmêle les pinceaux et mélange les casquettes,  on en a trop l’habitude. Tant il est vrai qu’il a toujours du mal à se prendre au sérieux dans son rôle de chef de gouvernement.
Alors qu’il est censé donner l’exemple, Benkirane, une fois de plus, s’est lancé dans une campagne électorale précoce, racontant  ses épopées… et vantant ses réalisations chimériques.
Encore heureux qu’il ne soit pas allé jusqu’à dire que si le Maroc existe, c’est bien grâce à lui et à son PJD de parti. Mais c’est tout comme.
Il a ressorti ce refrain aussi lancinant que fantasmagorique qui veut que s’il y a stabilité et sécurité au Maroc, c’est grâce à lui et à sa tribu poussant le culot jusqu’à poser une question vide de sens : « Où étaient ceux-là quand il était question de défendre les institutions du pays ? ». «Ceux-là » ce sont bien sûr ceux qui ne sont pas de son bord.  Et là l’origine de cette menace qui avait germé dans sa tête et qui visait les institutions, devait venir de ce qu’il appelle « Le Printemps arabe » et le « 20 Février ». Le raccourci à la Benkirane est là.  Si les institutions l’ont échappé belle, c’est grâce à ladite tribu.
En attendant, il y a une autre question qui s’impose. Rien à voir avec la sienne. «Où étaient Benkirane et ses ouailles quand les vrais militantes et militants donnaient de leur sang et de leur vie pour  l’édification d’un Maroc digne quand dire son avis, rouspéter ou manifester exposait à tous les dangers ? ».
Faisant dans ses divagations chroniques et ses contradictions habituelles, il cite sans raison la monarchie, avant de bifurquer du côté  des élections pour bomber le torse et promettre aux siens une victoire plus que sûre et certaine.
« We can », a-t-il annoncé. Entre le we can plagié…et celui original, il y a tout un monde.
 Ce n’est pas sans nous rappeler le chantage auquel avaient eu recours ces gens-là lors des précédentes échéances. « Si nous ne remportons pas les prochaines élections, avaient-ils alors osé, nous descendrons dans la rue ». Drôle de sens de la démocratie dont peuvent s’enorgueillir ces faiseurs de la stabilité et de la sécurité.

Libé
Mardi 28 Juillet 2015

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