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​Mahmoud Abbas envisage de tenir à l’écart le Hamas d’un nouveau gouvernement

Tentative peu fructueuse de la diplomatie française de relancer un projet de paix moribond




​Mahmoud Abbas envisage de tenir à l’écart le Hamas  d’un nouveau gouvernement
 Le président palestinien Mahmoud Abbas a dit dimanche au ministre français des Affaires étrangères que les membres du nouveau gouvernement palestinien qui pourrait être formé prochainement devraient reconnaître Israël, a rapporté Laurent Fabius, ce qui exclut de fait le Hamas.
L'avenir du gouvernement d'union palestinien devait se décider hier lundi lors d'une réunion prévue du comité exécutif de l'OLP, direction palestinienne collégiale et resserrée.
Le président Abbas aurait souhaité remplacer ce gouvernement composé de technocrates soutenus par le Fatah et le Hamas, mais non-affiliés officiellement aux deux principaux mouvements palestiniens, par un gouvernement de politiques.
Abbas tirerait ainsi les conséquences des dissensions palestiniennes et de l'incapacité du gouvernement actuel à exercer son autorité dans la Bande de Gaza, où le Hamas ne donne aucun signe de vouloir céder le pouvoir. 
Surtout, Abbas s'alarmerait des contacts indirects que le Hamas, court-circuitant l'Autorité palestinienne, aurait avec Israël pour tenter de conclure une trêve durable dans la Bande de Gaza.
La formation d'un nouveau gouvernement pose la question de la place qui y serait faite au Hamas, considéré comme une organisation terroriste par l'Union européenne, les Etats-Unis ou Israël.
"Le président Abbas m'a dit qu'il essayait de construire un gouvernement d'union nationale, donc la question (des relations avec ce gouvernement) peut se poser", a dit le chef de la diplomatie française lors d'une conférence de presse à Jérusalem après avoir rencontré Abbas plus tôt à Ramallah.
"Il m'a précisé que dans ce gouvernement d'union nationale ne pourraient siéger que des femmes et des hommes qui reconnaissent Israël, qui renoncent à la violence et qui sont en accord avec les principes du quartette" pour le Proche-Orient (Nations unies, Union européenne, Etats-Unis et Russie), a dit M. Fabius. "Et ça nous convient parfaitement", a ajouté Fabius, rappelant que la France n'avait pas de contact avec le Hamas.
L'adhésion à ces principes exclut de facto le Hamas en tant qu'entité. Cela n'exclut pas en revanche la participation de membres du Hamas qui adhéreraient à titre individuel à ces principes, souligne-t-on de source diplomatique.
La France doit s'attendre à l'opposition farouche d'Israël pour son projet de relancer l'effort international de paix moribond entre Israéliens et Palestiniens, a prévenu en termes vigoureux le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dimanche.
Netanyahu n'a même pas attendu de rencontrer le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius dans l'après-midi à Jérusalem pour dire - ou redire - le fond de sa pensée et assimiler en langage peu diplomatique des projets comme celui de la France à des "diktats". "Le seul moyen de parvenir à un accord, c'est à travers des négociations bilatérales et nous rejetterons avec force toute tentative qui viserait à nous imposer des diktats internationaux".

Mardi 23 Juin 2015

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