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​Le Maroc accuse un grand retard dans le domaine de la greffe de la cornée

Plus de 95% de ses besoins viennent des banques des yeux étrangères




​Le Maroc accuse un grand retard dans le domaine de la greffe de la cornée
Le Maroc importe plus de 95% de ses besoins en cornées des banques des yeux étrangères, a affirmé, vendredi à Marrakech, le président de la Société marocaine de chirurgie réfractive et d'implantologie (SAMIR), Pr. Mouhcine El Bekkali.
"Le nombre de donneurs marocains de cornées ne dépasse guère 5 à 10 personnes annuellement, alors que le nombre d'opérations de greffe de cornée atteint, quant à lui, 400 à 500 chaque année. Le Maroc se trouve dans ce cas, dans l'obligation d'importer plus de 95% de ses besoins en cornées de banques des yeux étrangères", a-t-il indiqué dans une déclaration à la MAP à l'occasion du 10ème Congrès national de la SAMIR (Marrakech 04-06 juin).
Ces données démontrent que le Maroc accuse un grand retard dans le domaine de la greffe de la cornée par rapport aux pays du Maghreb et de l'Europe, sachant que le Royaume a mis en place la plus ancienne banque des yeux (dans les années 40) aux niveaux maghrébin, islamique et africain pour promouvoir le don de cornée au Maroc, a-t-il noté.
La situation du don de cornée n'est pas à la hauteur des attentes, et "n'honore pas le Maroc" étant donné que la banque des yeux au Maroc connaît de nombreuses difficultés et accuse un manque flagrant en quantité suffisante de cornées, a-t-il déploré. 
M. El Bekkali a estimé que le nombre de prélèvements de cornée sur des donneurs au Maroc demeure en deçà des attentes comparativement, par exemple, à la Tunisie où 1.000 greffes de cornée sont pratiquées annuellement, dont 50 proviennent de banques des yeux nationales, et la France où 9.000 prélèvements de cornée sont pratiqués annuellement.
Il a relevé que cette situation lamentable a des impacts sur la durée d'attente des patients désireux d'effectuer cette greffe ainsi que sur le coût de cette greffe vu que de larges franges de société, n'ayant pas de couverture sociale, se trouvent dans l'incapacité de subvenir aux frais de cette opération (environ 30.000 DH).
Dans ce contexte, il a appelé à revoir la nomenclature des actes professionnels et médicaux, qui doit accompagner les dernières avancées technologiques dans le domaine. M. El Bekkali a, par ailleurs, reconnu que l'ophtalmologie reste une spécialité très développée au Maroc, que ce soit dans le secteur universitaire ou privé avec plus de 1.000 ophtalmologues dotés d'une grande expérience.
Il a appelé à la conjugaison des efforts de tous les intervenants (oulémas, responsables du ministère de la Santé et société civile) pour consacrer la culture du don de cornée dans la société.

Mardi 9 Juin 2015

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