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​“Idir l’éternel” Biographie d’une légende de la chanson kabyle




“Idir l’éternel”, premier récit biographique sur la vie de l’icône de la chanson kabyle, coécrit par les journalistes algériens Amer Ouali et Saïd Kaced, a été publié récemment, deux mois après la disparition de l’artiste en mai dernier à l’âge de 71 ans, rapporte l’Agence de presse algérienne, APS. 
Paru aux éditions Koukou, cet ouvrage revient en 159 pages sur la vie et le parcours artistique d’un des ambassadeurs de la musique algérienne d’expression amazighe et dont les chansons ont parcouru le monde entier. “Idir l’éternel”, travail journalistique visant à contribuer à faire connaître le parcours de l’artiste, se base sur des témoignages recueillis auprès des proches du chanteur et de ses amis en plus d’articles de presse, d’interviews et émissions de radio et de télévision, souligne la même source.
Dans sa préface, le romancier Yasmina Khadra évoque sa première rencontre avec Idir au début des années 70 à l’Ecole des cadets de la révolution de Koléa où le chanteur Idir effectuait son service militaire. Cinquante ans plus tard, Yasmina Khadra se souvient encore d’un concours de chant organisé par la direction de cette école sous la direction d’Idir, de son vrai nom Hamid Cheriet. Il garde d’Idir, le souvenir d’un ‘’artiste hors-norme, d’un géant humble et généreux” et d’un ami.
Pour sa part, Azouz Hachelaf, chanteur et compagnon de route d’Idir, estime dans sa présentation que cet ouvrage, solidement documenté, met en évidence les points de passage essentiel de l’artiste qui a porté la voix des ancêtres dans les quatre coins du monde.
Présentée dans un style journalistique, la biographie revient sur le parcours de l’artiste en s’attardant sur les moments phares ayant marqué son chemin vers la célébrité. De son enfance, vécue dans son village natal d’Ath Lahcen (Tizi Ouzou-Algérie) jusqu’aux bancs de l’Université d’Alger, où il a suivi des études en géologie dans les années 70, en passant par le collège où il s’initie à la guitare et à la flûte, le récit retrace la jeunesse d’Idir. A Alger où son père tenait un magasin de souvenirs, le jeune Hamid assistait aux cours de langue et culture berbères, donnés par l’écrivain et universitaire Mouloud Mammeri (1917-1989). 
Les auteurs racontent le rapport du chanteur à l’exil et au déracinement, sa condition d’immigré qui a quitté l’Algérie en 1975, son engagement avec l’Association culturelle berbère, sa lutte contre le ‘’piège du folklore’’ pour trouver une manière esthétique d’attirer les jeunes vers le patrimoine musical. Décrit comme un artiste “humble” et “généreux”, Idir avait également accompagné de nouvelles figures de la scène dans la production de leurs disques, à l’exemple d’Abdelkader Meksa et El Ghazi.
L’ouvrage fait référence aux idées de l’artiste sur certaines questions notamment l’identité, la vie politique, la liberté de conscience et l’universalité. La biographie propose aussi des textes choisis de l’interprète de “Va Inouva” et de “Ssendu”, décédé le 2 mai dernier à Paris où il est enterré.

Mercredi 29 Juillet 2020

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