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​La barre des 16 millions de cas franchie : La Corée du Nord en alerte




​La barre des 16 millions de cas franchie :  La Corée du Nord en alerte
La barre des 16 millions de cas du nouveau coronavirus a été franchie dimanche au niveau planétaire, dont plus de la moitié sur le continent américain, tandis que la Corée du Nord se plaçait en état d'"urgence maximale" après l'annonce d'un premier cas suspecté.
Le rythme de la pandémie continue de s'accélérer dans le monde, avec plus de 5 millions de nouveaux cas détectés depuis le 1er juillet, soit plus d'un tiers des cas de Covid-19 déclarés depuis le début de la pandémie.
Selon un comptage réalisé par l'AFP à partir de sources officielles dimanche à 5h10 GMT, au moins 16.050.223 cas, dont 645.184 décès, ont été déclarés.
La pandémie gagne de nouveaux pays, comme la Corée du Nord, qui jusqu'à présent se disait épargnée par le virus. "On dirait que le vicieux virus est entré dans le pays", a déclaré le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, cité dimanche par l'agence officielle KCNA.
Il a convoqué une réunion d'urgence du bureau politique du parti au pouvoir pour adopter "des mesures d'urgence maximale" afin de contenir la propagation du virus dans ce pays hermétique.
La personne soupçonnée est "rentrée le 19 juillet après avoir franchi illégalement la ligne de démarcation" avec la Corée du Sud, selon KCNA. Elle a été placée en quarantaine et toutes les personnes qui sont entrées en contact avec elle dans la ville frontalière de Kaesong, placée en "confinement total", font l'objet d'une "enquête approfondie".
"Aucun pays n'est épargné", avait souligné samedi l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ajoutant que cette augmentation est due à une transmission élevée dans les zones à forte concentration de population comme sur le continent américain et en Asie du Sud.
Les Etats-Unis sont le pays le plus endeuillé avec 4.178.021 de cas et 146.460 décès. Après une amélioration vers la fin du printemps, ils voient depuis plusieurs semaines l'épidémie repartir à la hausse, notamment dans le sud et l'ouest du pays.
Dans les pays qui avaient réussi à endiguer le virus, les chiffres repartent à la hausse.
L'Australie a connu son jour le plus meurtrier dimanche, avec dix décès et une augmentation des cas malgré des mesures sévères de confinement.
Le bilan des morts s'est ainsi élevé à 155 et l'Etat du Victoria, dans le sud-est, a fait état de plus de 450 nouvelles infections au cours des dernières 24 heures.
La Corée du Sud a également signalé samedi une recrudescence des cas, enregistrant son bilan le plus élevé en près de quatre mois avec 113 nouveaux cas, dont 86 personnes arrivées de l'étranger. Sans imposer de confinement mais avec une stratégie très poussée de tests et de traçage des contacts des personnes contaminées, les autorités sud-coréennes étaient pourtant parvenues à maîtriser la situation.
Au Chili, le ministère de la Santé a annoncé samedi que le nombre de morts liés au coronavirus dépassait désormais les 13.000. En France, la circulation virale est en "nette augmentation", selon les autorités sanitaires.
D'autres pays ou régions d'Europe ont renforcé les contrôles des voyageurs et généralisé le port du masque de protection, comme l'Angleterre.
Le gouvernement britannique a en outre annoncé que les passagers arrivant d'Espagne au Royaume-Uni devront se soumettre à une quatorzaine à l'isolement à partir de dimanche, prenant apparemment de court son propre ministre des Transports, qui s'y trouve actuellement en vacances
En Amérique latine, les annulations de festivités et d'événements sportifs se multiplient.
La traditionnelle fête de fin d'année à Rio de Janeiro, qui rassemble des millions de spectateurs sur la plage de Copacabana pour admirer les feux d'artifice, a été annulée, et Sao Paulo a reporté sine die son carnaval.
Le Brésil, deuxième pays le plus touché par la pandémie après les Etats-Unis avec quelque 2,3 millions de cas, a enregistré samedi plus de 1.200 nouveaux cas, portant le bilan des morts à plus de 86.000.
Le Panama a renoncé à organiser la Coupe du monde féminine de football des moins de 20 ans, qui devait avoir lieu début 2021, ainsi que les Jeux sportifs d'Amérique centrale et des Caraïbes de 2022.
Toujours au Panama, un pilote colombien dont la compagnie est victime de l'effondrement du transport aérien s'occupe en fabriquant et vendant des petits pains.
"Avec la pandémie, je devenais fou à ne rien faire à la maison. J'étais en colère, frustré", explique ce pilote devenu boulanger de fortune, Juan Salazar.
En Inde, les entreprises peinent à faire revenir les millions de travailleurs originaires des régions les plus pauvres, repartis chez eux en raison de la crise provoquée par le coronavirus.
Au Japon, un match du championnat de football (J-League) a été reporté dimanche à la suite de découverte de cas de coronavirus dans l'effectif d'une des deux équipes, une première depuis la reprise de la compétition au début du mois.

​Bolsonaro désormais négatif

Souriant, le pouce levé, tenant à la main une boite d'hydroxychloroquine: le président brésilien Jair Bolsonaro a annoncé samedi sur Twitter avoir été testé négatif au nouveau coronavirus, plus de deux semaines après un diagnostic positif.
"RT-PCR pour SARS-CoV 2: négatif. Bonne journée à tous", a-t-il écrit, après avoir subi un nouveau test.
Après cette annonce, il s'est promené à moto dans les rues de Brasilia et s'est rendu dans divers endroits commerçants, provoquant des attroupements de sympathisants venus à sa rencontre pour le saluer, ont indiqué des radios locales.
"Je n'ai rien ressenti, même pas au début; si je n'avais pas fait le test je ne me serais jamais rendu compte que j'avais été infecté par le virus", a-t-il expliqué à ses partisans, selon des vidéos diffusées par les médias.
Le dirigeant d'extrême droite, âgé de 65, avait affirmé à plusieurs reprises avoir vu son état de santé s'améliorer grâce à l'hydroxychloroquine. La semaine dernière, il avait même brandi une boîte de ce médicament devant ses partisans massés à la sortie du palais présidentiel d'Alvorada à Brasilia.
Malgré la promotion publique et constante qu'il a fait de traitement - à l'instar de son homologue américain Donald Trump - l'hydroxychloroquine a été jugée inefficace et dans certains cas dangereuse face au Covid-19 par plusieurs études scientifiques, dont la dernière en date a été rendue publique jeudi au Brésil.
Menée dans 55 hôpitaux du pays, cet essai clinique publié par le New England Journal of Medicine visait à établir si ce médicament controversé, combiné ou non à l'antibiotique azithromycine, pouvait améliorer l'état des patients atteints d'une forme légère ou modérée du Covid-19.
Jair Bolsonaro a souvent minimisé la gravité de la pandémie en la qualifiant de "grippette". Dans les 14 jours précédent son diagnostic positif le 7 juillet, soit le temps d'incubation estimé du virus, il a été en contact avec des centaines de personnes et des photos publiées sur les réseaux sociaux le montraient souvent sans masque, voire serrant la main de personnalités politiques ou de partisans.

Lundi 27 Juillet 2020

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