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​Affaiblie, l'armée syrienne a recourt de plus en plus au largage de barils d’explosifs

Le Front Al-Nosra juge le califat de l'Etat islamique "illégitime"




​Affaiblie, l'armée syrienne a recourt de plus en plus au largage de barils d’explosifs
En Syrie, pays ravagé par la guerre depuis 2011, l'EI a poursuivi son offensive sur la ville de Hassaké (nord-est) où il a fait exploser au moins cinq voitures piégées, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). Les jihadistes sont "aux portes de Hassaké", a précisé l'ONG ajoutant que les combats acharnés qui s'y déroulent depuis le 30 mai avaient fait de nombreux morts dans les deux camps: 27 du côté gouvernemental et 26 jihadistes. La chute de cette ville donnerait au groupe EI le contrôle d'un deuxième chef-lieu de province après Raqa (nord) l'an dernier.  Affaiblie, l'armée recourt de plus en plus aux attaques par hélicoptère avec largage de barils explosifs sur les zones rebelles. Au moins 37 personnes, dont dix enfants, ont été tués dans des attaques dans le nord du pays, a précisé l'ONG.
Par ailleurs, Human Rights Watch a affirmé avoir "des preuves solides" que le régime a largué des barils de gaz toxiques dans le nord du pays.
Le chef du Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda, a affirmé mercredi soir que le califat que veut instaurer son rival, le groupe Etat islamique (EI), était "illégitime" et assuré qu'une réconciliation entre les deux formations jihadistes n'était pas d'actualité.
Le Front Al-Nosra a enregistré récemment plusieurs victoires notables sur les forces gouvernementales dans la province d'Idlib (nord-ouest). Son chef a assuré que 30% de ses membres étaient des étrangers, parmi lesquels "un petit nombre d'Américains".
La rivalité entre les deux mouvements s'est aggravée après que l'EI eut annoncé en juin 2014 sa volonté d'instaurer un califat s'étendant sur la Syrie et l'Irak.
"Il n'y a pas de signe d'une solution entre nous pour le moment", a-t-il assuré, en estimant que la rivalité avec l'EI avait permis au régime du président syrien Bachar al-Assad de "prospérer".
Les combattants de l'EI "ne se sont pas conformés aux ordres que nous avions (...), entre autres de ne pas provoquer d'explosions sur les marchés ou de ne pas tuer de gens dans les mosquées", a-t-il dit. Il a également accusé l'Etat islamique de "ne pas combattre sérieusement le régime" du président Assad.

Vendredi 5 Juin 2015

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