​Les locaux de la Minurso à Tifariti sabotés par le Polisario

Exacerbation des intimidations séparatistes


Ahmadou El-Katab
Lundi 2 Octobre 2017

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La Minurso a été victime d’un acte de sabotage dans la localité de Tifariti, décrétée «zone tampon» par l’ONU en vertu de l’accord de cessez-le-feu signé le 6 novembre 1996. «Un câble électrique alimentant la pompe à eau installée au niveau d’un puits desservant le poste d’observation de la Minurso dans  la localité de Tifariti, et permettant de satisfaire les besoins en cette denrée rare de civils sahraouis établis dans cette zone, a été endommagé le 14 septembre par des inconnus», a indiqué la Minurso.
«L’électricien, affecté à ce poste, a confirmé qu’il s’agit d’un acte intentionnel de sabotage du fait que l’auteur de ce forfait a sectionné intentionnellement ledit câble», rapporte la mission onusienne.
Cet acte de sabotage remet à l’index le front Polisario, qui a multiplié dernièrement ses charges contre la Minurso à laquelle il tente d’attribuer ses échecs en vain. En effet, il  l’accuse d’avoir failli dans sa mission visant à mettre en application le soi-disant «référendum d’autodétermination ». Qualifié d’«irréaliste» et d’«irréalisable» par l’ancien émissaire de l’ONU, le Néerlandais Peter van Walsum, ce référendum n’est mentionné nulle part dans la résolution 2351 du Conseil de sécurité. 
Il faut souligner que ce n’est pas la première fois que la Minurso est visée par le Polisario, qui ne veut pas de la présence de cette mission dans la zone. Elle  avait déjà fait l’objet de menaces de la part d’un ancien dirigeant du Polisario, en l’occurrence Adnan Abou Walid Al-Sahraoui qui figure parmi les 1.500 Sahraouis revenus du Mali
L’acte de sabotage dont la Minurso a été victime s’inscrit dans le cadre d’une stratégie d’intimidation qui s’est exacerbée depuis le retrait humiliant des éléments armés du Polisario fin avril dernier de la région de Guerguerat.
 

Ahmadou El-Katab
Lundi 2 Octobre 2017
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