​Le PJD fait dans la diffamation et la victimisation

Le parti de Benkirane fait peu de cas de la Justice


M.T
Jeudi 12 Mars 2015

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 Le 7 décembre 2014, l’ex-ministre d’Etat, et dirigeant pjdiste de premier plan, Abdellah Baha, est mort dans un accident ferroviaire survenu sur la ligne reliant Casablanca et Rabat. L’enquête diligentée par El Hassan Matar, procureur général du Roi près la Cour d’appel de Casablanca avait conclu que son décès n’était pas suspicieux et décidé de classer l’affaire. 
Tout le monde croyait que le dossier était clos. Mais l’intervention du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane lors d’un meeting tenu  la semaine dernière à Dcheira, a relancé la polémique puisqu’il a laissé entendre que l’ex-ministre d’Etat avait été assassiné. « Nous savons lire les messages mais ne voulons pas révéler les choses. Et si Baha est mort, nous sommes prêts, également, à mourir pour Dieu », a-t-il dit.
Mais ce qui a enfoncé encore le clou, c’est la déclaration incendiaire d’un autre membre dirigeant du PJD, à savoir Mhamed El Hilali, qui a accusé ouvertement sur sa page Facebook Hamid Chabat, secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, d’être le premier responsable de la mort de Baha. 
Pareilles déclarations des dirigeants du PJD ont été qualifiées d’«irresponsables » par Adil Benhamza, porte-parole du parti de la Balance.
Il a, par ailleurs, dénoncé l’instrumentalisation du décès de Baha à des fins électoralistes ; lequel parti a adressé, au début de cette semaine, une question écrite au ministre de la Justice et des Libertés lui demandant de procéder à l’ouverture d’une nouvelle enquête sur les circonstances de la mort de Baha. « Nous voulons que la lumière soit jetée sur cette affaire pour éviter les amalgames », nous a-t-il affirmé. 

M.T
Jeudi 12 Mars 2015
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